01/12/2010

Sorties Décembre 2010

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01/11/2010

Sorties Novembre 2010

Dimanche 28/11/2010 : Les photos de la sortie
Par Jean-Louis Van Obbergen

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Il gèle, Renaud est revenu après une longue absence et toujours sans gand.

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Freddy vient d'arriver.

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Pietro se prépare.

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Vendredi 26/11/2010 : La Fête du Club 2010

Encore une fois la fête fut un succès. Isabelle et Freddy ont organisé la fête d'une main de maître. Ils ont été aidés d'Isoline, Ornella, Myriam, Daniel et sa famille et de Pietro pour la préparation du repas. Une petite quarantaine d'invités étaient présents pour participer au banquet Tapas, Moules-Frites, fromages accompagnés de délicieux vins espagnols.

Les photos de la fête:

Lien vers l'album photos et Lien vers le diaporama

                                                                                                                                                                          

Samedi 20/11/2010 : Nos premières flèches
Par Alain Darville

Cette année nous inaugurons les flèches de Belgique. Voir le document officiel.

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Cliquer pour agrandir



Pietro voudrait, comme il y a de moins de moins de brevets organisés dans les environs de Bruxelles et que Paris-Brest approche, faire quelques flèches de Belgique pour parfaire l’entraînement.

Ce samedi nous allons faire Bruxelles (Anderlecht) – Stekene (la 1ère flèche) et Stekene – Bruxelles (Anderlecht) (la 2ème flèche). Cela fera 126 km aller-retour. Naturellement le tracé sera suivi via GPS. Pour ne pas faire trop monotone le chemin pour revenir sera différent du chemin pour aller. Il fait beau, pas trop de vent et comme c’est le mois de novembre il n’y a que 4° au départ. Jean-Louis a aussi son GPS avec la même trace que moi (heureusement). De temps en temps son GPS a des tendances à devenir une girouette et le syndrome de Barcelone le reprend.  

Au départ, nous sommes six : Pietro, Jean-Louis, Gabriel, Freddy, Daniel et moi.

Faire 126 km avec l’entraînement qui a quelques tendances a se raréfier, c’est peut-être un peu présomptueux, mais comme c’est presque tout plat, cela ne devrait pas poser de problème.

Le rythme du départ est assez soutenu et Daniel s’accroche comme il peut. Son cardio-fréquence mètre est souvent dans le rouge. En fait le visage de Daniel suit le rythme de son appareil. D’abord rouge ensuite il vire au mauve à Stekene et enfin il finit cramoisi à Asse. Il a essayé de nous suivre le plus longtemps possible, mais à force de trop en demander, le moteur a fait boum. Mais il a du mérite de se lancer dans de telles aventures avec les 5 autres fous. Des fous qui ont été très raisonnables. Je n’ai que 25 km/h de moyenne au compteur sur un parcours plat.

Gabriel et là. Nous allons parfaire son éducation de la Belgique et essayer de lui montrer les points intéressants sur le parcours (encore faut-il que nous les connaissions nous-même).

Le début et la fin du parcours reprennent les routes de notre brevet A. Avec quelques raccourcis pour ne pas faire trop de kilomètres juste pour le plaisir de les faire. C’est donc direction Ternat et Dendermonde que nous partons, avec le passage de l’Escaut pour aborder un territoire inconnu, avec des passages à Wassmunster, Sinaai et enfin Stekene. Stekene, qu’est-ce qu’il peut bien y avoir à Stekene pour qu’une flèche y arrive. Et bien je ne sais pas, c’est une petite ville comme les autres. Wikipedia ne dit que ceci : «Stekene est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre-Orientale » et aussi Superficie : 44,80 km – Surface agricole : 55,81 % – Bois : 16,48 % – Terrains bâtis : 24,33 % – Divers : 3,38 % et enfin Population : 17096. C’est tout.

Nous repartons donc vers Saint-Nicolas où nous nous arrêtons pour nous reposer un peu. Daniel en a bien besoin mais il garde le moral. Ensuite c’est direction Temse et puis nous longeons l’Escaut pour nous arrêter à Sint-Amand devant le tombeau  d’Emile Verhaeren (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Verhaeren).

Le poète Émile Verhaeren, grand amoureux de l'Escaut et de son village natal écrivit :

Je suis né là-bas, dans les brumes de Flandres,
En ce petit village où les murs goudronnés
Abritent les marins pauvres mais obstinés
Sous les cieux d'ouragan, de fumée et de cendres.

 

Ensuite, c’est direction Merchtem et Asse où nous perdons Jean-Louis et Daniel qui suivent le chemin qu’indique le GPS de Jean-Louis. J’espère qu’ils ne sont pas arrivés au Pôle Nord.

Finalement, c’est première double flèche est une réussite et c’est une expérience qu’il faudra réessayer un de ces week-ends.

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Pietro et Alain au passage de Dendermonde

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L'arrivée à Stekene

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Saint-Nicolas nous attend à Saint-Nicolas: Alain, Daniel, Freddy, Pietro et Gabriel

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Les mêmes, sauf Jean-Louis qui a pris la place de Daniel

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Les mêmes sauf Jean-Louis qui a pris la place d'Alain et de Daniel qui est revenu.(ouf)

Photo 0124.jpgVue sur l'Hôtel de Ville de Saint-Nicolas

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Daniel lors du passage de l'Escaut à Temse.

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Freddy.

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Jean-Louis

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L'escaut

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Vue de Temse

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Le tombeau d'Emile Verhaeren et de sa femme.

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Freddy qui fait semblant d'être fatigué.

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Dimanche 14/11/2010 : Terrains inondés, match pas du tout remis
Par Guy Godfrind

Présent ce matin à 8h45, à part la pluie, il n'avait pas grand monde pour la sortie dominicale.

Je apprêtais à affronter les éléments (pas trop méchants) quand Eric s'est amené, je lui ai signalé que je partais sur le 60 km. (flèches A) .Malgré une cadence infernale, il me rejoignait à Ternat. Nous avons passé une matinée agréable ni trop humide ni trop venteuse, par contre la route nous a réservé quelques surprises :

A Essene, route inondée, le petit ruisseau sous le bâtiment avant le feu rouge s'est transformé en torrent de montagne. Voir cette inondation en réalité et pas à la Télé donne froid dans le dos. Voir les gens en bottes, armés de pelles et raclettes, lutter contre les éléments alors que l'on ne soupçonnait pas que leurs maisons risquaient d'être inondées.

Dernier frison à l'écluse d'Anderlecht, l'eau dévale de la plus haute porte de l'écluse et en aval de l'écluse le canal s'est transformé en un fleuve impétueux.

65 km. de plaisir !!!

                                                                                                                                                                           

Jeudi 11/11/2010 : Nous avons bravé l'avis de tempête
Par Pietro Sirigu 

Nous n'avons pas l'habitude de rouler en pleine semaine mais puisque c'est un jour férié autant en profiter.

La météo annonce des rafales de vents et de la pluie mais ce matin à 09h00 il fait bien sec.

La pluie visiblement arrivera plus tard...et le vent commence à s'installer.

Pour éviter la pluie et le vent, nous décidons de rouler le même tour que dimanche passé soit 60 km. En fait, nous espérons rentrer avant le déchaînement de la météo.

Nous sommes cinq au départ soit Marc, Gabriel, Jean Louis, Eric et moi : déjà Marc fait la moue en nous voyant et espère..... tenir 30 km.

Nous savons tous que nous n'avons pas intérêt à flâner en cours de route histoire de rentrer au sec. De ce fait l'allure sera toujours assez soutenue et Marc fera l'élastique dès le début. Marc a beaucoup de mérite et un.....peu d'inconscience car il revient d'une semaine de vacances en Espagne sans vélo.

Finalement, il tiendra +/- 20 km avant que nous ne l'abandonnions lâchement.

Grâce à l'allure soutenue et régulière ainsi qu'à l'excellente entente dans la prise de relais nous arrivons en bordure de Asse avec une moyenne de 30,5 km/h malgré un vent de force moyenne.

Malheureusement vers 10 h00, le vent forcit de façon importante et notre allure s'en ressent. Nous prenons notre mal en patience en diminuant notre vitesse (involontaire !!!) car il est inutile de s'exciter face à Eole.

Par un accord tacite, nous roulons de concert, chacun prenant sa part de relais pour finalement rentrer à quatre.

Nous sommes finalement rentrés au sec (28,65 km/h) et à temps car le vent commençait à devenir dangereusement tempétueux.


                                                                                                                                                                                                                              

Dimanche 07/11/2011 : Un petit tour sur routes sèches

Par Alain Darville

Ce dimanche nous avons rendez-vous pour une de nos sorties hivernales classiques. Un petit 60 km mené tambours battants en tout  juste 2 heures. Heureusement il faisait beau, la route était sèche et pour une fois la météo annoncée était bien pire que la réalité.

Daniel est parti faire son tour de son côté en solitaire, puisque son copain Dan n’est pas là. Il forme le groupe B1. Guy fait la même chose de son côté formant le groupe B2. Jos ne met pas longtemps (la première côte) avant de décider de former le groupe B3. Je me demande parfois si ceux qui forment ces groupes, se regroupaient, ils pourraient former via l’équation suivante : B1 + B2 + B3 = B, le groupe B. Mais ça a l’air compliqué à mettre en œuvre.

Le groupe A, lui est formé de Gabriel, Jean-Louis, Eric, Freddy, Pietro et moi. Bien que j’aie tendance (mais bien involontairement) à former de temps en temps le groupe A2, je m’accroche pour revenir, lors de rares ralentissements volontaires ou non de mes copains. Freddy, lui, moins il roule, mieux il roule. C’est une devise que je n’ai pas trop envie d’essayer, même si Freddy m’y encourage lorsque je le regarde étonné à moitié mort d’essoufflement. Mais comme il faut de temps en temps bluffer, je me mets devant le groupe et je tire celui-ci comme je peux. Mais lorsque Jean-Louis me passe dès que je ne roule plus assez vite selon son goût, il est directement suivi d’Eric, puis de Pietro et enfin de Gabriel. C’est bizarre mais chaque fois que ça arrive, cela me rappelle mes lectures de ma jeunesse lorsque Michel Vaillant se fait passer dans la ligne droite des Hunaudières du Mans, par les quatre bolides du team Mongol « Gensis-Kahn » (Le Fantôme des 24 heures, page 35). La seule différence c’est qu’à la fin les 4 voitures sont accidentées ou que leur moteur a explosé. Ce qui n’arrive heureusement (enfin, pour eux) pas ici.

Eric fait le désespoir de Pietro. En effet dans chaque côte, déjà montées à un rythme un peu démentiel, il faut qu’il dépasse tout le monde en moulinant tel Lance Armstrong dans les cols lors de ses années de gloire, foutant en l’air toute la belle harmonie du groupe. Celle-là il fallait que je l’écrive vite de peur de casser une touche de mon clavier.

Moment exceptionnel, les vélos ne sont pas sales, les chaînes n’ont pas été limaillées, et les patins de freins existent encore.
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Guy, dont la modestie est légendaire, n’a accepté de boire sa Kriek qu’à la condition que le verre soit ...

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... le verre de Ken (le copain de Barbie, c'est bientôt Saint-Nicolas).

01/10/2010

Sorties Octobre 2010


Dimanche 31/10/2010 : Tous sains ?
Par Pietro Sirigu 

Comme la météo est très clémente en cette fin d'Octobre, j'ai prévu une sortie plus longue qu'à l'habitude.

J'avais donné RDV à 08h00 ce matin en sachant que nous étions passés à l'heure d'hiver pendant la nuit, cela nous garantissais de partir avec le lever du jour déjà bien présent.

Une autre raison à notre départ matinal, la distance que nous comptons accomplir aujourd'hui est de 110 km.

La sortie qui est prévue est bien connue puisqu'il s'agit d'une partie de notre BRM 200 soit départ depuis Bruxelles via le 1er contrôle à Bracquegnies et retour par Ronquières.

Beaucoup sont en congé, d'autres auront « une panne d'oreiller » ce qui fait que nous sommes finalement que 5 sur le parking au départ de la sortie à savoir Jos, Jean Louis, Eric, Alain et moi.

Les 2 Daniels (Faudrait demander à Jack Daniels un petit effort de sponsoring pour nos 2 compères) sont partis à 07H30 pour effectuer la même sortie mais à leur mesure.

Au départ, Jos nous annonce déjà très clairement qu'il tirera le frein à main et qu'il fera donc qu'une partie du parcours.

Certains vous diront qu'il faut être fou pour faire 110 km avec une météo aussi incertaine mais nous sommes quoi qu'on en dise.....tous sains (Apprécier le jeu de mot bien de circonstance).

Finalement, la météo s'est révélée des plus agréable et nous avons même vu poindre les rayons du soleil. Seul bémol, les routes fort encrassées ont transformés nos vélos en machine de cross et nos chaînes ensablées ont été mises à rude épreuve.

Nous avons assez rapidement perdu Jos puisqu'il était déjà aux abonnés absents dès le passage de Halle.

Nous avons donc continué à 4 avec notre ami Alain qui faisait l'élastique, il nous a avoué avoir rouler à fond toute la matinée ce qui eut pour effet d'étonner notre ami Eric.

A hauteur d'Henripont Alain crève et je répare son pneu, Jean Louis prend la suite à son compte en gonflant le pneu. Alain n'en revient pas, il n'a pas fallu 5 minutes pour toute l'opération alors que lui s'est acharné une partie de l'après-midi d'hier à placer son pneu sur sa roue.

La nature est injuste...pas vrai Alain ?

Nous avons rejoint les 2 Daniel un peu avant le 1er contrôle, chouette cela nous permettra de boire un café en leur agréable compagnie. Ces 2 là, ils ont du mérite... toujours présents pour les coups les plus tordus !

Le retour sur Bruxelles est bien connu puisque nous passons à la « Cantine des italiens » où nous serons escortés par un combi de Police le long de la berge. A notre grand étonnement nous avons vu une voiture flotter dans le canal (Avec plaque française) , cela fait quand même froid dans le dos d'assister à un tel spectacle.

Sur le retour Alain fera toujours l'élastique, on peut dire qu'il à eut l'occasion aujourd'hui de..... savourer chacun des kilomètres du parcours.

Le parcours a quand même été avalé à la moyenne de 29 km/h grâce à une allure soutenue et à la bonne volonté de chacun dans la prise des relais.

Petit bémol à notre sortie, la chute de Jean Louis à quelques encablures de l'arrivée à hauteur de Coca-Cola. Jean Louis est littéralement passé au-dessus de son vélo suite à un bris de chaîne.

Plus de peur que de mal, Jean Louis est légèrement blessé et éraflé sur le côté au niveau du coude et de la hanche.....et sa machine n'a pas subit de dégât. Jean Louis en a vu d'autres......et puis Madame est infirmière !

J'oubliais, Jean Louis ne jette pas ta chaîne celle-ci a été tellement aiguisée par les routes encrassées : qu'elle peut très bien faire une deuxième vie sur une tronçonneuse.

 
                                                                                                                                                                                                                                        

Dimanche 13/12/2009 : Puisqu'il fait beau.....nous rallongerons !
Par Pietro Sirigu

L'automne est là, et bien là. Mais contrairement à ce que la météo prévoyait, il fait sec et finalement assez beau. C'est finalement une météo très clémente qui nous attend.

Nous sommes un beau petit groupe au départ 09h00 soit Gabriel, Jean Louis, Alain, Freddy, Guy, Marc, Jos, Eric, moi et un cyclo (Que j'appellerai incognito, déjà vu 2 fois mais nous ne connaissons ni son nom ni autre chose d'ailleurs).

Nous apprendrons qu' « Incognito » est comme Terence Hill dans « Mon nom est personne », puisqu'il tire vite dans les côtes !

Les 2 Daniel sont partis de leur côté vers 08h45.

Puisqu'il fait beau, je propose de faire un parcours rallongé et assez dénivelé. Nous emprunterons aujourd'hui les côtes de Beersel, Bruine Put, Bois de Halle, Ittre, Virginal, Ronquières, Bois de la Houssière, etc...

Rien à faire, les cyclos sont tous les mêmes et dès qu'une côte se présente chacun montre de quoi il est capable, je parle de Jean Louis, Eric, Gabriel et « Incognito » pour les autres c'est plutôt « Je monte comme je peux ou comment ramer dans le sable ».

Guy lui nous a quitté quelque part après le Bois de Halle pour finalement effectuer un parcours de 70km.

Malgré des différences de niveaux dans les côtes, tout le monde est solidaire et le regroupement s'effectue aux sommets des côtes. Jos accompagné de Marc décide de prendre la tangente aux alentours de Ronquières.

A hauteur d'Henripont, nous perdons 3 compères partis devant Jean Louis, Gabriel et « Incognito ». Jean Louis en grande forme a foncé sur Braine et raté la bifurcation vers le Bois de la Houssière entraînant avec lui ses 2 autres compagnons de route.

J'ai donc roulé le reste du parcours avec Alain, Eric et Freddy.

Nous sommes rentrés avec 86km au compteur pour un joli dénivelé de près de 900m soit la norme d'un brevet à dénivelé.


                                                                                                                                                                                                                                        

Dimanche 17/10/2010 : Par un froid matin d’automne…

Par Alain Darville

Que de monde ce matin, Jean-Louis, Pietro, Freddy, Jos, Martin, Guy, Marc et Gabriel, un petit nouveau qui fait son baptême du feu dans un club. Les Daniel sont déjà partis faire leur tour de leur côté. Et Eric ? Toujours là le dimanche. Et bien à 9h Eric n’est pas là. A 9h06, Eric arrive, chaud comme une loco à vapeur qui vient de gravir le Gothard (avant que le tunnel ne soit creusé). Il avait un pneu plat, et visiblement, il lui faut plus de temps pour changer de vélo que pour réparer un pneu.Clin d'œil

Gabriel a mis 14 mois à se décider pour enfin venir chez nous, mais il en a profité pour affûter sa condition. Rien à redire, il suit déjà les meilleurs. Ce sera un adversaire redoutable pour Christophe, lorsque celui-ci sera réparé. Les côtes, Gabriel connaît, même plus, puisqu’il vient de Sisteron. Sisteron où nous sommes déjà passés deux fois. Nos lecteurs attentifs sauront directement quand et comment.

Mais il fait froid ce matin (4°), l’automne est là pour nous dire que l’hiver est proche, et qu’il sera de plus en plus impossible de mettre un petit cyclo douillet dehors. Un gros vent de Nord-Est nous embêtera un peu à la mi-temps, mais pour le retour, il nous portera.

C’est bizarre, le CTB et nous, nous sommes synchronisés dans nos parcours. Cela fait déjà plusieurs fois que nous nous croisons au même endroit, eux en montée, nous en descente.

Comme d’habitude, les grosses accélérations sont dues à Jean-Louis qui tire le groupe, naturellement Jos et Marc ont renoncé à nous suivre depuis longtemps, Guy l’a déjà fait depuis le kilomètre 0,035.

Les 67 km sont bouclés en moins de 2h20 par les meilleurs, ça roule donc toujours aussi vite. Il parait que c’est Jean-Louis qui a gagné, Pietro ayant un peu joué avec les b... de Gabriel Innocent dans la dernière montée, c’est sans doute ça qui lui a coûté le sprint final.


                                                                                                                                                                                                                                        

Dimanche 10/10/2010 : Le retour de Matthieu Laisnez
Par Pietro Sirigu 

La fin de la saison des brevets est arrivée et donc nous nous sommes mis en mode sorties hivernales.

Nous partons donc maintenant tous les dimanches depuis le stade à 09h00 du matin.

Aujourd'hui nous effectuerons une sortie de 65 km, soit le brevet A de la fin du mois de Septembre, celui-ci présente le grand avantage d'être fléché ce qui facilite la vie aux nouveaux arrivants.....en cas de naufrage.

Aujourd'hui nous avons un nouvel arrivant, Matthieu Laisnez...enfin un nouveau ancien puisqu'il a roulé chez nous pendant plusieurs saisons avant de se complaire dans la facilité et d'emmagasiner quelques kilos.

Matthieu pesait à quinze ans environs 55-60 Kg tandis que maintenant, il frise le quintal c'est ce qui l'a motivé à revenir parmi nous.

Pour une première sortie, son pneu arrière est plat déjà bien avant le départ.

Au démontage, nous constatons qu'il n'y a pas de fond de jante à sa roue ce qui explique la crevaison.

Comme Matthieu est électricien, je lui demande du tape isolant de façon à protéger sa jante.

La réparation tiendra fort bien et il a rejoint l'arrivée sans rencontrer de crevaison alors que 2 crevaisons viendront émaillés notre sortie... 2 crevaisons sur des roues équipées de fond de jantes : allez comprendre !

Matthieu voulait faire le 40 km pour se remettre dans le bain, mais nous l'avons persuadé de nous accompagner sur le 65 Km où il a finalement très bien tenu.

Malgré quelques passages à vide surtout dans les côtes et face au vent, il n'a jamais vraiment été largué et finalement c'est avec beaucoup de mérite qu'il il a suivi le mouvement.

Je suis certain qu'il reviendra rapidement à niveau, s'il persévère dans cette voie.

 

Une petite anecdote :

Jos (pas encore tout a fait réveillé !)  a reconnu le vélo de Matthieu mais pas son propriétaire :

 

Jos : « Tiens Pietro, tu as vu ce vélo..... c'est étrange, on dirait exactement le même vélo que le gamin de Saint-Gilles qui roulait chez nous il y a quelques années. »

Pietro :  « Mais Jos, tu as raison c'est.......son vélo ! »

Jos : « Bon dieu...Matthieu, je ne t'avais pas reconnu ! »

01/09/2010

Sorties Septembre 2010

Dimanche 26/09/2010 : Notre brevet, coulé par la météo ?
Récit de Pietro Sirigu 

Ce jour, nous organisons notre 2ème brevet de la saison, celui-ci clôture les sorties des brevets sur Bruxelles-Capitale.

C'est la 35ème fois que notre club organise ce brevet qui porte le nom de « Tour du Brabant ».

Il y a 3 distances au programme soit 40 - 65 et 100km.

Pour exemple le grand parcours emprunte les chemins de Dilbeek, Schepdaal, Ternat, Essene, Affligem, Meldert, Baardegem (Séparation 100 - 65), Wieze, Mespelaere, Appels, Denderbelle, Opwijk, Merchtem, Asse, Sint Ulriks Kapelle, Sint Martens Bodegem, Dilbeek, Anderlecht.

Malheureusement pour nous les conditions météo de ce jour sont catastrophiques ce qui nous pénalisera en terme de participants.

Il y aura en tout, seulement 47 cyclos au départ (1 cyclo sur le 40km - 37 cyclos sur le 65km et 9 cyclos sur le 100km) et encore certains se sont inscrits par sympathie et n'ont même pas pris le départ préférant rester bien au chaud à la taverne du stade.

Bien évidemment, la situation dramatique de Bruxelles est bien connue et il ne faut pas s'attendre à faire le plein de participants mais de là à ce que notre brevet soit à ce point déserté nous rend en tant qu'organisateur pour le moins perplexe sur le bien fondé de persévérer dans cette voie.

Bien entendu on peut disserter sur le sujet et toujours revenir avec le même motif d'excuse à savoir les conditions météo pénibles ou le vieillissement du cadre des cyclos bruxellois.

Toujours est-il que nous ne sommes aucunement récompensé de nos efforts, il faut savoir que l'organisation d'un brevet mobilise pas mal de bénévoles, de moyens financiers et de temps.

J'ai personnellement un problème à accepter cette démobilisation générale et je considère la désertion des cyclos comme un manque de respect pour ceux qui se coupent en quatre pour permettre aux cyclos bruxellois de pouvoir s'adonner à leur sport favori.

Je ne demande pas aux « vieux » (Ils ont déjà donné) ou malades d'être présents mais que dire des valides qui se disent....cyclos !

Je remercie les cyclos présents qui ont bravé les conditions météo pour participer à notre brevet et pour terminer : je remercie Guy pour son travail de fléchage impeccable, Jos et Alain qui étaient aux inscriptions, Daniel et Dan qui s'occupaient du contrôle de Baardegem et Freddy qui m'a accompagné au 2ème contrôle ainsi que les cyclos du club qui ont roulé notre brevet.

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Samedi 25/09/2010 : BRB 200km / L'Ascenseur du Dog
Récit de Pietro Sirigu

 Pour ce BRB 200km, je serais accompagné uniquement de Daniel.

Ce BRB est organisé par le C.T Antoing au départ de Bléharies (Dernier village avant la frontière française).

Un mot d'explication, un BRB ( Brevet randonneur belge ) c'est exactement la même chose qu'un BRM c'est à dire une randonnée cyclo à faire en moins de 12h30 avec une feuille de route et divers points de contrôle à respecter. Les BRB ont été créé par la FBC suite à la petite guerre avec Randonneurs.be.

Les cyclos n'ayant que faire des luttes intestines, nous retrouvons à peu de chose près les mêmes participants que sur les BRM.

Daniel est à court d'entraînement mais sa folie et son moral comblent aisément ce manque.

Nous avions convenu de rouler ensemble et ce qui fût dît, fût respecté !

Le parcours proposé est très joli et nous fait visiter une région qui nous est assez bien étrangère, intéressant à plusieurs points de vue ne serait-ce que pour les canaux longés et les ascenseurs.

Quelques lignes du trajet emprunté : Bléharies, Péronnes, Wasmes, Thumaide, Wadelincourt, Huissignies, Herchies, Lens, Casteau, Gottignies, Thieu, l'ascenseur, Mignault, Ecaussinnes, Ronquières, Plan incliné, Col de la Houssière, Ecaussinnes d'Enghien, Mignault, Le Roeulx,  Gottignies, Casteau, Jurbise, Herchies, Neufmaison, Sirault, Bernissart, Vieux-Condé, Maulde, Bléharies.

Nous démarrons à 07h30 avec une météo clémente : pas froid, pas de pluie !

Dès le départ je comprends que mon ami Daniel n'est pas au mieux, les groupes nous dépassent et bien que roulant à allure modérée il n'accroche pas.

Ce n'est pas grave, nous avons tout le temps et nous allons donc gérer l'effort. Nous roulerons jusqu'au 1er ravito et contrôle à la moyenne de 22,2KM/H  et puis jusqu'au contrôle de Ronquières où nous arrivons à la moyenne de 22km/h.

Pour Daniel c'est déjà le maximum et il se demande comment il va faire pour gravir la côte à la sortie de Ronquières. Effectivement dans la côte, il sera pris de crampes qui ne le quitteront plus jusqu'à l'arrivée.

Le retour sera une véritable galère où la pluie s'est invitée ainsi que le vent ! Daniel déteste rouler dans le vent et le dieu Eole le lui rendra bien durant tout le reste du parcours.

Finalement, Daniel rentrera fourbu, courbaturé, vidé mais toujours avec le moral au beau fixe. Nous sommes finalement rentré à 18h20 en ayant accompli le parcours en 10h50 soit très loin du temps maximum imparti. La moyenne roulée 20,28km/h.

Il n'y a pas à dire Daniel.....c'est un dur à cuire !

 

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Dimanche 19/09/2010 : Le crash de Martin
Par Alain Darville

Puisque les clubs bruxellois disparaissent, que ceux qui restent n’organisent presque plus de brevets et que les rares nouveaux clubs qui se créent ne font rien du tout, nous sommes condamnés de plus en plus tôt dans l’année à faire des sorties club. Le jour viendra où nous ne ferons plus que ça à moins que nous ne fassions des kilomètres et des kilomètres en voiture pour aller en Wallonie ou en Flandre. Cette année le CTB qui organisait traditionnellement son brevet ce dimanche sans voiture, a décidé de faire relâche.

