01/07/2010

Sorties Juillet 2010

Samedi 31/07/2010 : Et de deux
Par Patrice Martin

Hé oui, ce n'est que la deuxième fois cette année que je termine ce pour quoi je me suis inscrit.

Parti vers 7h10, je n'ai pas attendu le départ du groupe Aurore (dérogation accordée par le secrétaire Sourire parce que je devais essayer de terminer avant la nuit).

Une petite bruine et puis même une pluie rafraîchissante, nous a accompagnée sur une partie du parcours avant le premier ravitaillement - à environ 42 km.  Pendant mon ravitaillement, la pluie semble s'intensifier, je décide d'enfiler mon vêtement anti-pluie.  Evidemment un peu plus tard la pluie décide de s'arrêter et me voilà encombré par cet anti-pluie.

Aux environs du kilomètre 60 je décide de m'arrêter pour l'enlever et c’est à ce moment que Christophe me dépasse.  Je redémarre et un peu plus loin c'est Jean-Louis qui me salue.

A environ 68 kilomètres, ce sont Freddy et Alain qui s'enquièrent de ma forme.  Réponse habituelle « jusqu'ici, ça va », nous resterons un kilomètre (optimiste ? allez on dira un petit kilomètre) ensemble et à leur tour, ils disparaîtront au loin.  Ils m'annoncent la visite suivante, Guy.  Je résisterai jusqu'au deuxième ravitaillement - à environ 102 km.  Là, Guy et son ami montois me rattrapent.  Comme je suis arrivé depuis un moment je repars avant eux sachant qu'ils seront sur mes talons.  Je dis à Guy, « à tantôt dans l'une ou l'autre côte ».  Et en effet au kilomètre 131, notre bon Guy me dépasse toujours flanqué de son ami montois.  J'ai pris note des présences, ordre du secrétaire Sourire et je peux poursuivre à mon aise, la seule allure que je sais adopter.  J'ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin jusqu'au dernier ravitaillement - à environ 150 km.  Parti pour les derniers, environ 30 kilomètres, cela devrait aller.  Devrait est le mot car, près du but, à Dave (à 3 km de l'arrivée selon le road-book), une route est bloquée, d'autres cyclistes cherchent aussi à cet endroit.  Je me lance malgré le barrage, matérialisé par un simple ruban en travers la route et une ou deux barrières nadar.  Derrière je vais tout droit et, à mon avis, je retourne sur la route qui longeait le chemin de fer, route qu'on suivait aussi avant le barrage!!!  Je me demande pourquoi on nous a fait monter sur cette portion de route pour nous faire redescendre un peu plus loin.  Je continue le long du chemin de fer et j'aboutis à la gare (de Jambe ? Cela m'en fait une belle ... de jambe).  Et oui, perdu comme d'habitude.  Je demande mon chemin à d'autres cyclistes, je dois passer par la nationale.  Je m'y rend, mais ce n'est pas plat, je dois me taper un raidillon ce qui veut dire des kilomètres et du dénivelé en rabiot.  J'entre sur la nationale et je suis surpris, on peut aller à gauche ou à droite, normal me direz vous, tout à fait, mais aucune indication de direction vers Namur, Hout-si-Plou ou Vladivostok, rien, niets, nothing, nada (on dit aussi peau de balle).  Je prends vers la droite et je demande plus loin à une dame qui vient d'acheter quelques bonnes affaires en solde et elle m'indique le chemin.  J'ai eu du bol, c'était à droite.  Je ne devrai que monter un de ces toboggans de nationale et, en haut du toboggan, à droite, un panneau, Naninne 2 km.  Je rejoins enfin le terrain de football avec 189 km au compteur.  Guy s'y trouvait encore et c'est lui qui, à la relation de mon périple de fin de parcours, me décrit l'erreur que j'ai commise.  A la route bloquée, juste après il fallait prendre à droite une rue en contre-sens.  J'ai probablement raté la flèche à cet endroit.  Et j'ai fait un tout droit.

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Samedi 31/07/2010 : Le Cyclo-Côteur de vitesse
Par Alain Darville

Le cyclo-côteur de Naninne n’est certainement pas le plus dur de la saison. Il part de Naninne direction Hamois, Scy, Haversin et Rochefort. De là, c’est la longue montée vers Saint-Hubert. Puis c’est le retour en passant par tous les ponts de l’autoroute Luxembourg-Bruxelles via Poix Saint Hubert, Tellin, Lessive, Ciergnon, Custinne, Natoye, et Dave. Aucune côte ne dépasse 5-6%, ce qui permet à certains, de rouler plein tube.

Le RDV était fixé à 7h30. Christophe, Jean-Louis, Freddy, Guy, Patrice (parti en avance) et moi, nous étions là pour faire la grande distance. Contrairement à Patrice, nous n’avons pas eu de pluie, celle-ci s’arrêtant quand nous sommes partis, et recommençant quand nous sommes revenus. Pour une fois, nous avons eu de la chance.

Au début nous roulons ensemble, mais il ne faut pas longtemps pour que Christophe suivi de Jean-Louis ne profitent de l’une ou l’autre longues montées pour s’échapper. Guy est dépassé assez rapidement, pour Patrice il faut plus longtemps. Celui-ci avait l’air de rouler assez vite, c’est pourquoi Freddy et moi nous sommes restés un petit peu avec lui.

La longue montée vers Saint-Hubert est la partie la plus difficile de ce brevet. C’est une très longue côte à 5% qui monte jusque 470 m d’altitude. Je prends un peu d’avance sur Freddy, mais il revient vite dans la descente. Ensuite, ça roule assez vite jusqu’au 2ème ravito où Christophe nous annonce fièrement : « 16 minutes ». Jean-Louis un rien plus modeste : « 7 minutes ». Et moi qui pensais que Jean-Louis règlerait son sort à Christophe, je suis un peu déçu.Innocent

Ensuite le même scénario recommence. Et bien non, Christophe est bien parti, mais Jean-Louis reste avec nous, et c’est finalement Freddy qui décroche. Un peu avant d’arriver à Braibant (le 3ème ravito), Jean-Louis s’arrête brusquement de pédaler en pleine côte en criant : « HOUILLE-HOUILLE-HOUILLE » Clin d'œil. Je me retourne un peu inquiet, mais Jean-Louis commence un peu à payer ses efforts du matin pour poursuivre Christophe. Il a des crampes dans les cuisses. Le ravito est le bienvenu et nous retrouvons Christophe, toujours aussi frais. Tout le monde se refait une santé. Ensuite Christophe reste avec nous, reprenant le célèbre slogan d’un de nos anciens équipiers : « On part ensemble, on rentre ensemble ». C’est vrai que sur un cyclo-côteur, c’est un exploit d’arriver à faire cela. Mais visiblement Jean-Louis souffre un peu dans les derniers kilomètres et c’est Christophe et moi qui faisons le tempo pour rentrer. Le long de la Meuse, c’est plein tube et la côte de Dave vers Naninne est la dernière grosse difficulté de la journée.

Finalement, c’est un beau cyclo-côteur, pas trop dur où il y a moyen de rouler assez vite. Christophe a frôlé les 30 km/h de moyenne et Freddy a augmenté sa moyenne habituelle de 2 km/h. Visiblement, cela en fait quatre de plus pour lesquels il ne faut plus s’inquiéter pour arriver à Barcelone.

 

Quelques photos de Jean-Louis