Donc, comme c’est la journée sans voiture à Bruxelles, c’est la journée de tous les dangers. Ce jour-là en effet le code de la route est mis dans un tiroir et chacun fait ce qu’il veut sur la route. Il faut redoubler de prudence pour éviter les kets de 3 ans sur la 2ème bande d’un boulevard qui roulent tout seul avec leur tricycle, éviter les zig-zags des cyclistes qui souffrent dans les côtes et qui tout d’un coups bifurquent à gauche sans avertissement, éviter les familles qui se promènent sur la rue avec un landau gros comme un camion comme s’ils étaient seuls au monde, éviter les gosses qui débouchent de rues sans faire attention au feux rouges et surtout sans regarder si par hasard un véhicule (genre bus) ne viendrait pas à croiser leur route, éviter ceux qui roulent à contresens ou n’importe où sur la route, faire avec les taxis qui ont oublié que c’était limité à 30 km/h, attendre qu’un cortège sans fin de cyclos ait fini de passer pour pouvoir traverser un carrefour, etc, etc… Donc vive la journée sans voiture, et on va encore dire que je suis un grincheux. En dix kilomètres faits pour rentrer nous avons failli avoir 3 accidents.

Pour notre sortie, il faut donc fuir Bruxelles, nous faisons le 65 km de notre brevet de l’Aurore-Cyclo de la semaine prochaine. Rien à dire sur le fléchage de Guy, toujours impeccable. Christophe et Eric sont un peu amorphes, même dans les côtes je suis parfois devant eux. Martin, Jos, Pietro, Marc, Dan, Daniel et moi, nous sommes présents aussi.

Nous finissons presque ensemble, les Daniel roulant à deux. Eric et Christophe, même pas fatigués, veulent prolonger de 40 km. Ils auront l’occasion de rouler un peu plus vite.

La frayeur de la journée (avant le retour agité à Bruxelles) c’était de Martin qu’elle est venue. Après avoir descendu le Kepenberg, en bas, un virage à gauche très serré doit être négocié. En se penchant un peu fort, tout en voulant réaccélérer, son pied droit déclippe, et sa pédale gauche touche le sol. La chute est inévitable. Dans sa glissade il va démolir un poteau heureusement mobile, qu’il envoie valdinguer un peu plus loin. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal (bien que…), et Martin a pu repartir un peu groggy.

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Dimanche 05/09/2010 : La rencontre avec le Gordel
Par Alain Darville

Pendant que Jean-Louis refaisait avec sa femme toutes les étapes de Bruxelles-Barcelone, nous étions, sous un beau soleil, présents pour faire le parcours de 100 km (le A).

Les Daniel faisaient un mélange des deux parcours du club, mais Jos, Marc, Eric, Christophe, Pietro, Freddy et moi, nous avons donc « contrôler » le fléchage de Guy, qu’il faut ici remercier, fléchage fait pour le 40 et le 65 km. Le fléchage est comme d’habitude impeccable. La partie extrême du 100 n’est pas encore terminée, mais cela ne nous a pas empêché de le faire. Christophe étant un habitué de ce parcours, il n’a plus aucun secret pour lui.

Comme aujourd’hui c’est le Gordel, et c’est le seul dimanche de l’année où j’ai envie qu’il pleuve et naturellement il fait toujours beau, les aiguilleurs du peuple veulent toujours nous envoyer vers des routes que nous ne voulons pas prendre. Résultat, de temps en temps, nous croisons ce gordel, parfois on le fait en sens inverse, parfois dans le bon sens. Nous nous faisons un plaisir de dépasser le maximum de cyclos que nous voyons. Visiblement toutes les routes autours de Bruxelles sont squattées par ces cyclos. Et à voir tous les cyclistes, j’ai l’impression que tous les flamands sont venus. No comment.

Le rythme est rapide, mais tout le monde suit sans problème. Ce n’est que le long de l’Escaut que la vitesse a tendance à augmenter. A la fin, naturellement, Pietro, Eric et Christophe n’en pouvant plus de rouler avec le frein à main, sont partis. Toujours increvables. Freddy et moi, nous avons finis avec Jos et Marc qui ont pris un petit raccourci involontaire.

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Samedi 04/09/2010 : La route de la Bleue
Par Patrice Martin

Brouillard, froid, 9 degré au démarrage vers 7h30, 7h40, avec Guy.  J'ai bien caillé les premiers kilomètres (un petit sous-vêtement sans manche et un maillot Fortis). 

Pas trop de  difficultés, pas non plus de vue sur le paysage (un collègue de travail m'avait signalé les éoliennes de Tarciennes, rien vu du tout, pas même le pied de béton de ces éoliennes) avant le premier ravitaillement. 

Au premier ravitaillement le soleil se lève et non je ne me suis pas perdu je commence à avoir de la bouteille.  Par contre c'est Guy qui suit une flèche (un c petit gros avec une grosse flèche qui prolonge le c et les flèches à suivre étaient un C avec une flèche sur le dessus).  Comme ces flèches se mélangeaient ici et là,  Guy, qui s'était éloigné de moi, comme d'habitude à la moindre montée, était trop loin pour que je l'appelle, il était déjà dans le descente de la pente qu'il venait de monter dans la mauvaise direction à droite, et moi ayant vu (vu mon allure moins rapide) la bonne flèche, j'ai poursuivi tout droit. (un plus fort Pietro, Alain, Jean-Louis sans parler de Christophe, aurait pu rattraper Guy et le remettre sur le bon chemin mais pour moi ! ! ! c'est mission impossible).  Sachant qu'il dispose d'un GPS intégré, je ne me suis pas fait de soucis quant à sa capacité à retrouver sa route.

J'ai poursuivi jusqu'au second ravitaillement et au troisième, comme de juste, Guy m'a rejoint.  Nous sommes repartis ensemble mais pas longtemps car à la moindre montée il me lâche, de plus, je n'ai pas eu de gros problème mais il est aussi temps pour moi de faire un gros entretien de mon vélo. Ma chaîne tombe parfois des plateaux (et toujours au mauvais moment - quand çà monte), à chaque tour de pédale, à certaines vitesses, il y a un bruit de craquement (graisser et resserrer le pédalier), à certaines vitesses (les plus petites pour les montées), le dérailleurs doit toucher les vitesses et cela en fait du bruit (sans compter l’usure) et je dois huiler la chaîne.

J'ai quand même terminé le parcours qui ne fait pas 170, pas non plus 173 comme indiqué sur la feuille mais 175.  Le dénivelé annoncé était 2000 mètres mais il était en réalité de 2056 comme indiqué sur le carnet.

 

P.S. d’Alain Darville : Pietro et moi, nous avons fait le 125 km, sans aucune difficulté, si ce n’est le vent de face pour rentrer. Au 1er ravitaillement nous avons rejoint Guy et Patrice. Et évènement Patrice a changé de look. Adieu Play-Mobil. Il a enfin un casque normal sur le crâne, mais quand même de VTT, sans doute pour mettre en déroute les pierres que lui lance Guy en ouvrant la voie. Ca faisait bizarre à voir, on ne le reconnaissait plus.

 

01/08/2010

Sorties Août 2010

Dimanche 29/08/2010 : Le brevet de Sint-Pieters-Leeuw
Photos de Jean-Louis Van Obbergen

Apparaissent sur les photos au départ du brevet Jos, Marc, Pietro, Stéphane, Eric, Christophe, Alain, Renaud, José et Michel

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Samedi 21/08/2010 : Marche
Par Patrice Martin

Ce samedi je suis allé à Marche pour tenter le 202 kilomètres et les 3000 mètres de dénivelé.

Afin de me préparer, j'ai, comme j'en ai l'habitude maintenant, consulté le site web du club organisateur et les ai contactés pour avoir la descriptions des différentes côtes.  Hélas je n'ai obtenu qu’une information bien maigre. Je me suis donc lancé un peu avant 7 heures.

Les premiers kilomètres avant le premier ravitaillement (49 selon l'itinéraire) sont avalés à un train d'enfer (oui même pour moi) et ce train sera confirmé par d'autres participants.  La raison, cette portion ne comportait que peu de difficultés.  La seconde partie est un peu plus ardue et on redémarre du ravitaillement directement par un "col".  Dur dur, l'estomac plein. Ensuite les difficultés se suivent sans que je puisse savoir quel effort je devrais fournir pour en venir à bout (pas de longueur de côte, pas de dénivelé moyen pas de dénivelé maximum). J'atteins le second ravitaillement mais bien moins vite que le premier vu que les difficultés se sont succédées.  Je profite du ravitaillement (avec tartine), c'est juste après ce ravitaillement qu'il faut choisir 132 ou 202 km.  Comme cela va encore, je continue sur le 202. Et les difficultés se succèdent, la chaleur rend l'effort encore plus difficile mais j'arrive quand même au 3ème ravitaillement où je vois notre Guy.  Nous nous ravitaillons et Guy se demande où se trouve son compagnon de route de la région de Mons.  A peine en avions nous parlé qu'il apparaît.  Quand on parle du loup ! ! !  Celui-ci a envie d'une bonne bière et va s'en jeter une à l'écart du ravitaillement et nous rejoindra ensuite.  Guy repart, son compagnon le suit quelques minutes plus tard et je partirai ensuite après m'être bien ravitaillé car mes forces commencent à s'épuiser sans que je sache ce qui reste encore à produite comme effort.  Et après le 3ème ravitaillement commence le calvaire, chaque montée devient presque une de trop et pour arranger le tout, comme je passe souvent sur mon petit plateau à plusieurs reprises (au moins 4 fois sur la journée) ma chaîne tombe enter le petit plateau et le cadre.  Cela se produit quand la montée devient trop forte pour moi et donc à une vitesse déjà très réduite.  Presque à l'arrêt, plus de transmission, il faut déclipser à une vitesse v, v' pour ne pas se casser la g.....  Après Nassogne (au kilomètres 174 selon l'itinéraire) après mon 4ème saut de chaîne et avoir failli sérieusement me casse la figure.  Je renonce.  Je termine la côte, environ 600 mètres, à pieds et, je décide de rentrer le plus directement possible pour rentrer sur mon vélo et pas sur une civière.  De Nassogne où justement le parcours a été modifié en dernière minute suite à un rally ou une activité locale située sur le parcours prévu, je vais vers Harsin et puis vers Marche pour mettre fin à mon calvaire.

J'arrive au départ avec 192 km au compteur au lieu des 202.  A la table, vu le compteur ils décident de me donner quand même les 202km et le dénivelé de 3000 ce qui est une injustice par rapport à ceux, comme notre Guy Godfrind, qui ont réellement tout parcourus.  Double injustice car en plus les dernières difficultés n'étaient pas de la petite bière.  L'ami de Guy s'en souviendra.  Parti avant moi au 3ème ravitaillement pour rattraper son ami Guy, il attrapera plus tard des crampes et se perdra.  Il demandera son chemin sur la route et certaines personnes voudront même le ramener en voiture vu son état d'épuisement.  Il arrivera avec 228 kilomètres au compteur.

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Samedi 07/08/2010 : Petite visite au Luxembourg
Par Patrice Martin

Comme je l'avais dit, programme en dégradé ce week-end:

Si météo correcte, Vaux-sur-Sûre, car selon certains cyclotouristes, le parcours est très bien.
Si météo moyenne, Saint-Marc (près de Namur)
Si météo mauvaise, entraînement du club (105) pour Barcelone.

Comme les dernières prévisions étaient bonnes.  Allons-y pour Vaux-sur-sûre.

Parcours pas trop compliqué, environ 160 km d'autoroute et 7 km de nationale.

D'abord mention spéciale pour le site du club qui annonce l'organisation du brevet, les différents parcours avec mention des côtes et leurs caractéristiques longueur, dénivelé moyen, dénivelé maximum (un peu comme dans Cotacol).  Formidable pour ceux, comme moi, qui ont une grand besoin de gérer leur effort dans les côtes.

Après l'accueil, inscription et café gratuit, je salue notre bon Guy, qui a de la famille dans le club, et je pars.

Première particularité, comme ce brevet se déroule en grande partie au Grand-Duché du Luxembourg, et que là les flèches sont interdites, les flèches sont réalisées en longues traînes de 5 à 20 mètres à la chaux.  A chaque changement de direction, une longue ligne de chaux indique le chemin et comme votre spécialiste de la flèche manquante ou pas très bien placée ne s'est pas trompé, cela signifie que les indications étaient donc très bonnes.

Un peu partout sur le parcours de jolies vues de carte postale mais en grandeur nature, vallées, Château de Vianden, barrage, ....

Deuxième particularité, même si elle est simple à réaliser, elle a le mérite d'être réalisée ici.  Au bas de chaque côte, un petit panneau reprenant les caractéristiques de la côte.  tout simple et pourquoi pas permanents ces panneaux pour tous les cyclos du monde !!! .

De très bons ravitaillements, tartines au second ravito.

Dans l'ensemble les routes sont d'une très bonnes qualités, en Belgique c'est loin d'être le cas.

Comme je le disais, à titre de boutade au président du club à la fin.  Il ne manque plus qu'à mettre les côtes du côté ombre (en plein effort) et les descentes au soleil (sinon on prend un peu froid avec les températures basses le matin).

Hélas, malgré l'attrait de ce parcours, il n'a pas eu le succès escompté.  Je ne sais pas combien (Guy l'a demandé lui).  Les organisateurs ne sont pas récompensés de leurs efforts.

 


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07 & 08/08/2010 : Bientôt Barcelone

Par Alain Darville

C’est bientôt Bruxelles-Barcelone, mercredi nous sommes partis. Ce week-end est destiné à parfaire notre condition physique. Les sept rouleurs sont présents : Pietro, Freddy, Christophe, Renaud, Jean-Louis, Jos et Alain. Samedi nous sommes partis refaire les 115 premiers/derniers kilomètres de notre BRM 200, en y ajoutant quelques côtes en finale au lieu  de longer le canal. Jos n’est pas au départ. Nous partons donc à 7 puisque Martin est venu avec nous. La moyenne est bonne, il n’y a pas de temps mort. Les 115 km et les 800 m de dénivelé ont été avalés sans problème. Lors du retour Jos nous rejoint (par hasard) et pour son malheur, le rythme est bien plus élevé que lorsqu’il roule seul.

Le dimanche, nous remettons ça. Nous sommes au RACU. Freddy veut se limiter à un petit 65 km, Jos veut rouler tout seul le 95 km. Les Daniel et Michel font le 65 km. Pour le reste, ce sont les mêmes que hier (+ Eric) qui font le 95 km. Je m’accroche 45 km et puis c’est bon, je coupe mon effort. Le départ est mercredi, je n’ai plus envie de me tuer à suivre les autres à un rythme démentiel (pour moi). C’est le genre de brevet que je n’aime pas du tout. Les petites routes en ciment, avec des changements de direction tous les 200 m et des relances à n’en plus finir, ça monte, ça descend sans arrêt et il pleut pour couronner le tout. Les pneus zippent dans les virages. En plus il faut croiser tout un convoi d’ancêtres (des voitures) qui prennent les mêmes routes que les vélos. Les grosses américaines ne sont pas vraiment faites pour ce genre de routes et les affronter est un peu aléatoire. Mais je roule à un rythme où je sais que je ne me fatigue pas, et le soleil finit enfin par faire son apparition. Mais c'est un peu tard, je suis arrivé.

Petite phrase de Freddy, quand Pietro disait qu’il avait mal aux jambes ce samedi et que maintenant il était en pleine forme: « J’avais mal aux jambes hier et j’ai toujours mal aux jambes aujourd’hui !!! ». C’est ça le vélo et c’est ça qui est affreux, certains récupèrent à une vitesse incroyable et d’autres sont normaux.

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Présentation de mon arme qui sera utilisée sur Bruxelles-Barcelone pour empêcher les accélérations brutales et tueuses de Christophe, Jean-Louis et Renaud. Les autres, j’ai confiance. C’est peut-être un peu encombrant mais c’est efficace. Les cyclos n’aiment pas rouler le derrière mouillé.Cool

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01/07/2010

Sorties Juillet 2010

Samedi 31/07/2010 : Et de deux
Par Patrice Martin

Hé oui, ce n'est que la deuxième fois cette année que je termine ce pour quoi je me suis inscrit.

Parti vers 7h10, je n'ai pas attendu le départ du groupe Aurore (dérogation accordée par le secrétaire Sourire parce que je devais essayer de terminer avant la nuit).

Une petite bruine et puis même une pluie rafraîchissante, nous a accompagnée sur une partie du parcours avant le premier ravitaillement - à environ 42 km.  Pendant mon ravitaillement, la pluie semble s'intensifier, je décide d'enfiler mon vêtement anti-pluie.  Evidemment un peu plus tard la pluie décide de s'arrêter et me voilà encombré par cet anti-pluie.

Aux environs du kilomètre 60 je décide de m'arrêter pour l'enlever et c’est à ce moment que Christophe me dépasse.  Je redémarre et un peu plus loin c'est Jean-Louis qui me salue.

A environ 68 kilomètres, ce sont Freddy et Alain qui s'enquièrent de ma forme.  Réponse habituelle « jusqu'ici, ça va », nous resterons un kilomètre (optimiste ? allez on dira un petit kilomètre) ensemble et à leur tour, ils disparaîtront au loin.  Ils m'annoncent la visite suivante, Guy.  Je résisterai jusqu'au deuxième ravitaillement - à environ 102 km.  Là, Guy et son ami montois me rattrapent.  Comme je suis arrivé depuis un moment je repars avant eux sachant qu'ils seront sur mes talons.  Je dis à Guy, « à tantôt dans l'une ou l'autre côte ».  Et en effet au kilomètre 131, notre bon Guy me dépasse toujours flanqué de son ami montois.  J'ai pris note des présences, ordre du secrétaire Sourire et je peux poursuivre à mon aise, la seule allure que je sais adopter.  J'ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin jusqu'au dernier ravitaillement - à environ 150 km.  Parti pour les derniers, environ 30 kilomètres, cela devrait aller.  Devrait est le mot car, près du but, à Dave (à 3 km de l'arrivée selon le road-book), une route est bloquée, d'autres cyclistes cherchent aussi à cet endroit.  Je me lance malgré le barrage, matérialisé par un simple ruban en travers la route et une ou deux barrières nadar.  Derrière je vais tout droit et, à mon avis, je retourne sur la route qui longeait le chemin de fer, route qu'on suivait aussi avant le barrage!!!  Je me demande pourquoi on nous a fait monter sur cette portion de route pour nous faire redescendre un peu plus loin.  Je continue le long du chemin de fer et j'aboutis à la gare (de Jambe ? Cela m'en fait une belle ... de jambe).  Et oui, perdu comme d'habitude.  Je demande mon chemin à d'autres cyclistes, je dois passer par la nationale.  Je m'y rend, mais ce n'est pas plat, je dois me taper un raidillon ce qui veut dire des kilomètres et du dénivelé en rabiot.  J'entre sur la nationale et je suis surpris, on peut aller à gauche ou à droite, normal me direz vous, tout à fait, mais aucune indication de direction vers Namur, Hout-si-Plou ou Vladivostok, rien, niets, nothing, nada (on dit aussi peau de balle).  Je prends vers la droite et je demande plus loin à une dame qui vient d'acheter quelques bonnes affaires en solde et elle m'indique le chemin.  J'ai eu du bol, c'était à droite.  Je ne devrai que monter un de ces toboggans de nationale et, en haut du toboggan, à droite, un panneau, Naninne 2 km.  Je rejoins enfin le terrain de football avec 189 km au compteur.  Guy s'y trouvait encore et c'est lui qui, à la relation de mon périple de fin de parcours, me décrit l'erreur que j'ai commise.  A la route bloquée, juste après il fallait prendre à droite une rue en contre-sens.  J'ai probablement raté la flèche à cet endroit.  Et j'ai fait un tout droit.

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Samedi 31/07/2010 : Le Cyclo-Côteur de vitesse
Par Alain Darville

Le cyclo-côteur de Naninne n’est certainement pas le plus dur de la saison. Il part de Naninne direction Hamois, Scy, Haversin et Rochefort. De là, c’est la longue montée vers Saint-Hubert. Puis c’est le retour en passant par tous les ponts de l’autoroute Luxembourg-Bruxelles via Poix Saint Hubert, Tellin, Lessive, Ciergnon, Custinne, Natoye, et Dave. Aucune côte ne dépasse 5-6%, ce qui permet à certains, de rouler plein tube.

Le RDV était fixé à 7h30. Christophe, Jean-Louis, Freddy, Guy, Patrice (parti en avance) et moi, nous étions là pour faire la grande distance. Contrairement à Patrice, nous n’avons pas eu de pluie, celle-ci s’arrêtant quand nous sommes partis, et recommençant quand nous sommes revenus. Pour une fois, nous avons eu de la chance.

Au début nous roulons ensemble, mais il ne faut pas longtemps pour que Christophe suivi de Jean-Louis ne profitent de l’une ou l’autre longues montées pour s’échapper. Guy est dépassé assez rapidement, pour Patrice il faut plus longtemps. Celui-ci avait l’air de rouler assez vite, c’est pourquoi Freddy et moi nous sommes restés un petit peu avec lui.

La longue montée vers Saint-Hubert est la partie la plus difficile de ce brevet. C’est une très longue côte à 5% qui monte jusque 470 m d’altitude. Je prends un peu d’avance sur Freddy, mais il revient vite dans la descente. Ensuite, ça roule assez vite jusqu’au 2ème ravito où Christophe nous annonce fièrement : « 16 minutes ». Jean-Louis un rien plus modeste : « 7 minutes ». Et moi qui pensais que Jean-Louis règlerait son sort à Christophe, je suis un peu déçu.Innocent

Ensuite le même scénario recommence. Et bien non, Christophe est bien parti, mais Jean-Louis reste avec nous, et c’est finalement Freddy qui décroche. Un peu avant d’arriver à Braibant (le 3ème ravito), Jean-Louis s’arrête brusquement de pédaler en pleine côte en criant : « HOUILLE-HOUILLE-HOUILLE » Clin d'œil. Je me retourne un peu inquiet, mais Jean-Louis commence un peu à payer ses efforts du matin pour poursuivre Christophe. Il a des crampes dans les cuisses. Le ravito est le bienvenu et nous retrouvons Christophe, toujours aussi frais. Tout le monde se refait une santé. Ensuite Christophe reste avec nous, reprenant le célèbre slogan d’un de nos anciens équipiers : « On part ensemble, on rentre ensemble ». C’est vrai que sur un cyclo-côteur, c’est un exploit d’arriver à faire cela. Mais visiblement Jean-Louis souffre un peu dans les derniers kilomètres et c’est Christophe et moi qui faisons le tempo pour rentrer. Le long de la Meuse, c’est plein tube et la côte de Dave vers Naninne est la dernière grosse difficulté de la journée.

Finalement, c’est un beau cyclo-côteur, pas trop dur où il y a moyen de rouler assez vite. Christophe a frôlé les 30 km/h de moyenne et Freddy a augmenté sa moyenne habituelle de 2 km/h. Visiblement, cela en fait quatre de plus pour lesquels il ne faut plus s’inquiéter pour arriver à Barcelone.

 

Quelques photos de Jean-Louis:

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Le terrain de Footbal de Naninne.

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Christophe, Alain et Freddy au 2ème ravito (Tellin)

 

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Christophe, Alain et Jean-Louis.

 

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De gauche à droite : Freddy, Alain et Christophe.

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Lessive et ses paraboles.

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Freddy, Christophe et Alain

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Jean-Louis, Christophe et Alain.

Les deux videos suivantes sont issues du site: http://randonneescyclotouristes.blogs.dhnet.be/archive/20...


Jean-Louis, Christophe, Freddy et Alain filmés de dos au début du parcours.


La dernière côte: Dave-Naninne. Alain est filmé de face, Jean-Louis de dos.

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Dimanche 25/07/2010 : A la poursuite d’Hoesvil
Par Alain Darville

Le dimanche, Pietro est parti en vacances. Il nous laisse entre nous, nous débrouiller sur le 100 km de Wolvertem. C’est un parcours tout plat vers Anvers. Je sais avant de partir comment ça va rouler. Jamais en dessous de 30 km/h.

Eric, Christophe, Jean-Louis et moi nous partons avec Stéphane qui réapparaît et qui s’accroche tant qu’il peut. Arrivé à Bornem juste après le passage du Rupel, je crève un pneu. Tous ceux qu’on avait dépassés nous repassent et Stéphane qui avait décroché est parti sur le 100 km. Christophe et Jean-Louis m’aident à changer ma chambre à air, et j’expérimente ma cartouche de gaz pour regonfler le pneu. C’est efficace et impressionant, le pneu est solide car la pression devait avoisiner les 10 bars.

Et c’est reparti. Nous fonçons vers Anvers. Arriver devant l’ascenseur pour traverser l’Escaut, il y a foule. Nous descendons à pied, nous roulons dans le tunnel bondé et nous remontons le vélo sur le dos les trente mètres qui nous séparent de l’air libre par les escaliers. Sauf Eric, qui passant devant tout le monde s’engouffre dans l’ascenseur qui le remonte à la surface. Mais nous sommes quand même arrivé avant lui. A Anvers, nous passons devant l’organisation de l’« Antwerp Ironman 70.3 ». Je n’ai pas vu Philippe C. Que de monde, ça change de nos petits brevets. Ce sont de vrais athlètes, c’est peut-être ça l’avenir du cyclisme sur route pour les jeunes.

Nous avons donc repris Stéphane dans l’ascenseur d’Eric, juste le temps de réparer sa crevaison lente d’un de ses pneus de Bruxelles-Aoste 2009. Tous ceux qu’on avait dépassés nous repassent (bis), et ensuite c’est reparti jusqu’au 1er ravito où les 2 Daniel étaient là. Au grand soulagement de Stéphane qui ne sera plus obliger de se tuer à nous suivre.

Nous repartons, à fond, derrière Jean-Louis, à la poursuite du groupe d’Hoesvil. Le temps de raccrocher, de souffler un peu et Eric se retrouve devant à faire le tempo. Puis Jean-Louis passe devant et augmente le tempo. Ensuite Christophe passe devant et dépasse allègrement les 35 km/h. Et si si, c’est vrai, je finis par passer devant entraînant à ma suite les fous furieux. Le groupe d’Hoesvil a un peu fondu, le 2ème ravito le long de l’Escaut est passé sans s’arrêter.

Dans le groupe d’Hoesvil, il y a un petit nerveux qui passe son temps à faire des aller-retour entre la tête et la queue du groupe, en se la jouant à la Pietro : C'est-à-dire en se mettant devant des cyclos qu’il considérait comme des suceurs de roues et en laissant tout doucement partir le devant du groupe. Et puis accélérant brutalement pour faire la jonction, essayer de laisser en plan ceux qui le suivaient. Et bien non, avec nous cela ne marchait pas, on recollait toujours. Visiblement Pietro est plus efficace.

Finalement à 15 kilomètres de l’arrivée, je laisse partir, contraint et forcé, ce qu’il reste du groupe, avec un Jean-Louis déchaîner. Avec lui, devant jusque Barcelone, on le fait en 5 jours. Finalement, j’ai plus de 31 km/h de moyenne à mon compteur en ayant été lâché par les plus forts.

Pour être complet Marc C. et Michel ont fait le 65 km en solitaire.


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Samedi 24/07/2010 : il s'est préparé, il a insisté mais il sait pas nager
Par Patrrice Martin

Il s'est préparé.

Entre le mercredi (les 100 kilomètres parcourus - pas les mêmes que les vôtres) et le samedi, il a roulé sur les rouleaux à la maison et a recherché sur cotacol, les côtes qu'il allait (essayer) de grimper.

Levé à 3 heures du matin (il voulait être à Aywaille à 6 heures pour souffrir probablement environ 12 heures).

Au garage, sa voiture ne répond pas ! ! ! Plus aucun témoin ne s'allume.  Merde la batterie semble à plat.  Pas roulé sur son vélo pendant environ six semaines, la voiture non plus.  Je téléphone à Alain vers  4heures 30 du matin (je croyais qu'il se préparait à cette heure là)  et bien non, je suis vraiment un salop, Alain dormait encore et je l'ai réveillé.  Je lui signalais que je n'étais pas sûr de pouvoir aller à Aywaille.   Sorry encore Alain, toi qui a du mal à t'endormir, voilà que, quand enfin tu dors, il faut que je te réveille.

Il a insisté.

Je téléphone à Ethyas (on paye des assurances assistance c'est pas pour rien) et environ 40 minutes plus tard, on est venu me dépanner, c'était bien la batterie.  Faut faire gaffe de pas caller dans les 20 premières minutes.  Me voilà parti vers Aywaille, travaux sur l'autoroute à la sortie de Bruxelles et encore à Liège où toute une portion de l'autoroute est carrément fermée pour travaux. Dans les environs de Liège à 3 ou 4 reprises, pluies, pas très abondantes mais pluies quand même, alors que les prévisions étaient nuageux.

Arrivée à Aywaille, inscription, préparation et départ vers 7h pour 200 kilomètres (toujours optimiste, Patrice).  Comme il tombe quelques gouttes, je mets mon "préservatif" anti-pluie (gagné lors de la tombola de fin de saison l'année passée).   Bonne pioche, bien vu. A peine quelques kilomètres parcourus (5 km Harzé ?) et voilà les écluses célestes qui s'ouvrent.  Au début on supporte puisque ça monte (un tout petit peu pour vous), Houssonloge et Werbomont mais çà pisse fort quand même et arrivé à La Fange (non je ne l'invente pas, le pont au dessus de l'autoroute) je rebrousse chemin.

Il sait pas nager.

Je vais prendre l'embranchement, aperçu un peu plus tôt, vers les 45 kilomètres, je vous entend, « quel manque d'ambition, il abandonne plus vite que son ombre ! », pas vrai, il n'y avait aucune ombre.  Je retourne à Aywaille par Habiémont, Les Forges, Chevron (où j'avais aussi abandonné plus tôt cette année, 200 km réduits à 113 km), Targnon, Noncéveux, Sougné-Remouchamp et Aywaille.

Selon Google map, j'aurais parcouru environ 52,5 km, temps d'effort selon le cardio-fréquence-mètre 2h 20min 43sec.  Ah oui, pourquoi je n'ai pas mon nombre de kilomètres ?  Parce que je n'ai jamais vu 10 kilomètres sur mon compteur, il est mort "noyé" avant ! ! !

A Aywaille, j'ai croisé notre bon André (Paris-Pékin) qui était tout trempé, presque grelottant, et qui ne s'est pas attardé pour aller se sécher et retourner, comme moi à Bruxelles.

J'espère que comme dans la chanson « toute la pluie tombe sur moi  (et les autres malheureux partis tôt) - mais j'ai pas su faire com'si j'la sentais pas, .... » et que vous avez pu éviter cette pluie et profiter des 200 kilomètres et de tous les dénivelés.  En confiance, félicitations à tous. Enfin, notre super Guy, parti sur le 200, est taillé dans un bois noble, c'est pourquoi il est inoxydable et, évidemment, il flotte ! ! !  Une de ses devises est certainement celle de la ville de Patris (si je ne me trompe) Fluctuat nec mergitur. Comme dans Astérix et Obélix, pour lui une pluie pareille c'est simplement une petite bruine "vivifiante" et celle-ci était simplement un peu plus ou particulièrement vivifiante.

Si cela c'était « nuageux » pour la météo, quand ils annonceront pluvieux, il faudra prendre un kayak.


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Samedi 24/07/2010 : La Redoute pour sauver la journée.
Par Alan Darville

Ce samedi, nous sommes partis Pietro, Christophe et moi pour faire le 200 km de Liège-Bastogne-Liège (en fait Aywaille-Bastogne-Aywaille). Mais à peine arrivés sur place vers 7h40, après avoir errer à Liège à la recherche du bon chemin suite à la fermeture du Tunnel de Cointe, il pleut. En plus de pleuvoir (à seaux), il fait froid (12°c pour la saison, c’est pas beaucoup), et il y a un petit vent du nord assez frisquet.

Comme la pluie s’est un peu calmée, nous nous élançons en petite tenue, pas vraiment adaptée aux conditions atmosphérique. En se disant, que partis comme nous sommes, le voyage vers Barcelone risque d’être compromis si on se tape une bronchite ou une tendinite.

Et nous dépassons Guy, parti longtemps avant nous. Il a crevé, et son petit K-Way ne l’a pas trop protégé du froid. Il a grelotté longtemps sous les trombes d’eaux. Mais il fera ses 200, il est fait d’une matière indestructible.

Le tracé est nouveau, mais finalement, nous renonçons au 200 pour nous rabattre sur le 115 kilomètres. Et oui, Patrice, nous ne sommes pas des surhommes, nous avons aussi nos faiblesses. Christophe décide de rentrer à fond (il finira à + de 29 km/h de moyenne) après être passé par la Baraque Fraiture (635 m). Pietro et moi, nous continuons à notre aise, sauf la descente vers Remouchanp le long de l’Amblève faite à plus de 40 km/h derrière un groupe de flamands qui ne voulaient pas qu’on les dépasse.

La côte de la Redoute, même si elle n’est pas sur le parcours du 155 km est impossible à éviter. Enfin, impossible, non, il faut juste ne pas prendre la route. Mais le soleil est revenu et pour sauver notre samedi, il faut la faire. Toujours aussi dure, mais toujours cette satisfaction d’être arrivé au sommet sans s’arrêter. Nous nous faisons la remarque que les petites distances sont bien plus faciles que la grande, le dénivelé est beaucoup moins important. Avec un rapport de 1000 m pour 100 km, la différence est énorme par rapport au 200 qui a un rapport de 1500 m pour 100 km.

Freddy, arrivé une heure après nous a fait son « petit » 160 kilomètre au sec et sans problème. Comme quoi, les lèves tôt ne sont pas toujours récompensées.


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Samedi 19/07/2010 : La Namuroise

Par Alain Darville

Dans la série des cyclo-côteurs, « La Namuroise » n’est franchement pas la plus facile. Le grand parcours ne fait « que » 180 kilomètres, mais les côtes, au nombre de 21, ont pour la plupart, des pourcentages dépassant régulièrement les 7-8%.

Comme toujours, les régions traversées sont très belles, même s’il y a très peu de moments pour permettre la récupération et admirer les paysages. Les points marquants traversés sont la Citadelle de Namur, Maredsous, le Château de Weillen, Agimont, Celles et Crupet. Quelques villages traversés se targuent d’être les plus beaux de Wallonie. En effet ils sont souvent très beaux, avec les maisons typiques en pierre de taille et toits avec des ardoises en schistes gris et, pour la plupart, ce sont des villages entièrement fleuris.

Pietro m’accompagne. Il est de plus en plus fort. Sur le plat il a retrouvé depuis longtemps ses 20 ans, dans les montées, quand il veut, il retrouve ses 30 ans. Le problème est que moi je fais mon âge, et que donc il doit de temps en temps m’attendre. Mes calvaires sont les côtes à plus de 10%,  je n’avance pas. Et elles sont nombreuses : Les maximums atteints sont 15% à Weillen, 14% à Les-Strépy-Soulme, 13% à Heer et 14% à Sorinnes, d’autres encore plus nombreuses ont des maximums entre 10 et 11% (Maizeret, Salet, Château de Wellin, Blaimont, Lavys, Lisogne et Purnode).

Le temps est assez incertain. Le matin, il pleuvine de temps en temps. Avec nos pneus slicks, les descentes sont alors faites au ralenti. Les virages sont parfois dangereux avec les gravillons laissés par les voitures.

Et la vision d’apocalypse apparait tout d’un coup. A partir de Lavys et surtout à Celles, ce ne sont que des arbres déracinés ou cassés, des poteaux électriques renversés et des toitures arrachées. Et ça sur des kilomètres et des kilomètres. L’orage/tornade du mercredi 14 juillet aura laissé un très mauvais souvenir aux habitants du coin. A Lavys, un des poteaux nous barre la route. Les fils électriques sont par terre. Il faut quand même passer en espérant que tout ne s’effondre pas lors de notre passage.

Au dernier ravito, il y a foule. Ca fait plaisir à voir, nous n’avons pas si mal roulé que ça, il y a encore plein de cyclos qui nous suivent. Après ça, pour les 25 kilomètres qui restent, Pietro ne se sentant plus, va les finir à fond, avalant les 2 dernières côtes comme si c’étaient des descentes.

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Pietro face au désastre.

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Samedi 10/07/2010 : La Médiévale.

Par Alain Darville

Un cyclo-côteur entre Yvoir et la Semois, cela ne peut être que bien. C’est une très belle région, avec des parties plates le long de la Meuse et de la Semois/Semoy et des montées entre les deux. Le seul petit problème est la chaleur caniculaire qui est annoncée. Pour Pietro, après avoir survécu à son 600 km dans la fournaise française, ce petit 200 km n’est qu’une petite péripétie. Le départ se fait depuis Godinne à l’intérieur du domaine du Collège Saint-Paul. Pas mal comme collège, d’après ce que j’en ai vu, avec de belles installations sportives.

Annoncé pour 2600 m de dénivelé, il est retombé à 2100 m au départ. Mais avec le compteur/altimètre du vélo, on ne sera finalement pas loin du premier chiffre.

Guy est parti un peu avant nous, aussi sur le 200, et Freddy partira bien après mais sur le 140 km. Nous partons à 7h30 tapantes. Naturellement sur la partie plate le long de la Meuse, nous fonçons entre Godinne et Anseremme, Guy est avalé et dépassé rapidement bien avant d’arriver à Dinant et puis nous attaquons la longue côte direction Beauraing. Et déjà là, il fait chaud. A huit heures, il y a déjà 25°c. Quand je vois Pietro et son minuscule bidon, je me demande s’il a hérité de gènes de dromadaires, moi avec mes deux grands bidons je serai souvent à sec entre deux ravitos. Mais les ravitos sont bien fournis, de quoi manger, et à boire en suffisance. Le seul problème est qu’avec la canicule et toutes les boissons ingurgitées, l’estomac refuse tout aliment consistant. Dans les montées, il se rappelle à mon bon souvenir, ça fait mal. Mon demi petit pain trimballé sur le dos, y restera pendant 200 km. Impossible d’avaler quoi que ce soit. Ne presque rien manger pendant 200 km, fait que la fin de ce brevet c’est faites un peu difficilement.

C’est bizarre, mais sur les +- 500 partants, seulement 50 faisaient le 200 km. C’est étrange, parce qu’en fait c’est le 200 qui a le plus beau parcours, rien que faire la Vallée de la Semois est un pur bonheur.

Après le 1er ravito à Gedinne au km 53, c’est la séparation entre le parcours du 140 et du 200. Et c’est là le point le plus embêtant : la longueur de l’étape pour arriver au 2ème ravito. Plus de 60 km, une chaleur de 36°c dans la côte de Monthermé et les bidons secs. Un peu avant d’arriver au 2ème contrôle, un cyclo me demande si on est bien sur le 140 km. J’ai à peine le temps de lui dire que non, que nous sommes sur le 200, qu’il a déjà fait demi-tour. Je n’ai même pas eu le temps de lui dire qu’il devait continuer et faire le 200. Mais, je lui souhaite bonne chance, s’il veut retourner jusqu’au 1er contrôle, cela lui fera plus de 250 km.

Après le 2ème ravito, c’est un peu laborieux. Comme je suis rôti, je n’avance vraiment plus au même rythme que Pietro qui m’attend de temps en temps. Au 3ème contrôle de Givet, les organisateurs nous disent qu’on peut continuer le long de la Meuse pour rentrer. Ce sera plus long, mais il n’y aura plus de côte. Mais non, nous ferons le parcours et après Hastière, nous grimpons par Onhaye et nous continuons par les hauteurs. La fin le long de la Meuse, après la descente par Anhée, se finira au courage avec des crampes aux deux cuisses.

A Godinne, il n’est pas encore 16 heures quand nous voyons Freddy qui nous attendait. Le temps de vider quelques verres et d’encore transpirer juste de quoi laisser une flaque d’eau en dessous de nous, nous étions prêt à rentrer à Bruxelles. Le lendemain, Pietro faisait la course avec Eric, Christophe et Jean-Louis au brevet de Asse. Décidément, je ne suis pas un superman sur mon vélo.

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Dimanche 04/07/2010 : Petite sortie entre nous.
Par Alain Darville

Pour inaugurer le groupe B, Dan avait battu le rappel des troupes. Résultat : comme d'habitude Daniel était là. Le groupe B était donc composé de 2 cyclos. On fera mieux la prochaine fois.

Le groupe A était un peu plus fourni : 7 cyclos : Eric, Jean-Louis, Christophe, Freddy, Jos, Pietro et moi.

Le groupe B est parti ½ heure avant le groupe A, mais les deux groupes ont le même objectif : Faire la 1ère partie du 200 km du club, soit 110 km avec un arrêt au Café Pont-Levis de Bracquegnies.

Christophe étant de retour, il fait la cadence, assez élevée, peut-être pas pour lui, mais en tout cas pour Jos, qui s'accroche telle une teigne au cul d'un bouledogue en furie. Dès que ça monte naturellement, Christophe s'envole, suivi d'Eric et des autres. La longue montée vers le Bois de Virginal est faite à fond, juste pour se tester. Je dépasse Jean-Louis et Pietro, ce qui m'étonne un peu.

Mais naturellement dès qu'ils le peuvent Christophe, Jean-Louis, Eric et Pietro accélèrent et s'en vont, suivis de Freddy qui s'accroche. Je reste avec Jos. Le groupe se reformant pour finir la première partie.

Nous retrouvons Dan et Daniel, au Café du Pont-Levis, nous restons un peu à la terrasse et nous repartons par le Canal du Centre le long des célèbres ascenseurs hydrauliques. Un peu après deux groupes se forment, les 4 mêmes devant, Freddy restant avec Jos et moi. A Ronquières, nous continuons à sept le long du canal, à bonne allure, jusqu'à ce Christophe attaque, et puis... (comme d'habitude). Mais c'était pas mal, nous avons roulé en petit groupe sympa, Jos a étonné tout le monde par la vitesse à laquelle il a fait ce trajet, et visiblement tout ceux qui y vont commencent à voir ce Bruxelles-Barcelone qui se profile à l'horizon. Jean-Louis posant toutes les questions possibles et imaginables pour le réussir. Et dire que j'ai ajouté 124 tous petits kilomètres à ce qui était prévu, soit 1582 km en 10 jours. Une paille...

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Quelques photos de Jean-Louis:


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Freddy

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Eric

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Christophe

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Pietro

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Jos

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Alain

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Le Canal du Centre.

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Le Pont-Levi à Bracquegnie.

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Christophe, Daniel (de dos) et Dan.

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Les ascenseurs hydrauliques.

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01/06/2010

Sorties Juin 2010

W.E du 26 & 27/06/2010 : BRM 600 km (Tournai - Compiègne - Tournai)
Par Pietro Sirigu

Un BRM 600 est toujours une aventure et ce même pour les routiniers.

La météo était annoncée au beau fixe et effectivement,  il fera très chaud tout le W.E avec des pointes de + de 35°C en plein soleil.

Le départ est donné à 06h00 du matin depuis le local des Audax Tournai à Warchin. Nous sommes 19 cyclos à participer à cette aventure dont un seul membre des Audax Tournai (Marcel Lefèvre dit Marcelino)  ce qui est vraiment très peu pour le club numéro un des BRM en Belgique.

Le peloton est un amalgame de vrais randonneurs élevés à la dure et de cyclos comme moi plutôt venu relevé un défi.

Parmi les participants, il y a un seul novice a savoir Thierry Degueldre qui est ni plus ni moins qu'un ex-copain de service militaire d'Alain Darville (Le monde est vraiment petit !)

Il faut savoir que l'Audax Tournai est le club le plus attaché aux us et coutumes des randonneurs et que dès lors tout se fait à la dure, donc pas d'organisation de logements, de ravitos ou transports de bagages, c'est discutable mais cela à le mérite de rester dans la tradition.

Le parcours proposé est superbe comme à l'habitude et emprunte essentiellement de petites départementales tranquilles. Le parcours tel que délivré par Tournai est facilement suivable via la feuille de route détaillée que nous recevons au départ.


Ci-dessous les points de contrôle :

Warchin (Tournai - KM 0 )
Maroilles ( KM 80 )
Laon ( KM 152 )
Compiègne ( KM 227 )
May en Multien ( KM 282 )
Compiègne ( 330 KM ) - Logement Etap Hôtel
Grandvilliers ( 384 KM )
Chaulnes ( 481 KM )
Arleux ( 548KM )
Warchin ( Tournai - KM 603 )

Au départ nous roulons groupé jusqu'au niveau de l'ancien canal, où André Vaneeckhout me propose à voix basse de prendre un autre chemin qui nous fera éviter l'état désastreux des rives des canaux. Donc une partie part sur le canal pendant qu'un autre groupe se forme, fort de 8 cyclos dont André,  Antonio, Guy, 2 cyclos d'Orchies, un autre cyclo français, un cyclo allemand pour le moins peu causant et moi.

Comme, il est de coutume et puisque nous avons formé un groupe nous roulerons de concert toute la journée en tout les cas jusqu'à May en Multien où la belle harmonie du groupe est mise à mal par l'instinct de survie de l'homme. Il n'y a pas de bars dans le patelin et chacun se débrouille comme il peut pour ravitailler. André, excédé, part de son côté, le reste du groupe d'un autre côté. Il reste Antonio et moi.

Nous trouvons un bar-boulangerie-epicerie-cremerie-etc où nous serons bien accueillis par les patrons et quelques clients attablés à la dégustation de pastis et autres produits alcoolisés. J'ai l'impression d'être parachuté dans le film la Soupe aux choux et de jouer le rôle de Jacques Villeret. On nous questionne : comment se fait-il que vous vous soyez perdus dans nos contrées ? Je m'en explique et devient tout à coup le centre d'attraction du patelin.

Je ferai la dernière étape vers Compiègne avec Antonio où nous arriverons juste avant la pénombre vers 21h40.

J'avais réservé ma chambre via Guy Villette (Qui malheureusement malade abandonnera au premier passage à Compiègne) et nous devions partager notre chambre à deux mais les évènements en décideront autrement. L'informatique à l'entrée de l'hôtel refuse de fonctionner pour 2 cyclos qui bien qu'ayant réservé une chambre ne peuvent accéder à celle-ci.

Guy Villette et moi, de retour d'une virée dans un bar irlandais de Compiègnes où j'ai avalé 2 bières d'un demi-litres ( j'avais vraiment soif ! ), nous tombons nez à nez avec les 2 compères d'Orchies : Rien à faire, la solidarité prend le dessus et nous nous retrouvons à 4 dans une chambre de 6m2 avec en plus les vélos. Il est +/- 1 heure du matin quand enfin je profite de 3 heures de sommeil mouvementé et perturbé par une chaleur étouffante et quelques valeureux ronflements de cyclos passablement épuisés.


Le levé est prévu à 04h20 et sera pour le moins pénible.

Je pars à 05h00 avec les 2 compères d'Orchies, l'autre français, Marcelino et Michel. André arrivé en retard au RDV, partira un peu plus tard en compagnie d'Antonio. Le reste du groupe s'octroie un peu plus de repos et partiras à 06h00.

Il fait déjà très chaud si tôt le matin et un des compères d'Orchies bat de l'aile, ce qui nous amène à rouler à un rythme modéré. Dans ces conditions, je ne prends que très rarement des relais et de toute façon ceux-ci s'avèrent stériles puisque le groupe se disloque à chaque fois.

Nous ferons route ensemble jusqu'au environs de Chaulnes où le groupe comprenant Thierry Degueldre, Mic Cammertyn et trois autres cyclos nous rejoignent. Ils nous dépassent et nous les retrouvons un peu plus loin à un ravito improvisé dans un cimetière (C'est un des seuls endroits où trouver de l'eau potable un Dimanche dans la pampa française).

Nous repassons devant mais pas pour longtemps puisque une dizaine de kilomètres plus loin ceux-ci nous rejoignent à nouveau mais à la différence de la fois précédente, je prends leurs roues avec Michel (Le grand chauve du club de la Roue Houdinoise).

Nous ferons le reste du trajet de concert ce qui me permettra finalement de rentrer d'assez bonne heure et largement dans les délais soit à 18h40.

Je suis assez content de ma prestation car je suis rentré sans aucune séquelle physique de ce brevet  rendu massacrant par la canicule.

J'avais cette fois fait une très belle préparation préalable soit 3 BRM 200 km, 3 BRM 300 km, 1 BRM 400 km et 2 beaux cyclos-côteurs de plus de 200 km et 3000 m de dénivelé et celle-ci a porté ses fruits.

Dommage qu'Alain n'était pas de la partie alors qu'il avait pratiquement tout fait avec moi avant le 600 et j'ai aussi une petite pensée pour Christophe qui avait mis beaucoup de conviction dans la préparation des ses objectifs BRM, malheureusement contrariés par des problèmes de genoux.

D'un autre côté Alain a réchappé à la pire insolation de sa carrière, je me le suis imaginé en tirailleur ou zouave albinos rôtis recto - verso au barbecue par une tribu d'anthropophages à la recherche des meilleures parties.....blanches évidemment !


Quelques données :

Mon compteur indiquera finalement 601,5 km réalisé en 36h40 tout compris.

Ma consommation en boisson (isotonique, eau, Coca, Orangina, bière sans alcool)  a été de +/- 18 litres pour l'ensemble du parcours.


A l'année prochaine pour d'autres aventures.






Dimanche 27/06/2010 : La Stéphanoise
Par Alain Darville

Loin de la base, je me doutais bien qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde du club pour venir faire le brevet de Mont-Saint-Guibert. Il faisait magnifique pourtant, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait. A peine 130 partants à ce brevet situé au sud de Wavre dont 3 du club. Pietro est excusé, depuis samedi il pédalait comme un força pour faire le BRM 600 km de Tournai. Sous un soleil de plomb, c'est un exploit. Il est rentré vivant et même en excellent état. Il est indestructible. Jean-Louis qui est pour la 2ème fois grand-père a préféré faire un brevet à Ternat (pas loin de Bruxelles) où rien moins que 1200 cyclos faisaient un parcours d'à peine 80 km. Heureux flamands.

Donc Daniel était là, et contre toutes attentes Eric aussi. Si loin de Bruxelles, c'est un événement. Mais peut-être depuis qu'il a sa nouvelle voiture, c'est une excuse pour pouvoir l'utiliser.

Le parcours est vallonné, pas loin de 900 mètres sur le 105 km. Daniel est parti en éclaireur sur le 75 km.

Eric et moi, nous roulons à un bon rythme. Les côtes un peu pentues sont avalées par Eric, comme d'habitude plus rapidement que les descentes. Je fais 10 mètres, il en fait 100. Dans les descentes, il m'attend, et nous roulons comme ça, jusqu'au moment où nous croisons Daniel qui, à un croisement, venait à notre gauche. Visiblement nous avons raté une flèche et sans le vouloir nous avons gagné quelques centaines de mètres. Ainsi Daniel fait office d'aiguilleur ambulant et il nous remet sur le bon chemin. Les paysages sont très beaux, pas toujours l'état des routes qu'il faut parfois franchir en acrobate. Nous passons par Mellery, Villers La Ville et Genappe

A Céroux, le 1er ravito est bien fourni, nous en profitons pour faire les pleins de nourriture et surtout de boissons. Il n'est pas encore 10 heures et nous transpirons déjà abondamment.

Ensuite nous passons par Louvain la Neuve et à Dion le Mont après 65 km nous sommes rejoints par un cyclo. Nous roulons alors à trois à un bon rythme, le temps de rater une flèche et de se perdre à Biez. Heureusement notre nouveau compagnon de route connaît la région et nous fonçons vers Longueville où nous retrouvons le fléchage mais entre-temps nous avons raté le 2ème ravito.

Ensuite c'est facile, le vent est dans le dos. Tout d'un coup, Eric crie de façon désespérée: « Alain, je dois m'arrêter ». Je pensais qu'il avait un gros problème technique ou physique.  Mais non, Eric a simplement un problème de vessie, par cette chaleur, c'est bizarre, je ne sais pas ce qu'il a bu. Nous nous arrêtons et nous laissons partir notre guide. Mais, un peu après nous sommes arrivés. Nous retrouvons Daniel, et nous prenons le temps de boire un bon verre d'eau, heu, de bière...





Dimanche 20/06/2010 : Hoesvil par un matin d'Automne
Par Alain Darville

Je pense que c'est la première fois que je fais le brevet d'Hoesvil. Les autres années je faisais l'Ardéchoise. Ce n'est pas vraiment la même chose, mais le parcours d'Hoesvil a aussi quelques montées au programme.

Nous partons de Vilvorde, au café Hogar Spanol. Daniel W. est là avec son VTT. Il part en solo quand nous arrivons à l'inscription sur le 75 km. Jos et Michel font aussi le 75 km à deux. Nous, Eric, Jean-Louis, Pietro et moi, ferons le 110 km. Le thermomètre indique 10°, il pleut et le vent du nord est assez fort. Et demain, c'est l'été...

Nous partons avec un petit groupe composé principalement du CTB. Le début est facile, c'est plat, même si la route est tortueuse, et avec une route mouillée, il faut faire attention à la chute. Nous passons par Zemst, Kampenhout pour arriver au contrôle d'Erps-Kwerps après 35 km. Eric est resté calme, tant que ça ne monte pas, il ne s'excite pas.

Ensuite nous perdons les gars du CTB qui attendent l'un des leurs qui a déchaîné. Déchaînés, c'est Eric et Jean-Louis qui le sont. Ca commence à monter. Bertem, St-Joris Weert, Pecrot, Ottenburg et Duisburg sont passés à allure supersonique. En 60 km, nous ferons presque 740 m de dénivelé. Naturellement, comme je monte à l'allure d'un vieil escargot asthmatique, je les perds rapidement. De temps en temps, ils m'attendent, et on se retrouve tous (le CTB compris) au 2ème contrôle de Duisburg.

Je m'accroche encore une dizaine de kilomètre. Jean-Louis fais des relances dignes de Cancelara et pourtant il n'a pas le même vélo. Je finis par baisser pavions dans la xième côte montée toujours aussi rapidement. Ils ne se fatiguent donc jamais !! C'est vent de face pour rentrer, il faut encore passer par Everberg, le temps de voir un Airbus A330 de Brussels Airlines se poser, Kortenberg, Steenokkerzeel et la caserne militaire de Peutie.

Pietro et Cie ont rejoint et dépassés Jos et Michel, et ont aussi laissé sur place Charlie qui roule maintenant sous d'autres couleurs, mais on ne lui en veut (presque) pas.

C'est un beau brevet, très bien fléché, mais le mauvais temps aura sans doute un peu gâché la fête et surtout limité le nombre de participants.
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Les photos du départ faites par Jean-Louis:


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Eric.

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Le vélo de Daniel.

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Alain.


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Pietro.

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La devanture du Café Hogar Spanol.

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L'équipe de choc: Jean-Louis, Alain, Eric et Pietro.

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Eric.

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Alain et Eric.



Jeudi 17/06/2010 au Samedi 19/06/2010 : L'Ardéchoise 2010

Le récit de Benoît Leclere: http://aurore-cyclo-ardechoise-2010.skynetblogs.be/






Dimanche 13/06/2010 : La course des vétérans
Par Alain Darville

Le brevet de Halle (la JM Wampers Classic), nous étions quatre. Pietro, Eric, Jean-Louis et moi. Sans doute les élections ont-elles empêchées les autres de venir. Et une course de vétérans est au programme. Pietro, Eric et Jean-Louis s'y inscrivent. Ils vont montrer aux autres ce qu'ils savent faire. Je les laisse partir, j'irai rouler le brevet normal. Et quand je reviens, que s'est-il passé ? Ils ont gagné. Eric à gagné, un cheveu devant Jean-Louis, Pietro encore un peu fatigué de son 200 de la veille, a fini troisième. Les autres sont loin derrière, dégoûtés par la démonstration. Eric est hilare, il ne tient plus en place, il demande même de refaire une nouvelle course parce qu'il n'a même pas du aller dans ses réserves. Là dessus, ils ont décidé de transformer officiellement notre club en véritable club de course, ce qui jusqu'à présent n'était qu'officieux.

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Le podium de la vicoire: Jean-louis (qui envie Eric), Eric et Pietro.

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Encore ce podium.


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Eric reçoit la coupe. Pour les fleurs, il faudra attendre, le budget n'était pas assez important.


Oui bon, en fait, il n'y avait pas de course, personne n'a gagné, le podium est fictif. Les cardiaques peuvent reprendre leur souffle. Nous sommes bien partis à quatre en suivant de mauvaises flèches jusqu'au moment où ces mauvaises flèches avaient disparu. La suite fût de l'improvisation en reprenant le 45 km de notre club et en ajoutant quelques côtes au programme. Ils ont été sympa avec moi, en m'attendant en haut des côtes. Après que nous soyons arrivés, Jos se pointe presque par hasard en étant parti d'Anderlecht.


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Jean-Louis qui fête son anniversaire (52 ans).

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Eric tout joyeux.
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Pietro.

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Jos.

 


 

Samedi 12/06/2010 : Les boucles de la Semois (1ère)
Par Alain Darville

C'est un très beau parcours que nous offre le Cyclo Club Bertrix. Avec une longue partie qui longe la Semoy en France et la Semois en Belgique, ce parcours démarre à Bertrix et passe par Nafraiture, Chairière, Rochehaut, Poupehan, Bouillon, Sainte-Cécile et Chiny. Quand je vois qu'en 2007, le dernière et seule fois que j'avais fait ce brevet, j'avais écrit dans le résumé que les côtes n'étaient pas trop difficiles, j'ai fameusement du vieillir. Beaucoup d'entres-elles, surtout après Bouillon, dépassent régulièrement les 10%. Tout ce que j'aime.

Je suis donc parti avec Pietro. Patrice et Guy étant partis bien avant nous. Le temps est incertain, avec des risques de pluie l'après-midi. Mais sinon, la matinée nous échappons à de grosses pluies, juste une petite bruine mais quand même suffisante pour mouiller la route dans certaines descentes et mettre de la buée sur nos lunettes. Ce n'est pas toujours facile de rouler en ne voyant pas grand chose. Heureusement les trous sont rares, même si les routes sont assez usées et secouent un peu.

Comme Patrice le dit dans son résumé, nous le rattrapons après 80 km. Patrice sur son petit plateau en train de mouliner sans avancer (le petit plateau, c'est le 30 devant), là où je passe sur mon grand plateau (53). Je me demande ce qu'il va mettre quand ça montera vraiment. Patrice a juste le temps de nous dire que Guy n'est pas loin devant et que nous le rattraperons bientôt.

Le long de la Semoy/Semois, nous accélérons le rythme en nous accrochant à un petit groupe. Comme c'est presque plat, je peux tirer de grands braquets, mais faire cela c'est usant, et je suis un peu optimiste sur le reste du parcours. Pietro a toujours des problèmes avec sa roue arrière qui a de fâcheuses tendances à se faire la malle. Il s'arrête pour la refixer correctement.

Après 130 km (le 2ème ravito à Chairière), mon altimètres m'indique que nous avons seulement fait 1600 m de dénivelé. Ca veut dire qu'il en reste 1400 à faire en 80 km. Et bien, ils étaient là.

Dans la région de Bouillon, la route est mouillée. Je me rappelais qu'en 2007, le ravito était à la Chapelle de Buhan avec une terrible côte pour y arriver et une non moins terrible descente pour arriver face à la Semois. Sur le sec, il fallait déjà freiner à fond pour ne pas faire le plongeon, sur le mouillé... Et bien non, nous y échappons, pas à la montée mais bien à la descente. Et encore c'est une autre montée mais qui n'est pas mal non plus (12-13%). Tout ça pour cause de travaux.

Avec tout ça, nous n'avons toujours pas vu Guy. A-t-il mis un moteur dans son vélo ? S'est-il noyé dans la Semois ? S'est-il trompé de route ? (C'est impossible, il connaît les Ardennes mieux que sa poche). A-t-il raccourci le parcours ? (C'est aussi impossible, il préférera mourir plutôt que d'abdiquer). Donc il s'est évaporé. Adieu Guy !! Non, il vit toujours, lisez le résumé de Patrice.

En direction de Sainte-Cécile, un cyclo nous accompagne. Tout d'un coup il nous demande ce que nous faisons comme parcours : « le 210 km ». Lui il fait le 170 et son copain n'est pas là. Il a déjà 170 km au compteur (bizarre comme compteur) et il en reste 35 à faire. En fait le 170 se séparait du 210 bien plus tôt. C'est un flamand sympa, même ses jurons il les faisait en français avant de faire demi-tour.

La finale, entre Chiny et Bertrix (soir 21 km), s'est faite sous la pluie et avec un gros vent de face. La température est passée de 19° à 14°. Après les côtes à 10%, c'est la pluie et le vent. Nous aurons tout connu sur ce cyclo-côteur. Pas mécontent d'arriver. Malgré tout, j'ai encore quelques restes (même si tout le monde me dépasse (sauf Patrice, sorry) dans les côtes). Le parcours a été fait en 11 minutes de moins qu'en 2007 (l'année de Paris-Brest où j'avais la forme de ma vie) avec 2 km en plus. Et cette fois-ci Pietro est resté avec moi, même si je le soupçonne d'avoir rouler en dedans dans les côtes.
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Le profil du parcours est le suivant:


Projet2





Samedi 12/06/2010 : Les boucles de la Semois (2ère)
Par Patrice Martin

Je suis arrivé vers 6h30 (je crois) et le temps de m'inscrire, d'aller maigrir (se vider un peu si tu vois ce que je veux dire) et de croiser notre Guy déjà prêt avec son fier destrier, je me suis rendu à ma voiture et me suis préparé (monter le vélo, mettre mes chaussures, installer le parcours,  etc..) et je suis parti pour 212 kilomètres.

Je croyais que Guy était parti avant moi, vu qu'il était déjà prêt quand je l'ai croisé et que je devais encore me préparer, mais il m'a dépassé un peu avant le premier ravitaillement.  Je ne l'attendais pas et il m'a dit que, depuis qu'il roule (c'est le cas de le dire) sa bosse, il a de nombreuses connaissances et qu'il s'était attardé un peu avec eux, ce qui fait que finalement il est parti après moi.

Je l'ai rejoint au premier ravitaillement, vers le kilomètre 60.  Comme d'habitude, super Guy s'est ensuite envolé avec un ami de la région de Mons.  Au kilomètre 82 environ j'entends une voix qui me demande si je n'ai pas plus petit (développement), décidément c'est pas mon jour, tous les membres du club présents vont me dépasser.  Ce sont Pietro et Alain qui déboulent, je les apercevrai bien pendant 500 mètres.  Les nuages qui s'étaient vidés un peu sur ma voiture en venant à Bertrix, se font de plus en plus menaçants.  Mais jusqu'à présent je n'ai reçu que quelques petites gouttes.  A l'approche du second ravitaillement (vers 120 km) la menace se fait de plus en plus précise et il commence à pleuvoir un peu et j'arrive au ravitaillement.  Je me restaure et bois abondamment, quelques autres cyclistes arrivent mais les nuages ont décidés de se vider et il commence à dracher.  D'autres cyclistes arrivent de plus en plus trempés.  Parmi ceux-ci arrivent Guy et son copain de la région de Mons ! ! !  Comment cela mais je n'ai pas dépassé Guy.   Guy me dit qu'il s'est arrêté dans un café pour manger ses tartines.  Je lui demande s'il a vu Pietro et Alain, mais non, il ne les a pas vu.  Guy était probablement déjà en train de manger dans son auberge.  Je reste, à vue de nez, une demi-heure, le temps d'attendre que la drache se calme.  Finalement, il ne tombe qu'une fine pluie et je pars dans le sillage de Guy.  Comme je n'ai aucun vêtement de pluie, je grelotte pendant les premiers kilomètres et je décide d'abréger le parcours, je rentrerai vers Bertrix.  Je rejoins Bertrix avec 150 kilomètres au compteur.  Encore un abandon.

A la table du comité, je signale que j'ai abandonné après le second ravitaillement (du 212 kilomètres donc à 120) et que j'ai 150 kilomètres, il propose de me mettre 176 kilomètres mais je lui dis que c'est trop et qu'il y a un circuit inférieur (un 142 si je ne me trompe).

Finalement il me met 140 kilomètres (ce qui ne correspond à aucune distance « officielle ») et oublie de mentionner le dénivelé.

 



Dimanche 26/06/2010 : Il y a longtemps que nous n'étions plus si nombreux !
Par Pietro Sirigu

Comme nous sommes assez bien dispersés ces derniers temps, j'avais prévu une sortie club auquel tous les cyclos habituels ont répondu présents.

Nous étions donc une dizaine de cyclos au départ de notre sortie. Michel et Benoît se sont excusés.

Sont présents : Freddy, Jos, Daniel, Dan, Marc Keymeulen, Renaud, Eric, Martin Gilles, Jean - Louis et moi.

Daniel Wauters est venu avec le plus jeune de ses petits-fils et fera le 40 km.

Tous les autres partiront sur l'ancien parcours de 65 km (Soit le triangle avec la latte).

Personnellement, je reviens un..... peu cramé du BRM 400 de Tournai où j'ai roulé avec mon ami Alain dans une cagna impossible avec un soleil tapant toute la journée à 31°C.

Dans mon fort intérieur, j'espère qu'ils seront indulgents avec moi, histoire de me permettre de récupérer.

Pas de chance Eric démarre sur les chapeaux de roues et je n'ai même pas le temps de terminer la conversation entamée avec Dan.

Finalement et contre toute attente mes amis ont été particulièrement indulgents et profondéments humain (C'était certainement la journée de la condition animale !!!), attendant en haut des côtes comme par exemple à Aaasbeek.

Mais rien à faire, chasser le naturel et il revient au grand galop et donc les choses se corsent aux alentours de Asse : le rythme augmente des oeuvres d'Eric et Renaud.

Marc qui roule avec nous fait l'élastique et réintègre le groupe après chaque accélération, il n'y a pas de doute l'entraînement auquel il s'astreint porte ses fruits.

Mais rien à faire, le final est d'enfer au cours duquel, j'ai produit 2-3 belles accélérations histoire de voir si je n'étais pas tout à fait mort mais Eric, Renaud et Jean-Louis sont intenables et produisent un effort violent dans la côte d'Itterbeek. Résultat Freddy et moi sommes légèrement décrochés mais comme déjà dit plus haut ceux-ci en proie avec leurs conscience nous laissent revenir et nous terminons finalement ensemble.

Marc arrivera un peu plus tard après avoir résister très longtemps. Des paroles rapportées et exprimées par Marc sur la fin parcours........ : « Ces gars se sont échappés d'une cage où ils étaient enfermés ! ».

Dan toujours pareil à lui-même rentrera un peu plus tard, quel progrès dans son chef, il est entrain de fondre à vue d'oeil !

Jos fermera la marche....même pas fatigué et comme à son habitude..... Toujours en état de lévitation.

Finalement et malgré leurs indulgences toute relative... les fous m'ont ramené à Anderlecht avec une moyenne de 29 km/h.....dommage il manquait notre ami Alain pour que la fête soit totale mais à sa décharge il a tellement mené le groupe hier :  je pense 150-200 km en tête que je comprends aisément son absence !


Samedi 05/06/2010 : Les Crêtes Ourthe-Aisne-Amblève
Par Patrice Martin

J'arrive vers 6 heures à Seraing et il y a déjà une dizaine de voitures et quelques cyclos prêts à en découdre avec ces côtes. Les inscriptions étaient prévues à partir de 6h30 et les volontaires installent les pc. Je m'inscris au 176 et prends aussi le trajet du 137, me prépare, et prends la route, sur le parking je reconnais un maillot de notre club, c'est Guy que je salue et lui dit à bientôt quand, inévitablement, il me dépassera. (zut je ne serai pas le premier - et le seul - du club).

Le départ est assez calme et pour nous mettre en jambe la côte d'Hestreux, dans la descente vers Poulseur, le trajet signale Danger. Bien vu, dans le bois, où le soleil ne passe pas, la route est dégradée comme c'est pas possible, il faut zigzaguer pour éviter les trous qui provoquent fuites, dégâts aux jantes quand ce n'est pas une chute. Dans cette descente, mon sac de guidon s'est retrouvé à plusieurs reprises sur mes genoux. (il n'est fixé qu'au guidon et je devrai le fixer en dessous). Pour ne pas me stresser trop, dans la descente, un tracteur agricole tractant une bétonneuse me suit et je sens bien que mes zigzags « l'em...nnuie », vers la fin de la descente, la route devient, non pas bonne, moins pourrie et je peux rester un peu sur la droite alors le monstre me dépasse. Pu....rée, faut pas tomber sous ces roues la sinon c'est grâce à ton ADN qu'on va te reconnaître.

Je veux vérifier le parcours et Repu....rée, mon itinéraire s'est fait la malle, probablement lors d'un retournement de mon sac de guidon. Trop occupé à scruter la route pour ne pas détruire mon vélo, je n'ai même pas remarqué quand je l'ai perdu. Au kilomètre 24, l'itinéraire est perdu et il y en a encore plus de 150 à parcourir. Mais cette descente sera un peu la caractéristique de plusieurs descentes, il faut souvent freiner à cause des virages en épingle à cheveux ou des routes dégradées.

Heureusement, le parcours est bien fléché et, sur une feuille préparée chez moi, j'avais noté la caractéristique des côtes (répertoriées au cotacol) pour mieux gérer mon effort.

Cinq côtes avalées et 49 kilomètres et voilà le premier ravitaillement. Hélas ils n'ont pas de parcours en réserve. Je poursuis.

Sept côtes plus tard et 90 kilomètres, nous voilà à Werbomont le second ravitaillement. Là un responsable dispose de parcours, il m'en offre un, je le remercie, il me sera précieux car maintenant on va vers la Redoute. A environ 113 kilomètres après la Vecquée, une fuite à l'arrière. Je m'installe sur le bas côté de la route et je répare, pendant la réparation un cyclo qui ne m'est pas inconnu passe. C'est Guy que je salue. Il s'arrête et me demande si cela va, je lui réponds que oui car j'ai tout ce qu'il faut. (vu que je roule avec un petit atelier ambulant). Il poursuit sa route. Je termine ma réparation, reprends la route mais crains une nouvelle fuite, heureusement il n'en sera rien, j'ai dû regonfler un peu. En route vers la redoute. Comme à Spa, je l'ai montée en deux fois je vais encore essayer. Hélas, ce que j'ai fait après 30 kilomètres (Spa) je ne saurai pas le refaire après 130 kilomètres. J'ai dû m'arrêter 3 fois et parcourir une partie à pied. Comment j'ai pu faire cela en 2 fois en partant de Spa ! ! ! Je poursuis vers le troisième ravitaillement. Mais le ravitaillement qui est annoncé à 135 kilomètres n'est pas là et je dépasse les 135, de plus, je me retrouve dans la ville d'Aywaille sur une « grand-route » commerçante. Trop de voitures et pas de cyclos, j'ai dû rater un épisode. Je rebrousse chemin et je trouve la flèche que j'avais ratée. A 140 kilomètres je trouve le ravitaillement. Je reprends des forces, solides et liquides, mais dégoûté par la Redoute je décide de mettre fin au calvaire et ne veux plus rien monter.  Comme côte.  (comme dans la pub à la télé, « à quoi pensiez-vous ? »). A partir de là, je suis les flèches 109 et 137 et je rejoins Seraing le plus « platement » possible. A l'arrivée, un responsable me met les cachets sur les différents carnets et me signale que quelqu'un de mon club est encore là. Je retrouve Guy, super Guy, qui m'attend.



Samedi 05/06/2010 : Un 400 chez les Ch'tis (3ème)
Par Alain Darville

Cette fois, nous nous retrouvons, Pietro et moi, à Kain chez Michel Cordier pour participer au BRM de 400 km qui passe par Kain, Maroilles, Loan, Compiègnes, Chaulnes, Arleux et Tournai. Il y a 34 participants à ce BRM. Tous des cyclos d'endurance confirmés. Je pensais que Guy serait là, mais il a préféré faire un cyclo-côteur en Ardennes. Certains cyclos demandent des nouvelles de Christophe, mais il faut leur dire que Christophe en a terminé avec les BRM et se contentera à l'avenir de courtes distances, naturellement roulées à un rythme d'enfer.

Le départ est nocturne, à 4 heures du matin, le soleil dort encore, ce qui n'est pas vraiment notre cas. Levés à 1h30, juste au moment où la EuroFeria Andaluza du Heyzel s'est enfin calmée, nous avons été à Tournai, un peu fatigué déjà pour partir.

A 4 heures, il faut des lampes, lampes qui dormaient depuis Paris-Brest-Paris 2007, et qui fonctionnaient encore. Le passage par l'Ancien Canal Pommeroeul-Antoing et le Canal Peronnes-Blaton-Nimy n'est déjà pas évident la journée, mais alors la nuit... Des trous partout, des canards endormis, et des insectes piquants qui prennent nos cuisses pour des gardes mangers.

Mais ensuite le soleil est là. La température passe de 11° à 15°, 20°, 25°, 30° et même 32° en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Inutile de dire que c'est une température juste bonne pour cuire sur son vélo.

Le trajet vers Créssy-Sur-Serre en passant par Maroilles (atteint à 07h30) est le même que le 300 et commence à être connu. Mais un peu avant d'arriver à Maroilles, je retrouve Thierry avec qui j'ai fait mon service militaire en 1985 (C'est déjà le 2ème en deux semaines que je retrouve, à ce rythme je vais rencontrer tout mon régiment d'ici la fin de l'année). Thierry fait le 1er BRM de sa vie, et il commence par un 400 km. Pourquoi pas ? Il a l'air costaud, et visiblement les longues distances ne lui font pas peur, il les aime même. Mais comme il est seul de son club dans ce cas... (ça me rappelle quelque chose dans un autre club). Il veut faire Paris-Brest-Paris en 2011, mais visiblement découvre le monde des longues distances. En pensant qu'il y a des ravitaillements aux contrôle, il voyage léger, mais sur un 400, c'est peut-être un peu risqué.

Puisqu'on s'est retrouvé, nous allons rouler ensemble jusqu'au bout.

A partir de Créssy-sur Serre, nous prenons direction Laon, où le groupe est encore presque entier. Nous y sommes à 10h10. Mais il fait vraiment chaud, et la préoccupation principale de la journée est de trouver de l'eau et de s'hydrater en permanence.

Ensuite c'est vers Compiègne que nous nous dirigeons, le peu de vent qu'il y a est dans le dos, et le rythme du peloton est assez élevé. Un petit col est franchi peu après Suzy (+ de 150 mètres de dénivelé d'un coup), et le peloton se scinde en deux à ce moment. Thierry, trois flamands dont un d'Orchie (chercher l'erreur) et moi, menons la plupart du temps le groupe. La route est assez vallonnée et la région est très jolie. Le passage par Coucy-le-Château-Auffrique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Coucy-le-Ch%C3%A2teau-Auffrique) est assez impressionnant. C'est une ville fortifiée qui étonne par sa grandeur surtout quand on ne s'y attend pas.

Compiègne est atteint vers 13h20. Compiègnes qui sera la 1ère étape de notre Bruxelles-Barcelone du mois d'Août. Il reste 175 km à faire (une paille). Pour aller vers Chaulnes nous sommes encore à sept, l'allure est toujours soutenue, nous nous relayons assez efficacement, mais là, comme beaucoup d'entre nous, je suis cuit. Le soleil tape de son mieux, les routes sont surchauffées, et j'engloutis mes deux gourdes king-size sur les 60 kilomètres à faire pour arriver à Chaulnes vers 15h40. Les 120 derniers kilomètres, nous les finirons à cinq parce que nous avons décidé de ralentir l'allure. Les deux plus forts d'entre nous sont partis devant, mais arrivons après nous au final. Comme quoi, ce n'est pas tout de rouler vite, mais il faut aussi bien suivre le bon chemin.

Après avoir visiter un cimetière pour faire le plein d'eau et ensuite avoir suivi un bon moment le Canal du Nord, nous arrivons à Arleux à 18h50. Nous y faisons une longue pause (35 minutes) et nous essayons de nous alimenter comme nous pouvons pour finir ce BRM, de préférence avant la nuit, même si plus grand-chose ne veut rentrer, l'estomac étant en grève forcée.

Il reste 60 kilomètres à faire, mais maintenant c'est presque tout plat, ce qui fait notre vitesse est de nouveau en hausse. Le soleil commence à se calmer dans ses ardeurs, et cela devient plus agréable de rouler (si ce n'est le mal au derrière, au cou, aux jambes, à la tête, les piqûres d'insectes, vive le sport !!!).

Tournai est en vue à 21h10. Après un dernier sprint final entre Pietro et Thierry pour y entrer, il faut encore aller jusque Kain. La mission est accomplie à 21h25. Nous avons mis 17h25 pour faire ce BRM 400 (405 km réels) dont 15h assis sur le vélo. Seuls deux autres cyclos sont rentrés avant nous.

Finalement, c'est un très beau BRM, les régions traversées sont souvent très belles, surtout sous le soleil. Mais le prix à payer, c'est une insolation et une fameuse fatigue généralisée. Pas mécontent de retrouver mon lit à minuit après être rentré à Bruxelles, pris une douche et manger pour refaire des forces.


De la part de Pietro :

Alain a vraiment été impressionnant et vaillant tout au long de ce BRM prenant des fois des relais sur quelques dizaines de kilomètres, il doit avoir selon moi effectué entre 150 et 200 km en tête. Milles excuses, mais je ne me sentais pas le courage d'en faire autant et j'ai consacré mon temps a économiser mes forces sous ce soleil infernal.
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Le reportage et les photos d'André Tignon sur le départ et la fin du BRM 400 km : http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1137


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Les profils des étapes de ce BRM avec les vitesses sont les suivants:

1) Kain (Tournai) - Maroilles (83 km - Dénivelé: +480m, -402m).

BRM 400 1

 

 

 

 

 

2) Maroilles - Laon (72 km - Dénivelé: +587m, -667m)

BRM 400 2

 

 

 

 

 

 

3) Laon - Compiègne (77 km - Dénivelé: +562m, -611m)

BRM 400 3

 

 

 

 

 


4) Compiègne - Chaulnes (52 km - Dénivelé: +374m, -328m)

BRM 400 4

 

 

 

 

 

 


5) Chaulnes - Arleux (67 km - Dénivelé: +502m, -457m)

BRM 400 5

 

 

 

 

 

 

6) Arleux - Kain (Tournai) ( 55 km - Dénivelé: +193m, -233m)

BRM 400 6

01/05/2010

Sorties Mai 2010


Samedi 29/05/2010 : Le B.A.R à la Roche en Ardenne
Par Pietro Sirigu

Il est 04h00 du matin, c'est l'heure à laquelle je me suis levé pour aller au BAR! Il faut vraiment être fou.....de vélo pour faire ce genre de chose.

Nous avons RDV à 07h00 du matin à La Roche en Ardenne pour le départ.

Malheureusement, le groupe sera éparpillé Guy partira à 07h20 (218 km), Freddy à 07h30 (132 km), Jos à 08h00 (100 KM) et Patrice (213 km) nous devancera tous avec un départ vers 06h30.

Finalement nous nous élançons à 3 pour le 218KM et 3000m de dénivelé soit Alain, Renaud dont c'est le grand retour et moi.

Le parcours proposé est de toute beauté et de plus nous avons de la chance avec la météo, il ne fera pas trop chaud, pas trop venteux et surtout nous n'aurons pas de pluie. Finalement un temps idéal pour la pratique du vélo.

Les lignes principales du parcours :

La Roche (220 m), Col d'Hortho (450m), Barrage de Nisramont, Bastogne et le Mardasson, col de Burnon (450 m), Fauvillers, Martelange, les tobogans incessants de la forêt d'Anlier, Villers, Bellefontaine, Suxy, Straimont, Mon idée, Vaux sur Sûre, Sprimont, Lavacherie, Col de devant le Bois (432 m), Moulin du Weez et la descente vers La Roche par la Vallée du ruisseau des « Longs prés ».

Au départ, il fait assez frais mais nous aurons très vite l'occasion de nous réchauffer car la sortie de La Roche est tout en montée par le Col d'Hortho.

Nous roulons tous trois de concert à un bon rythme sans plus, la route est longue et il faut se préserver.

Nous atteignons assez facilement le contrôle au Mardasson où nous retrouvons Patrice, je fais vite, je remplis mon bidon, absorbe le contenu d'un gobelet et je continue ma route. Je n'aime pas les longs arrêts qui me sont véritablement pesants.

Visiblement Renaud et Alain sont pris de cours, comme je continue tranquille je vois rappliquer Renaud mais pas d'Alain. Je continue toujours tranquillement et ne vois toujours pas de retour de celui-ci. J'en conclu qu'il s'est arrêté au « resto du Mardasson » et qu'il a commandé un steak. Connaissant Alain, il aura préféré continuer à son rythme et comme toute grande chaudière.....il a besoin de beaucoup de charbons pour bien carburer.

Donc, je continue ma route avec Renaud mais celui-ci est un petit cachotier (Il n'a presque pas roulé et viens au départ d'un tel brevet sans préparation, c'est très courageux et même un peu inconscient mais cela fait partie du charme de la jeunesse). Renaud donne des signes de faiblesse et est pris de crampes, je lui conseille donc d'abréger ses souffrances et le persuade de faire le 176 km. Il me quitte donc à la séparation des 2 distances dans la zone de la Forêt d'Anlier.

A partir de là, je roulerais tout le reste du brevet en solitaire. C'est très bien pour moi car je peux régler mes efforts, c'est à dire piano dans les côtes et à un bon rythme dès que cela est possible.

Les années passant, je me rends compte que je n'avance plus dans les côtes et que bientôt, je ferais partie des « Fers à repasser des cimes » mais ce n'est pas grave à partir du moment où mon cœur reste vaillant.

Finalement, je suis rentré sans connaître de crampes ou de moments trop durs ce qui pour moi était l'essentiel : il y avait 5 ans que je n'avais plus participé à un cyclocôteur.

Je suis parti à 07h00 du matin et suis arrivé à 15h30 avec une moyenne roulée de 26,76 km/h.

A La Roche, j'ai retrouvé Renaud et Freddy qui m'avaient tout deux attendus.

Ce fut un vrai plaisir de retrouver Freddy après plusieurs semaines : nous avons été récupérer à une terrasse en buvant pour certains une bonne Chouffe tout en guettant l'arrivée d'Alain qui bloqué dans son élan par Myriam (La terrasse en question était à 300 m de l'arrivée)  s'est joint à nous pour la grande messe des potins et ragots d'après l'effort.

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Des photos du ravitaillement de Fauvillers sont disponibles sur le site du club les "Cyclos de la Haute Sûre": http://chs.cyclobel.be/
Les photos sont à cette adresse: http://cyclobel.be/media/main.php (
Ravito du BAR à Fauvillers)




Samedi 29/05/2010 : Le BAR

Par Alain Darville

Bon, ce n'est pas du poisson (mais c'est facile), ni ce qui en fait carburer certains (c'est encore plus facile), mais le Brevet Ardennais du Randonneur. J'ai donc relu le résumé de l'année passée pour ne pas radoter les mêmes bêtises. L'année passée Fabien était encore avec nous, et Patrice commençait seulement à monter en puissance dans les cyclos-côteurs. Cette année c'est le retour de Pietro après 5 ans d'absence dans ces même cyclo-côteurs. Renaud réapparaît comme par magie après des mois de disparition. Nous allons faire le 218 km et les 3000 mètres de dénivelé. Patrice aussi, mais il est parti avant nous. Guy sera là aussi mais il arrive quand on part. Freddy fera le 135 et Jos le 102.

Nous partons donc à trois vers Bastogne. Comme La-Roche est dans une cuvette (pas de WC), il faut monter pour en sortir. Et comme Bastogne est sur un « haut » plateau, il faut encore monter pour y arriver. C'est donc une succession de longues montées avec de rares descentes pour passer de 220 m à 520 m à Bastogne au Mardasson. Je ne sais pas si Pietro et Renaud roulent au ralenti mais nous restons ensemble jusqu'à ce contrôle. Patrice est là, il s'est trouvé un petit groupe pour rouler avec lui. Je n'ai pas le temps d'avaler un quart de banane que Pietro est déjà parti. Renaud, éberlué, laisse tout tomber, saute sur son vélo, et fonce derrière lui. Moi, comme je ne me suis pas lever à quatre heures du matin pour faire la course, je me résigne à poursuivre seul. Je n'ai pas tout compris, mais c'est comme ça. C'est dommage, car jusque Bellefontaine, mis à part deux grosses montées, c'est assez roulant.

Comme Patrice veut continuer avec son groupe, je l'abandonne à son sort, et je progresse assez rapidement malgré le vent souvent de face. Dans la Forêt d'Anlier je rate un changement de direction, distrait par une voiture qui cherchait son chemin. 6 kilomètres en plus. Pas grave. La question est : Patrice est-il devant ou derrière ?

A Habay-la-Vieille le parcours retrouve le fléchage de 2005. Pour moi cela n'a pas trop de sens, la petite route empruntée est dans un très mauvais état, et comme elle est fort étroite je me retrouve bloqué derrière une carriole tirée pas des chevaux. C'est sympa, avec la joyeuse troupe dans la charrette, mais bon, rouler à 5 km/h, c'est pas très amusant.

Un peu avant Bellefontaine, je récupère Patrice qui est un petit peu largué par son groupe. Je prends le temps de dîner, pour avoir assez de forces pour finir les 106 kilomètres qui restent.

Et le vent est assez souvent de dos, pour rentrer. Moi, ça m'arrange, cela me permet de tirer des grands braquets quand ça ne monte pas trop et d'augmenter sensiblement ma moyenne. Je laisse Patrice qui a du mal à suivre son groupe, et j'y vais de nouveau seul. Comme entre Bellefontaine et Houmont,  c'est une succession ininterrompue de bosses plus ou moins grosses, ce sont 70 kilomètres où on n'a pas trop le temps de récupérer. On reste toujours entre 400 et 500 mètres d'altitude. Après Houmont, c'est presque facile, à part deux petites côtes, ça descend tout le temps jusque La Roche. A La Roche, je retrouve Myriam, Freddy, Renaud et Pietro. Renaud s'est contenté du 176 km, comme il avait déjà quelques crampes après 80 kilomètres, ça valait mieux comme ça. Et c'était donc l'occasion de boire une Chouffe pour fêter la réussite sans problème de ce BAR. Patrice est arrivé une petite heure après moi, pas trop éprouvé par son effort.

A Eric, qui s'inquiète de ne plus nous voir les dimanche pluvieux, il faut bien que nous récupérions de temps en temps, et à nos âges avancés il faut dormir un peu. Faire un Cyclo-côteur de ce calibre est bien plus éprouvant que de faire un BRM de la même distance.

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La photo d'Alain, Renaud et Pietro prise par Myriam au départ de ce BAR:

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Lundi 24/05/2010 : Le comité en goguette.
Par Alain Darville


Comme il fait beau, et comme il faut rouler pour préparer les nombreux objectifs que nous nous sommes fixés, Pietro avait rajouté une sortie club ce lundi. Et tant qu'à faire autant aller la faire à Waterloo puisqu'il y avait « Les Boucles Impériales » du  CWL au programme.


Sur les mauvais conseils de Christophe qui confond le « Wellington Trophy » (toujours du CWL) avec ces Boucles Impériales, Jean-Louis et Eric, à qui Christophe avait prédit des trous à n'en plus finir, ont préféré rester à Anderlecht.

Pietro, Jos et moi, nous n'avons pas vu beaucoup de trous, c'étaient même de belles routes (parfois du billard) avec de longues lignes droites bien plus agréables que les changements de directions incessants avec relances continuelles du Payottenland. Bon, de temps en temps, il y avait quand même un petit trou, surtout à la fin, mais à moins d'être tout à fait bigleux, c'était difficile de passer dedans.

En plus, il y avait beaucoup de monde, puisqu'il y avait en plus des circuits de 40 et 80 km pour cyclo, un circuit de 12 kilomètres pour les familles.

Comme les routiers sprinters sont restés à Anderlecht, nous en avons profité pour rouler avec Jos, à une allure quand même assez soutenue. C'était l'occasion de lever son nez de son guidon et de regarder les beaux paysages de la région avec toujours aussi impressionnant le plan incliné de Ronquières. Au début, le 300 km de samedi se faisait encore sentir dans les jambes, mais avec l'échauffement des muscles et du reste avec la température, pour moi, de nouveau caniculaire, cela allait de mieux en mieux au fil des kilomètres, à l'inverse de Jos qui a préféré continué seul après le 60ième kilomètre.

Naturellement puisque Jos avait renoncé à nous suivre, Pietro a quand même mis son turbo en marche et est parti. Pas si loin puisque jusqu'au Lion de Waterloo je l'avais en point de mire. Puis, pensant que l'arrivée était proche, j'ai levé le pied. Mais l'arrivée s'est fait attendre encore 7 kilomètres le temps de passer à Braine Lalleud et de se demander si on ne repartait pas pour un tour.

Mais c'était aussi l'occasion de revoir un ancien copain de l'armée, plus vu depuis 25 ans, qui était au club de pétanque local.
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Des photos sont sur le site d'André Tignon, avec celle de Jos lors de son passage devant le Lion de Waterloo: http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1133



Lundi 24/05 : Au Local de L'Aurore.

Par Jean-Louis Van Obbergen

Sur avis de Christophe on s'était donné rendez-vous au local pour une sortie de 95 km.

Christophe nous avait dit que les routes de la sortie à Waterloo étaient dangereuses et qu'il y avait beaucoup de trous dans la chaussée.

Christophe n'était pas au rendez-vous, alors Eric et moi sommes partis sur les 95 km.

On sentait qu'on avait roulé hier, on avait tous les deux un peu mal aux jambes.

On a fait quand même une moyenne de 31 km/h.

Par un beau temps ensoleillés.


 

Dimanche 23/05/2010 : Hoeilaart.
Par Jean-Louis Van Obbergen

Nous sommes 7 au départ de la sortie du club de Hoeilaart!

Jos, Freddy, Christophe, Eric, Daniel M., Daniel W. et moi-même, Jean Louis.

Tout le monde est inscrit pour les 90 km sauf Jean Louis lui s'est inscrit pour les 140 km.

Christophe, Eric et moi, nous partons en même temps que le club bien connu de Hoesvil.

Les autres partent un peu plus tard.

Une fois la séparation de 90 et 140 km en vue, je me retrouve en compagnie de 4 hommes de Hoesvil qui eux aussi font les 140 km, c'est bien pour moi!

Ils prennent la tête du groupe et un peu plus tard, on ne voit plus de flèche. Heureusement il y en a un qui trouve une flèche presque effacée!

A hauteur de Oud Heverlee on est rejoint par le groupe des 90 km, donc on s'est bien trompé.

Il ne reste rien d'autres qu'à suivre le groupe des 90 km.

Là, Christophe, Eric, moi et un de Hoesvil, nous prenons des relais à un allure d'une étape du Tour de France (derniers kilomètres).

Il y à des hommes de Hoesvil qui grognent et qui demandent si on doit être rentré à temps.

On a terminé à une moyenne de 31,5km/h.

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Les photos de Jean-Louis avant le départ à Hoeilaart.

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Daniel M. (dit Dan)

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Daniel W.

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Eric.

 

 


 

Samedi 22/05/2010 : Un 300 chez les Ch'tis (2ème)
Par Alain Darville

Après avoir fait le BRM 200, nous nous retrouvons sur le BRM 300 de l'Union Audax Tournai. Nous, c'est seulement Pietro et Moi. Puisque Christophe ne peut plus et que Guy n'a pas voulu, nous ne serons que deux du club. Deux sur les quarante quatre partants.

Nous attendons 6 heures du matin pour partir avec le groupe. Bien qu'ayant le parcours sur le GPS, nous voulons rouler tranquillement en suivant le rythme de peloton. L'aller ne sera pas difficile, c'est plat et le vent est dans le dos. En plus la journée s'annonce radieuse avec un beau soleil et des températures enfin dignes de la belle saison. La chaleur, tout d'un coup, ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour moi, mais c'est mieux que la pluie. Le parcours est celui du 200, plus une boucle en direction de Laon.

Les 30 premiers kilomètres se font le long du canal. Comme les chemins de hallages ne sont pas terribles, le peloton se dégonfle au fil des crevaisons provoquées par les nombreux trous. Finalement nous nous retrouvons dans un petit groupe composé principalement par des cyclos de l'Audax  Tournai, dont le plus vieux avait 78 ans et qui était mené tambours battants par Michel Cordier jamais avare d'un relais. C'est la première fois que je roule avec lui, et j'ai vraiment été impressionné. Avec le vent qui nous pousse, après être passé par Maroilles, nous arrivons à Crécy-sur-Serre. La partie entre Maroilles et Crécy-sur-Serre n'est plus vraiment platte. C'est une succession de longues bosses avec des faux plats montants et descendants qui auraient été un régal le dimanche matin avec le grand plateau, mais ici il faut quand même se modérer pour ne pas rentrer en taxi. Les paysages sont magnifiques avec toujours ce colza en fleur.

Crécy-sur-Serre est pour ceux qui s'en souviennent (comment ça, personne ne s'en souvient !!), la première étape de Bruxelles-Nice 2008 (en fait c'était Laon, mais comme c'est tout proche...). Nous nous arrêtons dans le même café qu'à cette époque, mais là plus personne ne connaît Freddy (voir résumé de Bxl-Nice). Est-il connu sous un autre nom, sont-ce de nouveaux propriétaires ?

La partie entre Crécy-cur-Serre et Le Câteau-Cambrésis sera la plus dure. Le vent qui a encore forci est de face, et les faux plats sont devenus de vraies côtes. Sur cette partie, c'était trop difficile de resté avec le groupe de Tournai, qui avançait vraiment lentement dans les côtes. Nous continuons donc à deux, en alternant les relais,  jusqu'au contrôle suivant où nous les attendrons. Mais cette partie était vraiment difficile et nous y laisserons beaucoup de forces.

A Le Câteau-Cambrésis nous repartons avec le groupe et nous retrouvons le parcours du 200. Cela devient plus facile, le vent est de nouveau favorable et nous avançons bien.

A Arleux nous nous arrêtons encore dans ce café un peu bizarre (voir le résumé du 200, j'espère qu'il y d'autres cafés dans le coin). Mais visiblement tout le monde est un peu cuit. Michel Cordier et moi faisons la plupart des relais, aidés de temps en temps par Pietro et un ou deux autres du club de Tournai. La fin se fait de nouveau vent de face et s'est à l'arraché que nous finissons ce beau BRM, 13h15 après être partis. Même pas la moitié des participants étaient rentrés quand nous quittons nos compagnons de routes pour rentrer à Bruxelles.
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Des photos du groupe à l'arrivée du 300 sont sur le site d'André Tignon (tout à la fin): http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1131


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Pietro à Crécy devant le café-étape de notre Bxl-Nice 2008.

 


 

Samedi 22/05/2010 : Vers Saint Hubert
Par Patrice Martin

Je me suis rendu à Andenne et l'adresse était incorrecte, pas de la faute du secrétaire, mais entre-temps ils avaient probablement changé l'adresse car le complexe sportif de l'autre fois est en restauration (agrandissement) de fond en comble : plus de toit, des grues de construction, ...etc.

Bref il y avait un fléchage et je l'ai suivi, il nous conduisait vers un autre centre sportif.

Inscription, sur les conseils (ordres) d'Alain, je me suis inscrit au 197 km (2.631 m de dénivelé).  Par mesure de prudence, j'ai quand même pris l'itinéraire du 165 km.

Et je pars, comme il n'y avait pas d'itinéraire sur un site web, je n'ai pu préparer pour savoir à quel dénivelé j'allais être mangé.  Je n'avais trouvé qu'une description du 120 km de l'année passée.  Je me lance donc dans l'inconnu.

Départ vers 7h30 (mais je n'ai pas regardé l'heure précise).

Premier ravitaillement, annoncé à 49,5 km à mon compteur 46.71 (2 h 04 min 35 sec roulé) il est 9h53.

Vers le 82 km j'entends parler derrière moi, je crois que c'est un collègue de travail, vu au départ, mais non, ce n'était pas lui mais bien notre bon Guy Godfrind qui me rattrapait.  On a parlé un peu et ensuite, comme toujours, il s'est détaché, j'ai pu encore le voir pendant environ 2 kilomètres et puis, il a disparu.  Trop fort pour moi ce  super Guy.

Second ravitaillement, annoncé à 109 km à mon compteur 102.33  (5 h 05 min 05 sec roulé) il est 13h19.  Là je m'attarde, mange, bois  et me repose un bon moment.  Je demande s'il est possible de raccourcir mon supplice.  Pas de problème selon les personnes présentes au ravito, ce ravito est sur le chemin du 197 et du 165.  Je décide de prendre le 165. Ils me disent même que le prochain ravito est dans 20 km.

Je repars sur le trajet 165, pensant trouver le ravito à  environ 121 km, je ne vois rien, je n'en ai pas besoin mais m'interroge, je continue et à 131, je m'arrête pour vérifier et manger et boire un peu et là, une voix m'interroge.  « Alors là, il faudra que tu m'expliques ».  C'est Guy qui me rencontre pour la seconde fois.  Il se demandait s'il avait eu un coup de chaleur ou si je m'étais fait greffer des jambes de champions.  Je le rassure et lui dit que j'ai suivi le trajet 165 km, que je n'ai pas des jambes de champion ni ne possède le don d'ubiquité.  Il ne s'attarde pas, je ne saurais quand même pas le suivre.  Je repars après quelques minutes et quelques centaines de mètres plus loin, je trouve le ravito et Guy.  Guy repart, je repars quelques minutes plus tard.

Comme d'habitude, alors que cela s'était assez bien passé jusque là, (seulement égaré une ou deux fois quelques dizaines de mètres), je me suis perdu.  J'ai demandé mon chemin mais je n'ai pas trouvé ce qu'on m'avait indiqué et Andenne n'est affiché qu'à partir d'une vingtaine de kilomètres, pas plus loin, j'étais encore à un bon 30 kilomètres (peut-être un peu plus).  Au lieu d'aller en ligne droite vers Andenne, je me suis égaré vers Hamois, Havelange.  Finalement et après un autre renseignement, j'ai trouvé une indication Ohey et Andenne 18 km.  Mais 18 kilomètres, même de nationale, c'est, comme m'avait dit Alain, un parc d'attraction, ça monte et ça descend, puis ça remonte et ça redescend ! ! !

Avec mes égarements, moi qui trouvait les 197 kilomètres trop longs, au lieu de faire les 165 décidés au 2 ème ravito, je me suis retrouvé à la fin à 186.11 km  (9 h 08 min 58 sec roulé) il est 18h40.  A oui, ma vitesse maximale, effectuée avant le premier ravito est de 62,8 km/h.  La minimum 7, 6 et peut-être même 5  dur dur les montées.


Mai 2010 :  Le Mont Ventoux de Marc Keymeulen

En attendant le récit, voici quelques photos:

Super voyage ! les routes là-bas n'ont rien à voir avec içi.
L'étape du Ventoux a été un enfer ! Zéro degré au sommet, pluie de grêle, vent, éclairs, brouillard ... l'enfer.

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Dimanche 16/05/2010 : Brevet d'Opwijk
Par Pietro Sirigu

Le brevet du jour a lieu en Brabant flamand à Opwijk soit à +/- 25 Km du centre de Bruxelles.

Comme d'habitude la zone des inscriptions est noire de monde ....nous sommes en Flandre et tout le monde roule à vélo : heureux organisateurs!

Par contre et comme à l'habitude, il y a très peu de clubs bruxellois à part Koekelberg ( KS ) et quelques individuels de la capitale. Le club d'Hoesvil est présent aussi mais il est de Vilvorde bien qu'étant en majorité composé de bruxellois.

Nous serons 6 au départ, tous inscrits pour le plus grand des parcours soit le 80 km.

Les deux Daniel nous ont devancé en partant à 08h00 du matin alors que Jean-Louis, Alain, Eric & moi nous nous élançons à 08h30 .

Le parcours est plat dans son intégralité ce qui veux dire que cela roulera assez vite évidemment, nous sommes sur des routes de campagnes où les relances sont usantes.

Nous rejoignons les deux Daniel après 30 km au contrôle ravito.

L'allure sera soutenue tout au long du parcours avec des longs relais de Jean-Louis, Eric et moi-même pendant qu'Alain ferme la marche du groupe.

Vers le 50ème kilomètre nous sommes aspirés par un des nombreux clubs flandriens amoureux de vitesse, de relance et de vent contraire, ce sera l'occasion pour nous de profiter de leur aspiration si l'on peut dire parce que ceux-ci roulent à vive allure avec des relances incessantes et donc usantes pour l'organisme.

Alain sera la première victime de cette allure vers le 55ème kilomètre, Jean-Louis en proie aux crampes et Eric seront lâchés à environs 15 km du but.

Personnellement, je me suis accroché au groupe jusqu'à l'arrivée.

Le parcours faisait finalement +/-85 km et ma moyenne à l'arrivée est de 34,5 km/h.

Autre chose à signaler, les organisateurs de ce brevet d'Opwijk n'ont pas respectés les tarifs fédérations: le prix était de 3,00-Euro pour le 80 km sans que cela ne soulève la moindre réprobation des participants. Quelle différence de mentalité par rapport à nos brevets bruxellois!

Rajoute d'Alain Darville.

Que ça roulait vite, encore 32 km/h de moyenne après avoir décroché au kilomètre 55, Eric avec 34 km/h de moyenne n'en revenait toujours pas, c'est son record, Jean-Louis avec 33,9 km/h était radieux, que dire de Pietro, à peine fatigué. Je n'ai pas su prendre un seul relais, ce n'était pas possible. Et quand ce n'était pas un des trois qui était devant, c'était d'autres cyclos. Mais que c'était dangereux, j'ai failli faire un frontal en dépassant un groupe, en voulant suivre d'autres cyclos, et personne qui n'avertissait que des cyclos venaient en face. J'ai juste eu le temps de m'écarter. Et ces camionnettes et voitures qu'il fallait dépasser dans les petits chemins... C'est vraiment un autre cyclisme qu'à Bruxelles, plus de monde, plus de vitesse...


Samedi 15/05/2010 : La Flèche de Wallonie
Par Patrice Martin

A la vue du programme de la semaine suivante, envoyé par notre secrétaire Alain, je me suis demandé quoi faire. Spa ou Vedrin (et pas Verdin Alain ! ! !)?

J'en parle à Alain et me décide pour Spa. Il me prend pour un fou. « Cela n'arrête pas de monter, ils ne ratent aucune côte des environs. » Mais je ne suis pas obligé de faire les 220, je peux choisir les 130 ou 160 km. « Si tu vas si loin, c'est pas pour faire moins que le maximum. ». Bon on verra.

J'essaie de me préparer notamment en cherchant sur cotacol les caractéristiques des côtes prévues.

Sur le site de Cyclo-Spa je trouve les parcours, les imprime et recherches les côtes. Bizarrement même quand il y a une « cotation » cotacol, je ne retrouve pas la côte dans la liste cotacol.

Je me prépare un « roadbook » avec l'itinéraire et les caractéristiques. Comme cela je pourrai « gérer » mon effort. Des côtes de 5 km ou de 3 km à 5% ne se négocient pas comme d'autres de 2 km à 10% avec des pointe à 13% ou la bien connue Redoute de « seulement » 1650 mètres à 9,8% de moyenne mais avec des pointes à 17 et 20%, que j'appelle des pentes de garage sous-terrain.

Je me lève à 3 heures pour être là le plus tôt possible.

Dans Spa, à un rond point indication du départ mais il y a deux directions. Bingo, comme d'habitude je choisis la moins bonne. Bref je tourne dans Spa, en croisant d'ailleurs d'autres cyclos en voiture qui, eux aussi, cherchent. Finalement je trouve l'entrée et je m'aperçois que j'étais déjà passé par là. Il y avait 3 flèches, pour suivre une sorte de S, une flèche pour dire d'aller à droite, une pour aller à gauche, puis une troisième puis à nouveau à droite. Je n'avais pas vu la 3ème. Arrivé vers 5h45 à Spa, mes détours m'ont fait perdre du temps et, après inscription au maximum, vu l'ordre de notre secrétaire, je suis parti vers 6h30 environ.

Comme l'avait dit Alain, cela ne fait (presque) que monter. A peine 3 kilomètres de plat et la côte du Maquisard, 3 kilomètres à une moyenne de 5,1%, inutile de vous dire qu'à chaque côte des tas de cyclo me dépassent, probablement tous sauf les rares, moins forts (ou dois-je dire plus faibles) que moi, que je ne verrai jamais. Seconde mise en jambe, la côte de Hautregard, 5 kilomètres à une moyenne de 4,5%. Merci aux organisateurs ne ne pas nous avoir mis une côte « mortelle » dès le départ. Mais après deux côtes, les muscles des cyclos doivent être échauffés et il est temps de passer aux choses sérieuses, La Redoute. J'en avais déjà « goûté » un morceau l'année passée, en me perdant, une habitude chez moi. Mais cette fois j'ai eu droit à la totale. En effet, comme me l'avait dit Alain, la partie « goûtée » l'année passée n'était qu'un pâle apéritif de La Redoute. J'ai mis pied à terre en vue des « entrées de garages ».

Et c'est ainsi que la journée s'est poursuivie. Premier ravitaillement.  J'ai aussi compris pourquoi certaines côtes avaient une cote cotacol et que je ne les avais pas trouvées dans le classement cotacol, Faute d'orthographe (dans ce cas d'ortho grave)  Bordon n'existe pas mais bien BorLon.  Second ravitaillement et peu après, à un peu plus de 110 kilomètres, apparemment mon point de faiblesse en cette saison, je m'arrête à un « shop » d'une station d'essence et après avoir acheté un boisson, je demande le chemin le plus court (et plat si possible) pour aller à SPA. La dame me renseigne et demande confirmation à son mari, qui lui aussi fait du vélo, et je repars. Dans la vallée, mais bon sang, mais c'est bien sûr, comme disait le Commissaire Bourrel (série, en noir et blanc, connue que de ceux qui ont un certain âge), pourquoi se taper toutes ces côtes quand il y a une ou des vallées. 13 kilomètres de plat et voir à nouveau des vitesses supérieures à 30 kilomètres / heure cela fait du bien. Mais il ne faut pas rêver et dans la région cela ne dure pas, je dois donc à nouveau monter environ 5 kilomètres vers Stoumont et à nouveau vers La Reid pour me retrouver à Spa. Abandon du parcours à un peu plus de 110 kilomètres arrivée 142 kilomètres.



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La photo officielle de Patrice en plein effort lors de la 32ème Flèche de Wallonie

 


 

Samedi 15/05/2010 : La visite des CFV3V
Par Alain Darville

Guy et moi, nous sommes aller faire les 157 km du brevet du club Velo Club Vedrin au départ de Vedrin et direction Mariembourg. C'est un joli parcours avec un passage dans Bioul, Maredsous, son Abbaye et pas sa bière (dommage), Mariembourg, Philippeville, Florennes et retrours. Le parcours bien que vallonné, c'est un brevet à dénivelé avec 1612 mètres annoncés (mon compteur m'indique 1800 mètres), n'est franchement pas difficile. Il n'y a aucune longue côte ou côte avec un fort pourcentage. Le seul embêtant dans l'histoire était le vent qui était de face sur les 70 km du retour.

La progression se fait calmement, je roule toujours avec Guy, et je l'attends en haut des côtes.

Les ravitaillements sont copieux et fournis. Guy qui nous reproche de rouler trop vite dans le club, voit défiler pleins d'autres cyclos qui font la course. Ce n'est donc pas que chez nous que ça roule vite et Guy doit bien reconnaître que c'est l'époque qui veut ça. « Dans le temps, nous ne relions pas comme ça », finit-il par reconnaître.

Mais le but était Mariembourg et sa gare de locomotives anciennes du CFV3V (Le Chemin de fer à Vapeur des trois vallées). Au fil des ans, ce club a acquis de magnifiques locomotives et le musée de Treignes vaut le détour. Mais à Mariembourg quelques locomotives diesels et vapeurs sont aussi présentes et en état de marche. C'est donc le moment d'une séance photos, et nous faisons enfin ce que nous sommes : des cyclos-touristes. Les autres cyclistes passent en coups de vent, certains pensent que nous avons crevé. J'en soupçonne certains de ne même pas avoir vu qu'il passait juste à côté de ces locos.

Pour aller à Mariembourg, c'était facile, le vent nous poussait, mais maintenant, pour retourner,  il est de face et il a forci l'après-midi. Nous nous relayons et nous avançons malgré tout assez bien. Au dernier contrôle, nous embarquons un français de Charleville-Mézières qui en avait marre de rouler tout seul. J'ai vite compris pourquoi il voulait venir avec nous. Il n'arrêtait de parler que dans les côtes. Le pauvre Guy a du l'accompagner jusqu'au bout, moi je restais un peu devant pour voir si la route était bonne. Là aussi il y avait un petit problème : une bonne partie des routes parcourues est dans un état assez pitoyable, avec des trous assez grands pour faire disparaître une vache (mais petite quand même la vache). Dans quelques années il faudra faire ce genre de brevet en VTT. Mais le paysage parcouru vaut le détour, avec de superbes vues sur les vallées et comme en ce moment le colza est en fleur, tous ces champs jaunes sont du plus bel effet.

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Le site du CFV3V est le suivant : http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/index-Frans.asp


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Alain et l'autorail 4610 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Autorails&Id=78)



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Guy et la locomotive Diesel 6086 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Diesels&Id=136)


iPhoto 0091

Guy et la locomotive à vapeur allemande 64 250 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Vapeurs&Id=39)



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La locomotive à vapeur polonaise TKt 48 - 87 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Vapeurs&Id=29)


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Alain devant cette locomotive




Dimanche 09/05/2010 : Le récit et les photos de Ruisbroek
Par Eric Van Der Stappen et Jean-Louis Van Obbergen
(Photos)

 

Je vais essayer de raconter notre Dimanche.

J-Louis et moi, nous sommes partis sur le 120km avec un jeune garçon d'un autre club.

Evidemment, notre ami J-Louis a mis une cadence assez rapide (+/-30km/h) dès le début du parcours, le garçon a tenu 50 km, et nous sommes partis, (J-Louis voulait partir avant le groupe de Hoesvil et ceux qui se mettent au milieu du groupe). Nous tenons pendant 90 km (à chaque contrôle, je perds du temps pour diverses raisons, vous comprenez? pour manger et boire et aller au wc, bien sur). A ce moment-là, nous nous sommes mis dans le groupe des 5 qui restaient, donc nous sommes à 7, on se laisse tirer pendant plusieurs km, puis un peu avant d'arriver au canal, J-Louis repasse en tête du groupe (nous sommes +/- à 3km du but) et augmente la vitesse, je le laisse faire (c'est un TGV tof), je prends le relais en augmentant encore la vitesse, J-Louis bouche le trou avec les autres mais il en manque quand même 2, J-Louis repasse devant encore plus vite, en sortant du canal qui mène vers le tunnel et là, j'accélère encore plus pour faire le trou définitif et à ce moment-là, J-Louis voulait qu'ils bouchent le trou et quelques secondes après, qui je vois? Mais J-Louis bien sur, il les a lâchés aussi. 

Eh, oui, on s'est bien amusé.

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Eric de dos.

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Et de face.

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Jean-Louis.

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Samedi 08/05/2010 : Le BRM 300 de l'Aurore

Par Alain Darville

Habitué à voir la grande foule des cyclos lors de notre 300 (quatre en 2008, à peine plus en 2009), je pensais être peinard lors des inscriptions. J'arrive vers 5h55, au ¾ endormi, pour m'installer tranquillement devant ma petite table, et que vois-je ? Déjà une dizaine de cyclos excités piaffent d'impatience devant la porte. A peine assis, ils sont tous là autour de moi pour s'inscrire, et ça continue, encore et encore comme une coulée continue. Christophe m'aide en inscrivant les noms pendant que je rends la monnaie des billets de 50 €. Le samedi commence bien, nous serons une trentaine à partir. Et en plus la dedans, il y en a une dizaine qui font leur 1er BRM, en débutant par un 300. Pourquoi pas? Paris-Brest-Paris commence à montrer le bout de son nez.

Pietro arrive, lui, au 9/10 endormi par son voyage en avion. Guy sera aussi là, ainsi que Patrice qui a à peine plus de kilomètres d'entraînement que le 300 qu'il veut faire. Courageux, inconscient, un moment de folie ???

Erwin de Randonneur.be est parti depuis longtemps avec un petit groupe quand le peloton s'élance à 6h30. Dès le départ Pietro et Christophe s'en vont avec un petit groupe. Je reste avec le peloton mené par Robert L.. Un des cyclos casse l'attache de son sac de selle après quelques kilomètres. Ils feront les 296 autres kilomètres à deux mais avec un GPS.

Après Tubize, le groupe récupère Pietro et Christophe qui attendent. Patrice qui était parti avec eux (quelle idée) a continué seul (mais re-quelle idée connaissant son sens de l'orientation). La vitesse est soutenue mais pas trop rapide pour que tout le monde puisse suivre (+- 25 km/h). Au contrôle de Bracquegnies, tout le monde se retrouve. Patrice qui trimballe dans son sac à dos le matériel du parfait bricoleur, me permet de resserrer les boulons de l'attache du GPS qui avaient tendance à se faire la malle.

La partie pour aller à Solre-Le-Château est un peu plus dure, c'est un long faux plat montant, vent de face. Les groupes commencent à se former, chacun prenant ou restant dans le groupe qui lui convient le mieux. Christophe qui trouve que l'allure s'apparente à une course d'escargots est parti seul depuis longtemps. Pourtant face au vent on avance toujours à une moyenne de 25-26 km/h. Mais bon, la fougue de la jeunesse!!!

Un peu avant Coulsore, Pietro ne voit pas une bordure et fait un vol plané. Plus de peur que de mal, sauf que le pneu est déchiré. Guy et moi nous nous battons pour lui donner notre pneu de rechange, et oui, c'est ça être randonneur, toujours avoir avec soi ce qui peut vous sauver.

Patrice est toujours là, il roule avec Robert qui roule à un rythme constant. A Solre-le-Château nous retrouvons notre ami André (le chinois) qui va mettre toute sa science des raccourcis au service d'autres cyclos.

Le départ de Solre-le-Château se fait en peloton compact. Comme maintenant beaucoup de randonneurs commencent à s'équiper de GPS, je laisse faire, le rythme est lent, Christophe doit ronger son frein. Heureusement pour lui, le leader du peloton se trompe de route, je passe alors en tête, et visiblement le rythme est un peu trop rapide, nous nous retrouvons rapidement à cinq (nous trois + Gilbert (un cyclo flamand) et l'ex-para-commando d'Ostende), avec pas loin Guy et Antonio qui essayent un moment de nous rattraper. Avant d'arriver à Marly-Gomont, nous dépassons le groupe d'André (et ses raccourcis). C'est là que nous apprenons que Patrice est perdu corps et bien dans la pampa de la Thiérache.

Le retour se fait toujours à cinq, Christophe crève un pneu, et nous rentrons assez rapidement vers Solre-le-Château. Juste avant que nous repartions, André et son groupe arrivent. Là, le raccourci leur à fait prendre 5 kilomètres de plus et une côte à 20%. On ne sait pas gagner à tous les coups.

Mais tirer des grands braquets, rouler à 35 km/h, souvent devant, ça laisse des traces. Les cuisses commencent à faire mal, et il faut que je récupère un peu. Notre ami para reste souvent en tête, et nous arrivons à Bracquegnies, où nous apprenons que Patrice est passé bien plus tôt. Pietro est fatigué, ainsi que Gilbert, la vitesse pour rentrer à Bruxelles est beaucoup plus lente, mais en se relayant (car la vent est de nouveau de face), nous finissons à cinq, vers 20h50, quand même, malgré le départ assez lent, à du 27 km/h de moyenne (pour moi).

Dans la buvette du stade, la sono des fouteux joue à fond, nous attrapons une grosse tête, surtout après 300 km et  nous devons nous enfuir sans attendre les autres. Les derniers (dont celui qui a cassé l'attache de son sac) sont rentrés à 1h40 du matin. C'est bon, puisqu'un brm 300 doit se faire en 20 heures maximum.

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La suite est de Patrice Martin

J'espère ne pas vous avoir occasionné d'ennuis.  J'espère que vous n'avez pas envoyé la gendarmerie française du département à ma recherche.

Jusqu'à Solre-Le-Château cela allait bien.  Après à peine 10 kilomètres, à la faveur d'un virage suivi d'une (légère pour vous tous) côte, je me mets en danseuse et bardaf, deux alertes rouges: j'ai eu une alerte crampe au mollet gauche et simultanément une alerte crampe au muscle extérieur supérieur de la cuisse droite.  Houla la, Patrice rassied toi et évite le mouvement qui a occasionné cela.  J'ai continué un moment puis je me suis dit, rentre chez toi sur ton vélo, mollo, pour ne pas terminer sur une civière.  J'ai donc rebroussé chemin vers Solre-Le-Château, j'y ai indiqué l'heure et le nombre de kilomètres et je suis retourné.  J'ai fait de même à Maurage au pont-levis.

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Les photos et le reportage de Daniel Cauchie sont sur ce site:

http://randonneur.skynetblogs.be/archive-day/20100510



 

Samedi 01/05/2010 :  BRM 300 km / Ostende - Boulogne sur mer - Ostende
Par Pietro Sirigu

Nous sommes 3 cyclos du club au départ à savoir Alain, Christophe et moi. Il y a +/- 25 partants sur la distance ce qui n'est pas mal sur une telle distance en dehors des années P-B-P. En cette année pré-P-B-P, quelques originaux sont au départ comme un vélo rameur ou encore mieux un suppositoire géant de couleur jaune tout en carbone mais pesant quand même 35 Kg.

Nous démarrons en direction de Nieuwpoort avec un vent de face assez soutenu. En fait le vent nous accompagnera jusqu'à Boulogne sur mer en s'intensifiant d'heure en heure. Nous avons galérés depuis Capelle-la-Grande avec en plus du vent une pluie fine et pénétrante qui nous accompagna pendant une cinquantaine de kilomètres. La partie entre Capelle-la-Grande et Boulogne n'est qu'une succession de casses pattes où nous allons laisser beaucoup de force.

Le contrôle de mi-parcours se fait à Nausicaa (Plus grand aquarium d'Europe d'après nos amis français = à vérifier).

A partir de là, ce sera vent dans le dos pratiquement sur tout le reste du parcours. Le retour nous fera découvrir l'intérieur du pays boulonnais avec ses boccages et ses successions de côtes escarpées avec par exemple la très belle route forestière d'Alembon. Nous avons traversé de très beaux sites campagnards isolés de la frénésie citadine. Dommage que la météo était maussade sans quoi nous aurions encore plus appréciés ces havres de paix.

Comme l'organisateur n'a pas prévu de contrôle avant le kilomètre 240 nous nous arrêtons à Watten au kilomètre 202. Cet arrêt est bénéfique pour Alain et moi car nous battons de l'aile depuis un bon moment.

Le retour est tout plat avec un long et ennuyeux passage le long de l'Yser. Les berges de l'Yser sont belles mais avec 260 km dans les guibolles, elles ont pour effet d'entraîner chez moi un état de somnolence.

Finalement nous arrivons à Raversijde, fatigués mais contents. Nous avons mis au total 12h20' (Arrêts compris) pour réaliser tout le parcours. La moyenne roulée est de 27,81 km/h.

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Pietro et Christophe à l'entrée de Boulogne.

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Christophe et Alain.

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Christophe et La colonne de la Grande Armée.
La colonne Napoléone, son autre nom,  est un monument élevé à Wimille (Pas-de-Calais), près de Boulogne-sur-Mer, entre 1804 et 1823. Œuvre de l'architecte Éloi Labarre, elle est haute de 50 m.
Napoléon Ier rassembla à Boulogne, en 1804, l'armée des côtes de l'Océan, qui devint la Grande Armée.
Le 16 août 1804 eut lieu la première distribution de la Légion d'honneur au camp de Boulogne. La première pierre fut posée le 18 brumaire an XIII (9 octobre 1804) et atteignait 20 mètres en 1814. Les travaux furent repris en 1819, et la plate-forme fut posée en 1821. La colonne fut couronnée d'un globe royal en 1823 et surmontée d'une statue de Napoléon en 1841. La statue actuelle est l'œuvre de Stenne (1962).
La colonne de la Grande Armée de Boulogne a été classée monument historique par arrêté du 31 mars 1905.

 

01/04/2010

Sorties Mars 2010


Dimanche 28/03/2010 : Notre huitième « Mémorial Dominique Provis »
Par de Pietro Sirigu, Président de l'Aurore - Cyclo

Nous en sommes déjà au 8ème Mémorial Dominique Provis. Dominique nous a quitté le 10 Août 2003 et ce brevet est notre manière de perpétuer le souvenir de ce formidable compagnon de route trop tôt disparu.

La tendance actuelle sur les brevets bruxellois est franchement à la baisse et c'est d'un mauvais oeil que je voyais celui-ci en terme de participation.

Je dois avouer que j'étais fort pessimiste sur l'issue de notre organisation.

Par chance la météo qui était annoncée pour le moins maussade fut de notre côté et finalement les participants à notre brevet ont roulé tout le parcours au sec mais comme on ne peut tout avoir, le vent était de la partie, ce qui ne facilita pas la tâche des cyclos les moins entraînés.

Nous avons enregistré 183 partants, c'est bien suivant la tendance actuelle mais ce n'est évidemment pas suffisant. Le cyclotourisme est en perte de vitesse à Bruxelles et il faut s'en accommoder pour l'instant.

Les clubs du RCTB (22) et d'Hoesvil (19) ont chacun délégué une vingtaine de cyclos, merci à eux. Dommage qu'il n'existe pas plus de clubs aussi dynamiques sur Bruxelles et environs.

Les clubs de Zellik (13), LWT (9), Koekelberg Sportif (7) , Halle Toerist (7), Wolvertem (5) ou Asse (5), sont aussi venus en nombres.

Le nouveau et fort sympathique club bruxellois BBB était aussi présent avec 4 représentants. Je souhaite bonne chance à Fabien et à son Comité dans le développement de son club.

Quatre cyclos sympas du club de Brugelette sont venus en Sterit depuis chez eux ce qui leur fait un bon 120 km.

Finalement et comme d'habitude, c'est le club des individuels qui décroche la timbale avec 28 cyclos. Personnellement, je trouve que la FFBC fait une erreur monumentale en n'obligeant pas ces cyclos à rejoindre un club comme cela se pratique dans la plupart des autres sports.

Je constate aussi qu'environ 70 cyclos flamands ont fait le déplacement, merci à eux! Ma question : où sont les cyclos francophones et ne faudrait-il pas protéger cette race en voie de disparition? Appel est lancé au WWF.

Gérard et Daniel se sont occupés du ravito à Kobbegem pendant que Dan et Jean-Louis s'occupaient des cyclos à Affligem.

Le staff aux inscriptions était composé de Alain, Jos et moi-même.

Le fléchage est entièrement l'oeuvre de Guy et les quelques modifications qu'il a apportées au parcours ce sont révélées positives et appréciées par la majorité des participants. Le  « Vieux Gaulois » a fait du super boulot et c'est grâce à des gens comme lui que la tradition des brevets continue à se perpétuer sur Bruxelles. Dommage que son travail ne soit pas mieux récompensé.

Ceux qui n'étaient pas au four étaient donc au moulin et ont joyeusement mouliné, il s'agit de Stéphane, Eric, Freddy, Christophe, Michel, Benoît, Marc et Fabien qui roule avec une fesse pour l'Aurore et l'autre pour BBB......j'oubliais Charlie qui à pris le départ au moment où sonnait la cloche du dernier tour.

Comme d'habitude l'ambiance était au beau fixe et je remercie chacun des cyclos du club présent sur notre organisation que ce soit pour sa présence sur la route ou comme bénévole à l'organisation.




Dimanche 28/03/2010 : Le brevet Dominique Provis de l'Aurore
Par Alain Darville

Ce dimanche l'Aurore-Cyclo organisait son brevet. La participation était de 183 cyclos. Il faisait beau, peut-être un peu de vent de face pour rentrer. A voir la tête d'Eric, hilare, à l'arrivée, j'en ai conclu qu'il s'est bien amusé avec Christophe en faisant la course avec les cyclos d'Hoesvil.

Merci à tous les cyclos venus à ce brevet dont beaucoup faisaient des louanges pour le fléchage de Guy et pour la fin de parcours, changée pour cause de travaux, qui était fort appréciée.

Avec un petit bémol, les cyclos non affiliés à la fédération acceptaient de souscrire une assurance d'un jour (RC et assurance individuelle pour 2€), sauf un qui n'était pas d'accord et qui a déchiré son papier d'inscription sous prétexte qu'ailleurs on le laissait rouler sans assurance.


Les clubs ayant envoyé le plus de cyclos étaient les suivants :


Royal Cyclo Touristique Basilique

22

WTC Hoesvil

19

Aurore-Cyclo

16

WTC Zellik

13

LWT

9

Halle Toerrist

7

Koekelberg Sportif

7

WTC Asse

5

WTC De Fietsvrienden

5

WTC Cyclo-Vrienden

5

Brussels Big Brackets

4

CWL

4

Brugelettes

4

VC Eiland

4

RACU

4

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.

.

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Individuels

28


 

 



Dimanche 14/03 au dimanche 21/03/2010 : Les Vacances à Riccione

http://aurore-cyclo-riccione2010.skynetblogs.be




Samedi 20/03/2010 : Le circuit Het Nieuwsblad !
Par Benoît Leclere

Grande nouvelle ! La limace jaune et bleue est de retour sur les routes belges. A allure modérée (22 km/h) mais régulière, votre aimable serviteur a réalisé son 1er défi de l'année, en préparation à l'escapade en Ardèche (320 km en 3 jours).

J'en ai profité pour apprécier le paysage et j'ai découvert le magnifique château de Oidonck près de Deinze. En copie les photos prouvant que malgré la difficulté (vent violent souvent de côté ou pire de face), je suis resté zen. Ceux qui me connaissent savent que même dans la douleur, je sais rester souriant ... si je sais que le ravito approche mais que par ailleurs en tant que Bruxellois d'adoption, je sais faire le « stoeffer » et bluffer même dans les pires moments.

Anecdote : j'ai croisé au moins 50 (incroyable mais vrai) cyclos victimes de crevaison. Je m'étais arrêté, comme d'habitude, pour le 1er qui n'avait pas de matériel. Les suivants voulaient aussi du support mais bon, malgré ma vareuse jaune et bleue, je ne suis quand même pas Touring Secours.

Autre anecdote : au 1er ravito, je m'affale devant le monument aux morts du village, face à l'église. Sors un vieux bonhomme qui m'accoste et m'explique dans son patois un « je ziet er niet goed uit, manneke ». Je n'ai pas bien compris le reste mais j'ai décodé qu'il se foutait de moi. Bon, j'assume, j'étais comme dirait Arthur mon fils à moi, « à la masse ».

Le parcours était plat, sauf dans les côtes, nombreuses et souvent pavées. Avalant le bitume, j'ai dégusté les célèbres « kassaien » sauf ceux du Molenberg que j'ai fini à pied. Honte sur moi, 325 mètres à plus de 10% sur des pavés boueux en poussant mon vélo ! Mais bon, on était là plus proche du cyclo-cross que de la bicyclette.

 

Benoit Het Niews Blad 1

Benoit Het Niews 2

 

 



Dimanche 07/03/2010 : L'exil commence.
Par Alain Darville

Puisque les clubs bruxellois disparaissent ou ne veulent plus organiser de brevet, il faut donc aller là où ils sont encore organisés. Et à partir du Nord-Ouest de Bruxelles, le mieux pour nous est d'aller faire ceux du Brabant flamand. Bon, celui-ci était prêt de Louvain à Winksele, à +- 35 km de notre base. C'est pas si prêt que ça, mais bon, si on ne veut pas toujours rouler entre nous et rencontrer d'autres cyclos,  il faut ce qu'il faut.

L'arrivée à Winksele est un peu déroutante. Il y a des VTTistes partout et je ne vois aucun cyclo de route. Me suis-je trompé ? Y a-t-il deux départs? Ben non, les deux étaient organisés au même endroit mais visiblement ici ils sont amoureux du VTT. Il n'y avait que ça. Et c'est la grande foule, genre de foule qui ne s'est plus vue depuis longtemps dans les brevets bruxellois. Heureux cyclos...

Le départ se fait en deux temps et demi. Jos et Daniel W. sont partis devant. Daniel M. qui avait été oublié se met en chasse derrière eux. Nous, c'est-à-dire, Freddy, Pietro, Jean-Louis, Eric, Marc et moi, nous attendons Renaud, arrivé un peu juste, avant de nous élancer.

Naturellement nous n'avons pas fait 2 mètres que le groupe est déjà dans tous les sens. Comme il y a des voitures partout qui bouchonnent, il faut se frayer un chemin entre-elles, et à ce jeu certains sont plus fort que d'autres. Il faut donc déjà se mettre en chasse derrière Pietro, Jean-Louis, Eric et Renaud. Nous passons Daniel W. et Jos mais pas Daniel M. Où est-il ?

L'allure est assez soutenue. Jean-Louis prenant beaucoup de relais sur le plat. Déjà Marc ne sait plus suivre. Les routes plates seront tout le temps là, sauf une petite côte de rien du tout, où je me suis fait reproché d'avoir rouler trop vite et d'avoir lâché Freddy. C'est bien la première fois qu'on me dit que je roule trop vite en côte, moi le fer à repasser du peloton. C'est parfois bizarre le cyclisme.

Freddy est attendu et revient rapidos, mais naturellement le vent est alors dans le dos et l'allure augmente sensiblement. Freddy se refait lâcher, et là je n'y suis pour rien, je suis presque largué aussi.

C'est alors la course avec d'autres cyclos, le 40 km/h est largement dépassé. Je laisse filer les autres (contraint et forcé). Je rentre sagement en essayant de ne pas me perdre.

Et nous attendons Freddy et Marc presque une heure. Ils ont suivi des pelotons de cyclos qui n'avaient rien à voir avec ce brevet et quand ils s'en sont rendus compte le fléchage avait disparu. Mais dans leurs errances ils se sont retrouvés et ont fini ensemble. 90 km pour Freddy et 75 km pour Marc au lieu des 67 du parcours.

Daniel M. s'était perdu au premier carrefour. Mais grâce à son GSM il a pu recoller à Jos et Daniel W.

C'était un beau petit brevet fait sous le soleil d'hiver (-3° au départ). Un brevet ultra rapide, tournicotant dans tous les sens, mais assez agréable à faire. En plus l'organisation était impeccable (sauf, juste pour ergoter, une ou deux petites flèches qui auraient pu être mieux placées).

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Pour une fois qu'il ne faut pas déplorer le décès d'un club bruxellois, un nouveau club de cyclo-tourisme est né à Bruxelles mené par Fabien Moreau (un cyclo toujours membre de notre club et qui a écrit quelques pages de son histoire) : Le « Brussels Big Brackets » (leur site : http://brusselsbigbrackets.be/WordPress/). Il faut leur souhaiter longue vie et prospérité, en espérant qu'ils arriveront à faire ce que plus aucun club de Bruxelles n'arrive à faire : Attirer la grande foule des cyclos et relancer ce sport dans la capitale.

 

Sorties Avril 2010


Dimanche 25/04/2010 - La route des Châteaux
Par Alain Darville

Le brevet du VC Anderlecht au départ de Linkebeek est sûrement un des plus durs de la saison. Jusqu'à il y a peu il était assimilé à un brevet à dénivelé, mais avec le nouveau parcours, il ne l'est plus. Pourtant le dénivelé est toujours là, et à l'air même plus conséquent que les autres années. Gérard continue sa remise en condition avec Daniel et Dan. Ils font  le 60 km. Jos et Marc K. font le 80 km.

Après le 200 km de samedi, je m'élance donc pour un 80 ?, un 105 ?, on verra. L'année passée je m'étais fait largué après 400 m dans la première côte venue, cette année j'espère faire quelques mètres de plus. Je tiens jusqu'au Bois de Halle, très beau avec les jacinthes des bois bleues. Il y en a partout. Pietro, Christophe, Jean-Louis et Eric nous attendent, Freddy et moi. Mais après la côte d'Ittre, ils sont partis. Freddy et moi, nous continuons donc calmement.

Jusqu'au contrôle de Quenast, ce n'est qu'un enchaînement de côtes, Arquennes, Ronquières, Virginal. Mais là ils nous attendent, nous repartons donc ensemble et ici bizarrement ils se sont calmés. Nous restons donc groupés. A la bifurcation du 80/105 km, Pietro et Freddy nous quittent, je reste donc avec Jean-Louis, Eric et Christophe. Le reste du parcours est assez roulant, avec juste deux grosses bosses dont la dernière est la grimpette du Château de Beersel. Eric et Christophe continueront jusqu'au bout à faire leurs accélérations dans les montées, mais cette fois ils nous attendent au sommet pour continuer ensemble.

Quelques photos de Jean-Louis:

iP1050091

Alain et Pietro.

iP1050092

Freddy.

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iP1050094



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Pietro, Christophe et Eric.

Le profil du parcours (le 105 km):

Projet3

Cliquer pour agrandir.

 


Samedi 24/04/2010 - La Philippe Gilbert Classic
Par Benoît Leclère

Je connaissais l'aurore boréale; depuis quelques semaines j'ai découvert l'aurore cyclo ! Pas le club de cyclistes bruxellois mais bien le lever matinal pour me rendre au départ des brevets à dénivelés. Cette semaine, ce seront les routes vallonnées de Liège - Bastogne - Liège, circuit organisé par les fans de Philippe Gilbert.

Tous mes partenaires m'ayant abandonné, je me retrouve seul au départ, entouré de centaines de cyclos plus fous que ceux d'Aurore.

Le parcours démarre de Remouchamps avec la côte de la Redoute que ... nous descendons. Et cela commence avec la lente mais régulière montée vers la baraque Fraiture durant près de 40 kilomètres. Je suis un autre cyclo matinal qui n'apprécie qu'à moitié d'être suivi sans être relayé. Il n'avait pas vu que j'avais un dossard d'une autre couleur et que mon chemin allait être plus long que le sien. Au 1er aiguillage, il part vers le circuit de 50 km et me regarde subitement avec respect.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le cyclisme est un sport individuel que vous pouvez pratiquer en groupe, sachant que dans mon cas je change régulièrement de partenaires. C'est finalement assez proche d'un club échangiste.

Pendant la longue journée, j'ai constaté que la devise « qui va piano va sano » est la bonne. Au sommet des montées, j'ai souvent vu s'arrêter des gens au bord de l'agonie, gens que je saluais d'un coup de ma tonitruante sonnette. En somme, le coup du facteur !

A Hébronval, je quitte le groupe avec qui j'étais pour aller saluer la famille de ma femme. « Que novele, mononke Ovide, salut matante Emilie ! » Réponse de la famille : « OUFTI !!!! ». Tout surpris de voir un cyclo s'arrêter devant chez eux, ils restent ébahis quand je leur réponds que  je viens de Bruxelles ! J'avoue penaud avoir démarré en voiture.

Au kilomètre 60 commencent les festivités avec la côte de Wanne. Après avoir vu les pros ce dimanche, je réalise la marge existante avec eux. Fou. J'étais à l'arrêt là où ils sprintaient. Sur mon compteur s'affiche 9, 8, 6, 7... Je pense à l'inclinaison de la route mais non, c'est bien ma vitesse !

Descente vers Stavelot où on nous a épargné la côte de Stockeu. Traversée de la ville avec les routes en pavés et bientôt le célèbre « Psschit ». Je jure et regarde mon pneu... bien dur. Je vois alors le regard malheureux de mon voisin dont la pipette venait de rendre l'âme. Il dispose de son matériel et ne demande pas l'assistance de Touring-Secours. Merci encore à Pietro : depuis son conseil de rouler gonflé à bloc, je ne crève plus !

Mais bientôt arrive le col du Rosier. Un vrai, bien long, avec des virages comme dans les Alpes. Avec la chaleur et les premiers mobilhomes, on se croirait au Tour de France. Escalade bien plus agréable que Wanne et j'arrive assez frais au sommet. Restent 30 kilomètres.

Direction Spa et passage au col du Maquisard au kilomètre 94. Ouf, plus que 10. Sauf que moi, bêtement, je suis ceux devant moi. Voyant mon dossard, ils pensaient que je faisais aussi le 150 km. Et oui, erreur dans la file le matin et je m'étais retrouvé avec un dossard de 150 bien que parti pour le  107. Erreur d'aiguillage énorme qui m'oblige à affronter le Mont Theux, long, droit et pentu. Détour de plus de 20 km non prévu et malvenu.

Au sommet, je salue un groupe de 3 coureurs du club liégeois de Milmort. Fanfaron, je leur lance « tiens, 1000 morts. Je n'en vois que 3 ! ». Facile mais les Liégeois en rient.

Enfin Remouchamps et l'arrivée. Je me rends compte de suite d'une autre erreur matinale. J'ai en effet abandonné la voiture en haut de la Redoute, que je suis bien obligé de grimper en vélo. Chance, les supporters sont là et encouragent déjà tous les participants. Je dépasse péniblement quelques personnes victimes de crampes qui marchent ! Cela donne une idée de mon rythme. Je fais remarquer aux spectateurs qu'ils ont le temps de bien nous voir, ce qui ne sera pas le cas le dimanche avec les pros.

Au sommet de la Redoute, je mets pied à terre. Bilan, 127 km et plus de 1600 mètres de dénivelé. J''appelle mon camarade Alain qui m'avait fait faux bond le matin. Le grand Alain avec qui j'avais fait l'ardéchoise, pas notre Alain des comptes-rendus et autres statistiques. Pour ceux qui l'on connu en Ardèche, Alain est un joyeux drille qui vient d'adopter un petit bambin de 18 mois l'empêchant de dormir, raison légitime de son désistement matinal.

Voilà encore une magnifique journée passée à bicyclette. Merci encore à mon épouse pour ce bon de sortie et à bientôt.

 

 


 

Samedi 24/04/2010 - Un 200 chez les Ch'tis. (1ère)
Par Alain Darville

Christophe, Pietro et moi, nous sommes partis faire le BRM 200 km de l'Union Audax Tournai au départ de Warchin (A l'est de Tournai). Il fait beau, il y a du monde (140 partants BRB/BRM). La parcours du BRM fait en fait le tour de Valenciennes dans le sens des aiguilles d'une montre, ce qui tombe bien puisque c'est le vent d'Est.

Nous partons avec un petit groupe mené par Christian Theron, le plus célèbre BRMiste du nord de la France, et des membres de son club d'Orchies. Nous allons rouler aussi avec Robert Luycks et son copain flamand.

Le départ se fait avec une température un peu frisquette (2°), ce qui fait que nous partons habillés comme en plein hivers mais dès que le soleil sera là, la température va monter rapidement pour culminer à 22°, ce qui fait que nous aurions du être habillés comme en plein été, ce qui n'était pas vraiment le cas (surtout Christophe).

Pendant un long moment nous longeons l'Escaut et ensuite nous empruntons le chemin de hallage d'un ancien canal direction Harchies. Jusque Maroilles nous restons groupés. Maroilles, le 1er contrôle qui correspond à la disparition des cyclos d'Orchies. Cristophe voulait les suivre et de ce fait rater le 1er contrôle. Nous nous arrêtons donc dans un petit café-épicerie, imprégné par cette odeur si caractéristique du fromage régional. Il faut qu'en même s'y faire.

Dès que nous quittons le café, nous suivons des flèches jaunes (le parcours est fléché). Nous nous retrouvons à rouler le soleil en pleine figure, le matin pour aller à l'Ouest. Chercher l'erreur. Le tracé du GPS ne correspond pas du tout à ce fléchage, mais il se pourrait que j'aie une ancienne trace donc j'attends pour voir. Mais après quelques kilomètres, il faut que j'arrête le groupe. Nous faisons donc demi-tour, nous avons perdu 20 minutes. Sur le chemin pour reprendre la bonne route, nous croisons un tas de cyclos, qui tous se trompent et qui nous regardent l'air hébété. C'est bizarre, comme disait Robert, c'est la loi du troupeau.

Nous roulons donc vers Carnière (pas loin de Cambrai) le 2ème contrôle. L'allure est assez soutenue, et cette fois-ci le tracé GPS est suivi. Cela a un immense avantage, c'est qu'on n'hésite jamais aux carrefours. Mais comme nous reprenons tous les cyclos égarés, le groupe grossit de plus en plus. Juste avant d'arriver à Viesly le fléchage nous fait prendre en descente un chemin avec des pierres de taille juste bonne à tout faire péter sur nos machines. Ce sera la seule fausse note du parcours, même si sur la feuille de route, que personne ne regarde, il est indiqué qu'une route alternative est possible 500 m plus loin. André, notre médecin généraliste qui roule de temps en temps avec nous, apparaît et disparaît de façon subite sur le parcours. Après Carnière, il part avec nous, se fait lâché et est rattrapé juste avant d'arriver au 3ème contrôle d'Arleux avec un petit sourire moqueur.

Arleux, où le coca d'un micro bistro enfumé, est plus cher que le caviar et où l'odeur des pissotières fait fuir même les mouches. Mais il reste 60 kilomètres à faire. Le vent ne sera que rarement favorable, mais l'allure reste soutenue. Chacun du groupe prenant des relais plus ou moins long, mais comme d'habitude avec mon GPS je suis souvent devant. Je vais devoir le refiler à un volontaire pour pouvoir profiter plus longtemps d'une roue arrière. Vers la fin Christophe et Pietro se déchaînent. Le retour vers Tournai se fait à plus de 40 km/h. Les faux plats sont avalés sur le grand plateau et les pauvres cyclos partis bien plus tôt sont dépassés de telle manière qu'ils se demandent encore ce qui leur est arrivé. Naturellement à ce rythme le groupe fond un peu. Quelques cyclos ont tendance à exploser dans les côtes. Mais Tournai est en vue, et ce n'est plus trop difficile de s'y retrouver.

Finalement les 201 km (207 avec notre détour de Maroilles) ont été bouclés en tout juste 8 heures à du 30 km/h de moyenne. Le parcours n'avait pas de grosse difficulté et en groupe cela va toujours plus vite. Mais c'est une très belle région et le fait de rouler en France nous fait profiter de bonnes routes.

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Quelques photos du BRM sont sur les sites d'André Tignon et de Daniel Cauchie:

http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1115


http://randonneur.skynetblogs.be/archive-day/20090420

 



Samedi 17/04/2010 : BRM 200 - Asse
Par Pietro Sirigu

La météo est annoncée au beau fixe et c'est tant mieux. En fait nous roulerons toute la journée avec le soleil pour compagnon de route.

Comme il fait beau Christophe et moi partons de la maison pour aller au départ du brevet ce qui nous fera respectivement une sortie de 249 km et 233 km.

Nous sommes 4 cyclos de l'Aurore Cyclo au départ à savoir Guy, Christophe, Patrice et moi. Patrice n'a vraiment peur de rien et se lance dans un BRM pratiquement sans préparation préalable et de fait, il sera largué après une trentaine de kilomètres mais cela ne l'empêche pas de poursuivre son entraînement puisqu'il fera finalement environ 120 km au total de toutes ses pérégrinations.

Le BRM du jour a été tracé par Robert Luyckx, c'est un brmiste expérimenté et donc le parcours sera à la hauteur.

En fait, il a réussi à tracer un parcours BRM en ne s'éloignant jamais vraiment des alentours de Bruxelles. Celui-ci fait 203KM pour +/-1850m de dénivelé et nous emmène dans la finale au « Mur de Geraardsbergen »,  avant cela il nous a fait goûter quelques côtes du Pajoteland, d'Ittre et environs, et de la région des Collines. Pour terminer nous avons eut droit aussi à notre fameuse côte de Aasbeek.

 


 

Dimanche 11/04/2010 : Zellik - Heuvels en Bochten
Par Pietro Sirigu

Comme vous le savez déjà, il n'y a pratiquement plus de brevets organisés sur Bruxelles et aux environs immédiats de notre capitale.

Quelques clubs font de la résistance, dont le très actif club de Zellik qui a recyclé son brevet du « Brabant Trophy » en « Vlaamse Brabant Trophy ».

Comme toujours ce brevet est fort prisé des cyclos et tous viennent en masse surtout les flamands du Brabant et quelques irréductibles clubs bruxellois et gaulois avant tout.

En gros, les lignes directrices du brevet de 111 km sont les suivantes :

Zellik - Relegem - Wemmel - Meise - Wolvertem - Meusegem - Merchtem - Steenhuffel - Malderen - Buggenhout - Opstal - Lebbeke - Denderbelle - Wieze (Contrôle et séparation 110 - 70 km) - Gijzegem - Hofstade - Lede - Vijfhuizen - Erpe Mere - Aaigem - Woubreghtegem - Sint Lievens Essen - Lebeke - Denderhoutem - Iddergem - Liedekerke - Essene - Ternat - Sint Ulriks Kapelle - Groot Bijgaarden - Zellik

Sont présents, 11 cyclos du club, soit:  Patrice, Jos, Guy, Michel, Benoît, Eric, Freddy, Alain, Marc, Jean-Louis et moi.

Michel, Jos et Guy se lancent sur le 70 km. Les autres feront le 110 km et Benoît qui monte en puissance pour son objectif de l'année soit l'Ardéchoise est parti seul sur le 110 km vers 07h45.

Alain est venu avec sa nouvelle bête, un très beau Colnago CX-1 vraiment une belle machine à la finition irréprochable. Pour moi aussi ce sera une première puisque je suis au départ avec mon nouveau jouet Scott Addict R1.

Comme d'habitude sur ce genre de parcours, les gars ne tiennent pas en place et donc Jean-Louis et Eric décident de mener bon train. Naturellement, Marc et surtout Alain qui est encore très, trop  fatigué du 200 de la veille ne peuvent tenir le rythme et finissent par continuer à leur rythme.

Dans les environs de Wieze, c'est Freddy qui fait les frais du rythme imposé par nos 2 gaillards. Par chance pour lui, je fais un erreur de parcours et emmène les gars sur une mauvaise route: nous faisons une petite boucle de 2 km pour retrouver le bon parcours et Freddy.

Dans la deuxième partie, le parcours devient sensiblement plus difficile et le vent se mêle à la partie. Nous perdons définitivement Freddy aux alentours de Aaigem. Notre ami Jean-Louis, en manque d'entraînement et qui ne rechigne jamais à prendre des relais, arrive au bout de sa bougie et finit par lâcher prise  aux environs de Lebeke. Finalement, il rentrera avant Eric et moi suite à un erreur de parcours : de toute façon cela veut dire qu'il ne devait pas être très loin de nous.

Depuis quelques kilomètres, j'ai des problèmes sérieux sur mon vélo ce qui m'empêche de me mettre en danseuse et de plus mes vitesses cafouillent. Je commence à battre sérieusement de l'aile assez incompréhensiblement et je décide de m'arrêter pour voir ce qu'il se passe et en soulevant mon vélo ma roue arrière détachée tombe au sol: voilà la raison de mes problèmes mais ma roue arrière à bien souffert de cette situation et voile dans tout les sens. Finalement, j'ai réchappé à une sérieuse chute! Heureusement, nous ne sommes pas loin du but et je finis avec mon pote Eric.

Nous sommes rentrés avec une moyenne de 31 km/h ce qui n'est pas trop mal pour les deux vieux cinquantenaires que nous sommes bientôt.

La suite est de Patrice Martin

Hé oui, pour moi c'est le tout début de saison.

La forme n'est donc toujours pas terrible (l'a-t-elle d'ailleurs jamais été?) et mon indien qui s'était développé l'année passée n'est plus.  Toujours pas le sens des flèches et, vexation universelle toujours au plus mauvais moment.  Je me suis perdu au environ du kilomètre 38 à Wieze.  Oui c'est cela,  non loin du contrôle et du ravitaillement, comme si je n'avais besoin de rien ni du cachet du contrôle, ni de manger ou boire quelque chose!!!  et j'ai, pour une fois rebroussé chemin, mais n'ai pas retrouvé le contrôle.  J'ai retrouvé des flèches, oui c'est cela, après le contrôle (probablement, puisque je ne l'ai pas trouvé).  J'ai donc continué et, avec plus de 50 kilomètres au compteur, je suis retourné vers Bruxelles.  Ha,  je trouve  une chaussée Asse-Bruxelles, ok je la prends et je repasse devant le départ avec un peu plus de 66 kilomètres au compteur.  Bons princes, ils m'ont mis 70 kilomètres sur ma carte (premiers kilomètres officiels de cette année).  Je suis donc reparti chez moi, j'ai quand même 80 kilomètres aujourd'hui (comme le week-end passé mais cette fois, un peu plus de 7 à l'aller, un peu plus de 66 de parcours et 7 et quelque au retour).

Ma moyenne s'est améliorée car en roulant dans un groupe, ce qui m'est arrivé à plusieurs reprises, je roule environ 5 kilomètres/heure en plus

La suite est d'Alain Darville

Avoir un nouveau vélo, le Colnago CX1, suppose quelques kilomètres pour le réglage et le rodage. Comme c'est du carbone, la vis qui serre le tube de selle dans le cadre ne peut pas être trop serrée. Comme j'ai peur de tout casser, je n'ai vraiment pas serré et à un moment donné, lorsque les genoux arrivent au menton à chaque pédalage parce que la selle est descendue, cela devient difficile de suivre le rythme infernal de Jean-Louis, donc stop et repos.

Je profite donc pleinement de mon vélo, un petit bijou, c'est un vrai plaisir de rouler avec lui. Je sens que je vais bien m'amuser avec ce vélo dans les semaines et mois à venir. Donc, après quelques ratages de flèches, je me retrouve avec André, l'André médecin, un pro des longues distances. Il fait semblant d'admirer mon vélo, mais un peu de conversation fait passer le temps. Le retours vent de face s'apparente à de la torture, et mes 200 de la veille se rappellent lâchement à mes souvenir. Je finis donc à la ramasse, en maudissant (c'est pour rire) celui qui a fini le fléchage de façon un peu bâclée et pleins de zigzags. Mais je connais le travail que cela représente, loin de moi de lui jeter la première pierre. Je finis donc à quatre pattes juste une heure après Pietro à du 26 km/h de moyenne, tout seul. Mais j'ai fait 7 km en plus que lui et je me suis arrêté aux contrôles. Na...


 

Dimanche 11/04/2010 : BRM 300 : Holsbeek - Botrange et retour.
Par Christophe Van Schepdaele

En ce qui me concerne le 300 de Holsbeek fut très agréable dans son  ensemble. 25 au départ. Les premiers 100 km ont été avalés à une vitesse super-sonique! Je n'avais jamais roulé aussi lentement sur 100 bornes : 24.2 de moyennes. Van Eeckhout a même du lâcher. Je lui expliquais au contrôle que je m'endormais. Enfin, on a pu rouler groupé, ça c'est agréable.  

J'ai continué dans un petit groupe de 5, puis on n'était plus que 3... J'ai donc roulé les 180 derniers km avec 2 gars super sympas dont un des 2 avaient terminé PBP 2007 en tant que premiers belges à l'arrivée ( 56h...et des poussières).

Et ça je ne l'ai su que quand on était de retour au local. Je comprenais mieux pourquoi je n'arrivais plus à faire de relais dans les 45 derniers km et l'autre avait fait le 200 à Ostende...la veille!  Quels mecs!

Enfin, je me suis bien amusé, la saison des BRM a sérieusement bien commencé, que du bonheur!  On se sera tout de même tapé au total 2480 mètres de dénivelé  et grâce au tracé de ce beau parcours (que j'ai suivi à la lettre étant donné que j'ai maintenant mon porte-carte), on aura jamais été perturbé par le trafic routier. Chouette, tof!





Samedi 10/04/2010 Le Rallye de la Trappiste

Par Alain Darville

 

Le Rallye de la Trappiste organisé par le CC Bomerée est un BRB a dénivelé. Il fait 207 km pour 2080 mètres de dénivelés. Les routes empruntées sont très jolies, peu fréquentées par les voitures et les paysages, une fois que le brouillard s'est levé, sont comme toujours magnifiques. Les points forts sont les barrages de l'Eau d'Heure et de Plate Taille par les pistes cyclables le long des lacs, Virelles, l'Abbaye de Chimay, Martingy, Origny en Thiérache, Hestrud et Coulsore (sur les traces de nos BRM 200 et 300), la Sambre dans sa partie encore plus ou moins sauvage, l'Abbaye d'Aulne et le Col de Landelies. Guy était venu avec moi pour faire ce BRB.

Le début est facile, le vent nous pousse vers la France, les côtes ne sont pas terribles et la progression est rapide. La France, où nous allons rouler la moitié du temps de ce brevet avec de brèves incursions en Belgique, est toujours caractérisées par de bonnes routes. Sauf dans les coins les plus reculés où nous passons. En fait je ne sais jamais où nous roulons. Belgique? France? Mais le retours, vent de face, est moins drôle. En plus, les routes sont toujours en montée ou en descente avec peu de moments de récupérations. Guy et moi, nous essayons de nous relayer face au vent à peine perturbés par un arbre barrant la route et un bûcheron Chti parlant dans une langue inconnue, par une crevaison de mon pneu arrière qui n'a pas supporté une petite pierre un peu trop pointue et d'un casse-croûte lors d'un ravitaillement.

Mais ce brevet n'est pas caractérisé par un nombre élevé de participants. A peine 300, ce qui fait que les routes ne sont pas trop envahies de cyclos. C'est dommage car les ravitaillements sont fournis et les routes valent bien celles de Mons-Chimay-Mons. Mons-Chimay-Mons est déjà dans la tête de Guy qui voulait continuer par ce parcours lorsque ses flèches croisaient notre route. Mais le GPS a dit non. Le GPS nous a encore sauvé lorsque les flèches avaient disparu à cause de travaux.

Pour moi le point fort de ce parcours est la Sambre que nous longeons pendant de nombreux kilomètres. La Sambre est encore à cet endroit une rivière avec de nombreux méandres entourée de collines. Je ne connaissais pas du tout cette région. Et finalement après 200 kilomètres, c'est le Col de Landelies annoncé comme un monstre de montée à 15% par Guy, et qui finalement n'est qu'une grosse côte comme il en existe beaucoup.

iPhoto 0080
Guy et l'arbre qui barre la route.

iPhoto 0081

Quelques photos sont visibles sur ces deux blogs, sur le 2ème, celui de Daniel Cauchie, se cache une photo de Guy et d'Alain:

http://monblog.dhblogs.be/archive/2010/04/10/montigny-le-tilleul-rallye-de-la-trappiste-2010.html


http://randonneur.skynetblogs.be/post/7807929/brb-200-km-le-rallye-de-la-trappiste-a-bomere





 

Lundi 05/04/2010 : Eric où sont tes pompes ?
Par Pietro Sirigu

Nous n'avons pas l'habitude de programmer des sorties le lundi mais aujourd'hui c'est le lundi de Pâques et puisque c'est un jour férié autant rouler.

Au programme du jour, il y a le brevet du CWL avec départ depuis le Parc Malou à Woluwé.

Les grandes lignes du parcours du 90 km sont les suivantes: Woluwé, Sterrebeek, Bertem, Oud Heverlee, Hamme Mille, Tourines La Grosse, Beauvechain, Roux-Mirroir, Grez Doiceau, Pécrot, Neerijse, Vossem, Tervuren et Woluwé.

Le RDV est à 08h30 mais dès mon arrivée je comprends qu'il n'y aura pas foule.

Sont présents Dan, Patrice, Michel, Guy, Eric, Alain, Christophe et moi.....et Freddy qui arrivera en retard, retenu par un oreiller trop collant.

Sont donc présents toute l'équipe qui s'est élancée sur le 200 de samedi à l'exception de Jos et Daniel.

Dan est inarrêtable et décide de faire le parcours des 55 km avec Michel. Freddy effectuera la même distance mais en étant parti après 09h00.

Le reste du groupe fera le 90 km. Guy préfère partir tranquille et faire le parcours a sa main.

Eric a oublié ses chaussures vélo et ne sait pas très bien sur quel pied danser! Hé bien cela semble incroyable mais il fera le 90 km avec de simples pompes.

Eric, Patrice, Alain, Christophe et moi partons ensemble vers 08h40 accompagné de Philippe qui s'est joint à nous.

L'allure sera directement assez soutenue ce qui fait que nous perdons dans un premier temps Patrice et ensuite Philippe. Eric et Alain s'accrochent mais doivent baisser pavillon après +/- 16 km. Alain était encore assez fatigué du BRM 200 de samedi et Eric se battait avec des souliers pas du tout adaptés à la pratique du vélo.

Pour Christophe et moi ce fut une belle fête, une fois lui et une fois moi.....je parle des relais dans le vent.

Pour challenge, nous avions décidé de rejoindre tous les groupes partis avant nous et nous avons fini le brevet à la moyenne de 31 km/h. Pour un parcours assez tortueux et parsemé de quelques bonnes bosses ce n'est pas si mal surtout après les fatigues de notre 200.

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La suite est d'Alain Darville.

Patrice s'est réveillé après une hibernation de six mois. Pas facile de s'y remettre après une si longue parenthèse. Mais il a de l'ambition et le connaissant, une fois qu'il est parti on ne sait plus l'arrêter. D'ailleurs, il a dévalisé le magasin de vélo à Alost et a fait une provision de 20 chambres à air, 10 bonbonnes à gaz (pas pour se chauffer, pour gonfler ses pneus), de nouvelles vitesses pour son Eddy Merckx (9 vitesses 28-13 pour pouvoir mieux grimper), une clé pour démonter sa cassette Campagnolo et 4 pneus Schwalbe Durano,... Je ne sais pas où il va rouler mais il est optimiste, question crevaisons.

Naturellement la vitesse à vélo, ce n'est pas encore ça, et je suppose qu'il s'est vite rendu compte qu'il y aura du travail pour combler le fossé entre lui et les autres.

J'ai donc roulé avec le pauvre Eric qui en hésitant entre deux paires de chaussures, n'en a pris aucune. Je sais bien qu'Eric n'a pas su suivre Christophe et Pietro uniquement à cause de ce petit problème, mais pour une fois que j'avais l'occasion de rouler avec lui, autant en profiter. Rouler en basket avec des pédales à clips, ce n'est pas évident, mais arriver à le faire à du 29 km/h de moyenne en dépassant un nombre incalculable de cyclos, qui n'étaient même pas conscients de son petit handicap temporaire, alors là, Chapeau bas. Je ne sais pas comment il a fait ça. Dans certaines côtes (pas vraiment plat ce parcours, il y a plus de 700 mètres de dénivelés), je n'arrivais même plus à le suivre, il prenait ses relais comme si de rien n'était. Dans les longs faux plats descendants sur des routes bosselées et crevassées, à plus de 40 km/h, les vélos partaient dans tous les sens, sautaient et vibraient, mais Eric suivait comme il pouvait, avec ses pieds qui quittaient parfois des pédales. Ce gars a une foi inébranlable et rien ne peut l'arrêter. C'est dommage qu'il se limite juste aux sorties du dimanche, il ferait un magnifique compagnon de route sur les plus longues distances.

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Le profil du parcours roulé (90 km) est le suivant:

Projet2

Cliquez pour agrandir.

 

 


Samedi 03/04/2010 : BRM 200 km. Du vélo et.....de la natation.
Par Pietro Sirigu

Notre BRM 200 s'annonçait difficile en terme de participation vu les conditions météo annoncées.

Finalement nous serons 28 cyclos au départ avec une surprise, la présence à nos côtés d'un allemand venu spécialement pour notre brevet. Celui-ci se nomme Bernd Kaminski et fut un formidable compagnon de route. Le site de son club: http://zevener-fahrradverein.de/

Nous étions à 9 de l'Aurore au départ soit Daniel Margan et Daniel Wauters, Jos, Freddy, Alain, Marc, Guy, Christophe et moi.

Les 2 Daniel sont partis à 06H00, histoire de s'octroyer un maximum de temps pour réussir leur pari. Pour Dan c'est une première !

La moitié du groupe est partie vers 07h00 dont notre vieux gaulois Guy.

Comme à l'habitude le groupe, sensé rouler ensemble, est parti vers 07h35 légèrement retardé par un dernier arrivant en VTT s.v.p, celui-ci, tellement pressé, cherchait à rentrer dans la buvette sans descendre de vélo, nous l'avons donc inscrit un peu comme dans un drive-in c'est à dire sans qu'il ne descende de vélo.

Comme il y a des travaux sur les berges du canal à hauteur d'Anderlecht, nous sommes obligés d'éviter ceux-ci et c'est par la chaussée de Mons via l'écluse à Drogenbos que nous retrouvons le canal.

L'hiver ayant charrié divers débris de toute sortes sur les berges nous connaissons une première crevaison après à peine 11 kilomètres, la victime, un cyclo de Soignies. La réparation prendra un peu de temps car notre homme est trahi plusieurs fois par son matériel, pipette forcée qui tire une gueule, bonbonne de gaz qui ne fonctionne pas, etc...

Après cet incident, plus rien à signaler sauf le vent qui est de la partie, nous arrivons donc groupé au premier contrôle à Bracquegnies. Nous prenons le petit quart d'heure syndical avant de repartir sans toutefois Jos, Marc et Guy qui décident tous trois de s'octroyer un repos supplémentaire et de rouler de concert le reste du parcours. Jos a raison, il sait s'entourer et ne prend aucun risque en cherchant la compagnie de ces 2 briscards.

Sur le deuxième tronçon menant à Solre-le-Château les données changent puisque Jos et C° ont disparu ce qui réveille les velléités et donc l'allure s'accélère.

L'invité du jour, la pluie, s'invite sur le parcours pour ne plus nous quitter jusqu'au deuxième contrôle.

Après notre arrêt, il faut repartir et par chance la pluie à cesser, par contre il fait un froid de canard!

Freddy voudrait attendre Jos, Guy et Marc car il ne se sent pas capable de tenir le coup, en plus il est tiraillé faut-il ou ne faut-il pas attendre ? Comme, il fait froid, qu'ils n'arrivent toujours pas et que je vois bien le Jos galèrer, je lui conseille de repartir avec le groupe même si cela le chagrine. De toute façon, nos potes sont a même de gérer.

Nous amorçons donc le retour avec enfin le vent dans le dos, Eole dans le dos c'est comme un grand coup de botte au cul. Les choses deviennent plus faciles et le moral s'en trouve regonflé.

Nous avons donc aisément retrouver le troisième contrôle en augmentant la moyenne grâce au vent favorable et à l'excellent travail de relais au sein du groupe. A hauteur de Maurage, nous rattrapons le dernier rescapé de l'échappée matinale : le gaillard était parti à 07h00, tout seul....un peu de la folie avec ce vent!

Il est environ 14h10 quand nous quittons le dernier contrôle, nous sommes huit soit quatre de l'Aurore à savoir Freddy, Christophe, Alain et moi plus l'Allemand, le rescapé du matin, un cyclo du club de Fartlek et un autre de Soignies.

Nous avons toujours le vent avec nous et nous roulons donc assez aisément en direction de Ronquières pour aller chercher le canal où nous aurons à nouveau une crevaison sur la machine du cyclo de Soignies : celle-ci est tombée à point nommé et permet à Freddy de se refaire une santé.

Finalement, notre groupe est resté soudé et solidaire jusqu'au bout, fait assez rare que pour être signalé.

Il est 16h10 et nous sommes rentrés avec une moyenne roulée de 28,2 km/h, c'est à ce moment que la météo se déchaîne provoquant le déluge. Nous avons donc réchappé à cela......coup de bol.....pas vrai Freddy?

Il faut dire qu'excepté les huit du groupe tout les autres galèreront, pour ne pas dire nagerons jusqu'à l'arrivée.

Les suivants rentrent vers 17h00 avec des visages qui en disent long sur les conditions endurées.

Guy, Marc et Jos arrivent à 18h10 : Jos est légèrement entamé mais content d'avoir bouclé son 200.

Les deux Daniel annoncés à la dérive par certains participants, arrivent  finalement contre vents et marées à 18h30. Félicitation à Dan pour la réussite de son premier 200 et à son pote Daniel qui lui a permit de mettre le pied à l'étrier. Dan n'a pas choisit les conditions les meilleures pour effectuer un premier 200, il n'en a que plus de mérite.

Le dernier rescapé, Antonio, est arrivé vers 19h40 après avoir roulé 248 km. Il s'était un peu trompé et avait bizarement l'air fatigué.

Merci aux 28 participants à notre BRM qui ont bravés les conditions météos.

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Les photos de Bernd (notre cyclo allemand) sont sur Picasa: Lien vers les photos



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D'autres photos du BRM:

iPhoto 0072

Bernd, le cyclo allemand qui a roulé avec nous. Il vient de Zeven pas loin d'Hambourg. Son but est de faire le super brevet de 1200 km du 7 juillet et qui va vers Paris. Il a comme caractéristique de faire tout le brevet sur le grand plateau (un petit 53), et de trouver nos verres de bières ridiculement petits, les allemands étant habitués aux verres d'un litre.


iPhoto 0074

Freddy, Pietro, Bernd et notre copain cyclo parti en solitaire à 7h00 du matin, qui n'avait pas l'air trop fatigué. Mais je le soupçonne de nous avoir attendu parce que l'attache de son GPS l'avait abandonné et il ne voulait pas galérer pour rentrer.

iPhoto 0075

Les mêmes mais légèrement différents.


iPhoto 0076

Le club de Fartlek, mieux connu sous le nom de « Les Vedett » envoie chaque année au moins un représentant. Cette année, le cyclo « Vedett » roulait sur un superbe vélo Colnago d'il y a 30 ans.


iPhoto 0077

Cette séance photos est due à la crevaison du cyclo de Soignies, ici en plein travail de réparation.

iPhoto 0078
Freddy et Christophe qui aident à la réparation.

iPhoto 0079

Christophe en plein travail. Il aura dépensé plus d'énergie à regonfler le pneu, qu'à faire son 200 km. Il trouvait le rythme du brevet tellement lent, qu'il plaçait des accélérations dans chaque côte. Il allait tellement vite, que les autres avaient l'impression d'être arrêtés. Christophe paraissait parfois un peu perdu, son copain Eric, n'est pas venu.

 

04/12/2009

Sorties Février 2010

 

Dimanche 28/02/2010 : Notre 4ème sortie BPF - 80 km
Par Alain Darville

C'est enfin le dernier BPF organisé par le club. « Enfin » parce que ces brevets n'ont pas attirés la grande foule et que visiblement les cyclos des autres club sont tellement forts qu'ils n'ont pas besoin de ce genre d'organisation. Tant mieux pour eux, mais finalement ces BPF ont été bénéfiques pour le club de l'Aurore. Ils ont permis aux cyclos de rouler ensemble à une allure modérée (et oui Guy), tout en faisant progresser quelques uns. Et finalement, à bien y réfléchir, c'est déjà une victoire. Marc K. a monté son niveau de façon impressionnante, les côtes ne sont plus un obstacle. Daniel M. veut déjà se lancer sur le BRM 200 km du club avec son comparse Daniel W. (chose impensable  il y a un an). Marc C. arrive à suivre les meilleurs et finalement tout le monde rentre chaque fois pas trop fatigué.

Ce dimanche, c'était 80 km. En fait le 90 km du club (triangle jaune souligné) qui sera coupé de 10 km. La météo annoncée n'est pas très réjouissante. La tempête Xynthia arrive sur la Belgique et elle sera à Bruxelles vers midi. Comme elle a fait des dégâts au Portugal, en Espagne et en France (+ de 50 morts), elle est un peu redoutée. En plus le vent sera de face pour rentrer avec des pointes à plus de 100 km/h. Courage les inconscients !!! Xynthia : La tempête Xynthia, qualifiée par les météorologues, de « cyclogénèse explosive », à savoir une perturbation tourbillonnante éphémère mais très violente et susceptible de causer d'importants dégâts. Et ben, si j'avais su je ne serais pas sorti.

Mais ça commence fort. Eric arrive à vélo. En soit, cela n'a rien d'extraordinaire, c'est déjà bien qu'il ait son vélo. Mais pour mettre son pain (voir les nombreux épisodes précédents) il vient toujours en voiture. Il est donc venu à vélo parce qu'on vient de voler sa voiture. Une magnifique Ford Escord Break bleue à peine âgée de 19 ans mais entretenue avec amour. Et l'explication d'Eric est celle-ci (Morceaux choisis) : « Milliard, on vient de me voler ma voiture. Ma femme a vu partir quatre « tûût » avec ma voiture. Ses sales « tûût » me font  « tûût ». Si je les tenais je leur mettrais mon « tûût » dans leur « tûût » de « tûût » et mon « tûût » dans leur « tûût ». C'est toujours la même chose avec ces « tûût ». Et en plus ils ont laissé leur pied-de-biche dans mon garage. Avec les amortisseurs arrière qui sont morts ils vont taper le cul sur le sol, ces « tûût » « tûût ». Bon j'arrête ici.

Trois cyclos extérieurs au club sont quand même là. L'un d'eux a fait les 4 BPF avec son VTT routier. C'est le seul. Félicitation même s'il a souffert.

Et nous partons à 13 (10 du club + les 3 autres). Les Daniel étant partis bien avant. Guy va faire un petit 40 de son côté, il a peur que ses 100 kg s'envolent avec Eole. Il fait encore sec et le vent est assez favorable. Après 10 km l'un de nos invités nous quitte (plus que 2). Le cyclo du RACU suit sans problème, mais son homologue VTTiste se fait souvent attendre.

Nous avançons lentement et le moment de couper le parcours se fait sentir. Mais où coupe-t-on ? J'attends désespérément l'ordre du « Capitaine », Pietro ainsi baptisé par l'un des cyclos. Mais le Capitaine est muet, ce qui fait qu'on va se taper le 90 km. 30 km vent de face pour rentrer. Et naturellement il pleut, drache, flotte, c'est carrément le déluge. Tout est inondé, les trous de la route sont bouchés par les flaques d'eaux. Plusieurs fois les roues des vélos tapent au font des trous cachés. Et le vent est là, de plus en plus présent. Quand le 20 km/h est dépassé en descente, je suis content.

Nous dépassons les Daniel. Daniel W. roulant vent de face, en position aérodynamique, la tête face à la route, n'avait pas vu une voiture garée le long de la route. Il a été en plein dedans. Mais plus de peur que de mal. Personne n'a été blessé. Charlie a un peu de mal à suivre, de même que le cyclo du RACU. Le VTTiste en indélicatesse avec ses lunettes a disparu. Et pourtant notre « Capitaine » a attendu, encore et encore. Les Daniel l'ont dépassé. Même son pompon n'en est pas encore revenu.

Et ce qui devait arriver est arrivé. Un des nombreux trous de la route a envoyé Charlie dire bonjour au bitume. Un peu de mal aux côtes mais cela semblait être ok, seule la selle était cassée. Notre Capitaine est revenu avec tous les attardés et éclopés. Notre VTTiste a fini à pied complètement lessivé.

Freddy allergique à la pluie a été servi au-delà de toutes ses espérances. Son œil droit est même devenu albinos. Ca faisait bizarre de voir notre Freddy virer à moitié albinos. J'espère que l'autre côté ne suivra pas la tendance.

En conclusion, c'était une sortie assez inoubliable, très dure, mais c'est ce genre de sortie qui permet à chacun de progresser, si on n'attrape pas une bronchite à force de se les geler. Progresser, c'était bien le but d'un BPF. Même si ici, nous avons atteint les limites d'une sortie normale. La buvette aussi a pris l'eau. Une immense flaque d'eau aura été laissée à notre bon souvenir autour de la table.

De toutes façons, félicitations à tous les courageux qui sont venus ce dimanche, et à ceux qui ont fait au moins un de nos BPF. Peut-être à l'année prochaine pour ce genre d'expérience.
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Résultats des BPF 2010: Lien vers le tableau

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Jean-Louis est revenu, ses photos aussi. Avant le déluge...

 

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Marc dans les travaux.

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Christophe (de dos), Eric et le cyclo du RACU.

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Charlie et Alain.

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Le cyclo du RACU, au sommet d'une petite côte dénichée par Pietro, avec des passages à 8%.

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Marc, Charlie et Alain.

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Charlie (souvent flou sur les photos, il roule trop vite) et Alain.

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Alain.

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Pietro, notre capitaine courageux.

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La pause pipi à Affligem, derniers moments secs avec que Xynthia n'arrive...


 

Dimanche 21/02/2010 : Notre 3ème sortie BPF - 65 km
Par Alain Darville

C'est déjà le troisième brevet de progression fédéral organisé par le club. Aujourd'hui c'est 65 km. Et comme prévu il y a un seul cyclo extérieur au club qui est venu rouler. En effet à Wolvertem c'est le premier brevet de la saison et les chiens fous retenus tout l'hiver peuvent enfin se lâcher. Jean-Louis est allé représenter les couleurs du club lors de ce brevet qui fait partie du cycle du Vlaams-Brabant Trophy.

Comme nous, nous faisions le brevet pour les cyclos qui recommencent à rouler mais qui ne sont quand même pas venus, nous devons rouler grouper à allure modérée. C'est ce qu'on fait, à peine du 22 km/h de moyenne. C'est quand même trop vite pour Guy qui a du faire son petit commentaire.

Eric qui nous avait demandé 36 fois où nous allions rouler est venu avec nous. Pour ne pas s'endormir sur son vélo (c'est comme si on obligeait une formule 1 à faire une course de 2CV),  il comptait sur les nombreux trous de la route pour le réveiller de temps en temps.

Nous sommes 16 du club (les habituels). Dès le départ pourtant 2 groupes se sont formés, avec les Daniel, Michel et Benoît derrière et les autres devant.

Il ne s'est rien passé, si ce n'est que notre cyclo invité a pris la tangente sans rien dire après 20 km,  nous laissant entre nous. A partir de ce moment l'allure du groupe a sensiblement augmenté, mais Marc K. est resté enfin avec nous jusqu'au bout. Le bout où nous avons retrouvé notre cyclo vagabon.

Le petit moment d'émotion, est quand nous sommes passés sur le pont du chemin de fer pas loin de Buizingen et que nous avons entre aperçu au loin les restes des trains accidentés et la super grue rouge qui était là pour les dégager.

La semaine prochaine, c'est 80 km et c'est le dernier BPF. Je suis curieux de voir combien de cyclos seront présents. Les paris sont ouverts.

 



Samedi 20/02/2010 : Remise des Trophées 2009

Cette année la remise des Trophées pour l'année 2009 s'est déroulée à Wolvertem.

Cela concerne la remise des trophées 2009 du Brabant Trophy, du Brussels Trophy et du Vlaamse Brabant Trophy + les diverses médailles et trophées fédéraux individuels.

Quelques photos :

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Le Brabant Trophy: L'Aurore-Cyclo se classe 3ème. Eric reçoit le prix.

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Eric reçoit le trophée du Brabant Trophy. Le Trophée de Diamant pour avoir participer à un maximum de brevets.

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Eric et son Trophée du Brabant Trophy.

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Pietro reçoit le trophée du Brussels Trophy où le club est 1er.

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Pietro reçoit le Trophée final du Brussels Trophy. Ce trophée aurait du être remis après trois années victorieuses concécutives mais comme c'est la dernière fois, le club le reçoit pour l'avoir gagné 2 fois les trois dernières années.

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Les trophées du Brabant et Brussels Trophy en gros plan.

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Christophe et le Trophée des 5000 km.

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Alain et le Trophée des Cyclo-Côteurs (dans ce cas, 15 brevets cumulés années après années).

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Christophe et la médaille fédérale des 2000 km.

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Eric et la médaille fédérale des 2000 km.


Dimanche 14/02/2010 : Notre 2ème sortie BPF - 55 km
Par Alain Darville

C'est déjà le deuxième Brevet de Progression Fédéral organisé par le club. Il fait 55 kilomètres. Les conditions climatiques ne sont pas terribles. Il gèle (-3°) et la neige transformée en glace est toujours présente sur les petites routes secondaires.

Pour éviter des chutes, Pietro, Christophe et moi nous sommes allés, le samedi,  en repérage pour voir si un itinéraire bis pouvait convenir. Il remplacera l'itinéraire prévu bien trop dangereux. Celui-ci prendra la Chaussée de Mons, en passant par Halle et Lembeek, ensuite la traversée du canal direction Clabecq, puis Braine-le-Château, ensuite la longue montée vers Ittre, demi-tour en retournant vers Clabecq et puis le long du chemin de fer retourner à Bruxelles en passant par Buizingen, Lotte et Ruisbroek. Un beau petit parcours assez plat mais avec deux/trois grosses montées.

Naturellement avec ces conditions climatiques, nous ne nous attendions pas à voir grand monde. Déjà, quand il fait beau, peu de cyclos sont présents alors quand il gèle... Et pourtant nous étions 11 du club : Pietro, Freddy, les 2 Marc, les 2 Daniel, Renaud, Eric, Jean-Louis, Guy et moi. Des autres clubs, ce n'était vraiment pas la grande foule. Ils sont sans doute toujours occupés à hiberner. Alain Veckmans du CTB était là en plus de quelques autres cyclos, nous étions une vingtaine. Merci à tous ceux qui sont venus.

Le groupe reste ensemble tout le long de la Chaussée de Mons à une vitesse modérée. Et puis nos amis flamands nous quittent. Première fondue du groupe. Au sommet de la côte d'Ittre tous les autres sont arrivés, mais ensuite après la descente, le groupe éclate encore en deux (ou plus, je n'ai plus suivi) qui prennent des routes différentes pour rentrer.

Bon, c'est ici que j'ai un problème : Je n'avais jamais fait de Brevet de Progression Fédéral, comme je roule tout l'hiver, je n'en avais jamais vu l'utilité pour moi. Rouler lentement pour quelques cyclos du club est presque contre nature et pourtant tous ceux qui sont là, le font. Ce n'est pas très efficace pour l'entraînement et les ambitions de quelques uns (BRM, Cyclo-Côteur). Naïvement je pensais que beaucoup de cyclos prendraient cette occasion pour se remettre dans le bain et que le groupe resterait soudé du début à la fin. J'ai vu ! Peu de cyclos sont présents, presque aucun de clubs Bruxellois. Et avec ceux qui étaient là, malgré tous nos efforts pour maintenir une cohésion, il n'y a rien à faire. Comme dimanche passé, le peloton éclate dans tous les sens, beaucoup prenant leur propre route ou leur propre rythme. Je ne sais pas trop ce qu'il faut faire pour y arriver. Rouler encore plus lentement ou au contraire plus vite, prendre uniquement des routes plates sans aucune côte ? Visiblement faire des BPFs n'est vraiment pas facile. Il faut peut-être insister encore et encore pour que ça marche enfin.

Mais bon, le printemps arrive bientôt, les routes seront alors envahies de cyclistes.

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Quelques photos de Jean-Louis qui s'impose comme le photographe officiel du club.

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Alain et Renaud mènent le groupe encore compact sur la Chaussée de Mons.

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Renaud.

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Eric qui avec sa veste fluo orange se met derrière le groupe.

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Eric.

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Le groupe, vu de derrière.

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Renaud.

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Pietro et Freddy.

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Marc K.

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Marc C.

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Auto-portrait de Jean-Louis.

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Alain, Marc K. et Daniel W.

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Daniel M.

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Freddy.

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Gros-plan de la moustache gelée de Guy.

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Les 2 Daniel (M. et W.)

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Renaud.

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Marc C. et Pietro en tête du groupe.

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Guy.

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Freddy.

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Guy.

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Le sommet de la côte d'Ittre.

Après les gros plans de Jean-Louis, les paysages (??) d'Alain où on ne reconnait personne. Il fera mieux la prochaine fois.
La descente de la côte d'Ittre:


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La descente à grande vitesse.

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Marc C.

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Freddy dans la descente.
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Le profil du parcours et les vitesses effectuées:

Projet7



Clicker pour agrandir.

 

 


 

Dimanche 07/02/2010 : Notre 1ère sortie BPF - 40 km
Par Pietro Sirigu

Le cyclotourisme étant en perte de vitesse au niveau de l'entité de  Bruxelles Capitale, nous avons décidé d'organiser cette année la série des BPF.

Un BPF, c'est un brevet de progression fédérale, c'est à dire une sortie qui se fait en groupe à allure modérée dans le but de faire remettre le pied à l'étrier au cyclo en manque de vélo.

Pour une première, je ne suis pas déçu, puisque nous sommes 37 au départ. Je crois que nous aurions pu être nettement plus nombreux si la FFBC n'avait pas encore fait une gaffe en nous oubliant purement et simplement au calendrier et ce n'est pas l'errata en fin du bouquin qui pouvait rattraper cette énorme erreur. Le cyclotourisme est plus que moribond à Bruxelles alors si certains, en plus s'amusent à l'euthanasier, où allons nous, je vous le demande !

Les membres du club sont nombreux et parmi eux nous retrouvons Gérard dont c'est la première sortie depuis Juillet. Gérard a souffert mais il était important pour lui de se remettre dans le bain.

Sont présents 17 cyclos pour le club soit Alain Darville, Marc Keymeulen, Marc Colombo, Renaud Kohler, Christophe Van Schepdael, Gérard Delongueville, Daniel Margan, Daniel Wauters, Michel Roelants, Benoît Leclère, Eric Van der Stappen, José Nino, Jean-Louis Van Obbergen, Stéphane Cordier, Gilles Martin, Guy Godfrind et moi.

Quelques clubs ont délégué des cyclos à savoir le C.T.B, Dilbeek et Sibelga : merci à eux.

La sortie fut agréable mais nous avons encore beaucoup à apprendre pour devenir de bons bergers car cela n'a pas toujours été évident de mener le groupe. Nous avons d'ailleurs perdu tout le groupe de Dilbeek et ce après seulement quelques kilomètres : au prix où est le bétail nous courrons tout droit à la faillite !

La sortie fut émaillée de quelques incidents du style diverses crevaisons et bris de chaîne en ce qui me concerne.

Finalement le groupe a éclaté non pas par une vitesse excessive mais bien par un manque d'encadrement des troupes.

Malgré tout cela, quelques irréductibles du club ont réussi à maintenir une partie du groupe soudé avec en son sein tout les gars du C.T.B.

Daniel Wauters et Jean-Louis Van Obbergen sont rentrés un peu plus tard avec quelques retardataires de Sibelga visiblement en manque d'entraînement.

Il y a beaucoup d'enseignements à tirer de cette sortie et c'est en persévérant que nous arriverons à un résultat, pourvu que de nombreux cyclos soient de la partie.

Merci encore au nombreux cyclos du club qui ont honoré par leurs présences cette première.

A dimanche prochain pour la suite de l'aventure......

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Quelques photos de Jean-Louis:

!cid_508CB48E205B43F88F4ABC02C30D4C88@PCvanjeanlouiJos et Alain à l'inscription

!cid_01302FE4B14249E8AADE3FF719800C2E@PCvanjeanlouiPietro et Christophe

!cid_242CCE212F214B7C9AA47A8C50753158@PCvanjeanlouiAlain

!cid_CE7FC206AAA04418AF0C2A53F9B5078D@PCvanjeanlouiStéphane

!cid_1771620E193947C680410FF1244C8AE1@PCvanjeanlouiUn cyclo invité

!cid_69652EE4BD3745A3A4C5302CAF0DF231@PCvanjeanlouiBenoît

!cid_5073C8D8CCA04CDCAFABA62324C016BA@PCvanjeanlouiMarc

!cid_8FCC270E1A064EB9BE0D059BC8CFBEFF@PCvanjeanlouiUn cyclo invité et Daniel

!cid_336F5E5B12B445409DD3C235C40729BC@PCvanjeanlouiDaniel

01/12/2009

Sorties Janvier 2010


Dimanche 31/01/2010 : Renault Turbo est de retour
Par Pietro Sirigu

Plusieurs d'entre-nous ont bravé les conditions hivernales ce matin.

Etaient présents Daniel, Charlie, Eric, Freddy, Alain, moi et... Renaud qui est de retour après son absence prolongée pour cause de blocus.

Daniel roulera en solitaire de son côté.

Ce matin, il fait particulièrement froid soit -5°C mais il fait sec et c'est là l'essentiel.

Avec ce qui est tombé hier, je décide d'emmener le petit groupe par les grands axes routiers histoires d'éviter les congères et autres pièges hivernaux.

Le froid étant tellement intense, nous sommes plusieurs à souffrir des mains et ce même si nous sommes équipés de gants de qualités.

Personnellement, j'ai les doigts des mains tels des frites toutes droites issues d'un paquet de surgelé. Pendant ce temps Renaud souffre énormément du froid et je me fait un plaisir de lui prêter une paire de gants de réserve (On n'est jamais assez prudent !).

Nous sommes partis en direction de Halle par la chaussée de Mons qui le dimanche et à cette heure ne présente aucun risque.

A la sortie de Halle nous prenons à gauche direction les environs de Tubize puis Glabecq. Après Galbecq et pour varier les plaisirs nous éviterons la côte des Forges via la prison : nous escaladons une côte de quelques kilomètres pour rejoindre Ittre sur les hauteurs. C'est moins pentu que par le côté habituel mais automatiquement nettement plus long... on ne peut pas tout avoir !

Ittre est le point le plus éloigné de notre ballade dominicale et nous abordons le retour par la descente vers Glabecq via la prison.

Au bas de la descente nous empruntons une belle côte sur la droite....pas facile.

Puis retour vers le canal que nous n'emprunterons pas aujourd'hui puisque nous bifurquons à hauteur de l'écluse de Lembeek directement à droite... nouvelle côte. En haut de celle-ci manquent à l'appel Charlie et Alain. L'attente est longue et on finit par trouver cela bizarre d'avoir  un tel écart.

Explication :  Alain à déchaîné....pas lui mais sa chaîne et en plus il a perdu son compteur vélo. Charlie nous a dit l'avoir vu fouillé le bas côté de la route tel une fouine affamée et en recherche de nourriture.

Pas de panique toutefois puisque Alain a finalement retrouvé son computer (« Qui n'est pas un brol de chez.....! » dixit Alain) qui trônait au sommet d'une bouse de vache et qui pour l'occasion et par chance pour lui était congelée (Dommage, n'est-ce pas..... !!!).

Nous revenons par Halle en coupant l'ancienne route vers Tournai direction Lot puis Drogenbos, Sint-Pieters-Leeuw et retour sur la chaussée de Mons que nous quittons à hauteur d'Ikea pour remonter vers le Vogelenzang via Erasme et enfin le stade.

Notre sortie qui totalise un petit soixante kilomètres, fut finalement très agréable à tout points de vue puisque la météo a été de la partie, nous avons bénéficié de la luminosité du soleil et des très beaux et majestueux tapis blancs recouvrant la terre de nos belles campagnes.

A signaler : le petit groupe est resté compact tout le parcours et il n'y a eut à aucun moment des signes de velléités.


Une petite blague :

Pourquoi les belges sont-ils tellement forts et supérieurs en cyclo-cross?

Parce qu'ils ont le grand avantage de pouvoir s'entraîner sur le réseau routier wallon.



 


 

Sortie du dimanche 24/01/2010 : Mi-figue, mi-raisin
Par Pietro Sirigu

Aujourd'hui pour notre sortie dominicale, la météo est mi-figue, mi-raisin mais ce n'est pas grave car finalement nous n'aurons pas de pluie et contrairement à la semaine passée nous serons épargnés par les coups de boutoirs du vent.

Nous sommes 10 cyclos au départ.

Michel et Daniel W. s'élancent de leurs côtés pour une sortie de +/- 50KM. Gilles que nous voyons pour la première fois de l'année fera tout seul une sortie de 40 kilomètres. Eric, Alain, Freddy, Jean-Louis, Christophe, Marc Colombo et moi-même nous nous élançons pour une sortie de 70 kilomètres soit le parcours de notre premier brevet de l'année.

Dès le départ le rythme est assez soutenu et Marc qui n'a plus roulé depuis un mois fait les frais des premières accélérations. Je suppose que Marc a continué à son rythme dans le but d'accumuler des kilomètres.

Le reste de la troupe continuera sur un tempo assez haut puisque nous arrivons à Affligem avec une moyenne de 30 km/h.

Peu après Christophe avec son véhicule agricole ( VTT ) vient tutoyer pour ne pas dire lécher le dérailleur arrière d'Eric, résultat une petite touchette qui se termine avec un rayon plié pour Christophe.

Cela fait longtemps que je rêve de voir Christophe éclater la roue arrière du vélo d'Eric, histoire de voir notre pote rentrer sur la roue avant en faisant du monocycle comme au...cirque.

Pour éviter à Christophe des crevaisons à répétition, je me suis afféré à redresser et resserrer le rayon.

Lors de cet arrêt, nous nous sommes aperçus que Christophe fumait comme un bon gros sanglier de nos Ardennes, c'est incroyable de voir se qu'il fait avec son arracheur de betteraves.

Si notre trophée de régularité tenait compte des calories brûlées nul doute qu'il remporterait le classement haut la main.

La partie difficile du parcours commence traditionnellement à Aasbeek puisqu' à partir de là se succèdent des casse-pattes à intervalles réguliers.

Freddy et Alain sont mis en difficulté mais ils s'accrochent, Eric aime ce genre de situation débridée et il ne manque pas de distiller çà et là des accélérations meurtrières et c'est au cours d'une de celles-ci à hauteur du centre de Asse qu'il continue tout droit alors que nous, nous virons, le laissant seul face à lui-même.

Nous ne sommes pas vraiment vache mais cela nous fait plaisir de le savoir en chasse, connaissant l'homme qu'il est, nous savons qu'il fera tout pour revenir. Il effectuera la jonction sur les hauteurs de Mollem.

La côte d'Itterbeek est traditionnellement un bon juge de notre forme et le pauvre Alain qui bât de l'aile explose une soupape moteur, suivie de la perte de son pot d'échappement et tout cela en pleine ascension. Alain a bien du mérite de vouloir s'accrocher car nous avons roulés samedi un bon 110 kilomètres et qu'il n'est vraiment pas facile de bien récupérer de ce type d'effort en période hivernale.

Freddy aura plus de chance puisque nous sommes restés bloqués au feu de la chaussée de Ninove ce qui lui permettra de repartir avec le groupe.

Nous arrivons finalement au local avec un petit septante kilomètre au compteur et une moyenne de près de 28  km/h, ce qui n'est pas mal du tout en cette période de froid et de temps humide.

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Petite pause pour resserrer le rayon flagada de Christophe après le rentre-dedans dans le vélo d'Eric (dont la roue voilait un petit peu par après). Comme quoi, à vélo, lorsqu'on roule groupé il vaut mieux faire attention au derrière de celui qui précède que de regarder le derrière des filles qu'on dépasse.

 

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Dimanche 17/01/2009 : Enfin notre première sortie !
Par Pietro Sirigu

Nous étions huit courageux au départ soit Daniel et Michel qui ont roulé de concert le 40 km. Les autres soit Alain, Freddy, Jean-Louis, Eric, Marc et moi, nous nous sommes élancés pour un parcours de +/- 70KM. Marc Keymeulen et Jean-Louis sont venus en VTT et visiblement ce n'était pas la bonne option puisqu'ils nous ont quittés pour finalement effectuer le parcours de 40 km.

Charlie victime d'une panne d'oreiller fera un petit parcours seul de son côté.

Nous avons longuement attendu Gérard pour sa première sortie mais celui-ci était aux abonnés absents victime d'un solide lumbago : le staff attend avec impatience son certificat médical.

Comme vous le savez le "Général Hiver" nous a imposé une période de repos forcé de 2 semaines. Nous étions donc un peu comme des chevaux fougueux laissés au box.

Depuis onze ans, je n'avais jamais connu une période hivernale, sans vélo, aussi longues, il est vrai qu'il aurait été suicidaire de rouler dans les conditions que nous avons connues.

La météo ce matin n'était pas fort engageante mais la pluie a cessé de tomber avant notre départ et nous avons finalement roulé au sec tout le parcours.

Les absents ont eut tort car la météo finalement était tout a fait correcte si ce n'est que nous avons été perturbés par un vent contraire assez fort.

Finalement, il était assez présomptueux de vouloir faire le 70 km car mis à part Eric nous avons vraiment beaucoup souffert. Je soupçonne Eric de s'être entraîné pendant ces 2 semaines et dans ce cas il a bien du mérite.

Personnellement, couvert par un K-Way (erreur de débutant et qui m'a coûté beaucoup d'énergie), j'ai terminé complètement désydraté.

En résumé aujourd'hui, l'important était de remettre le pied à l'étrier ce que nous avons fait !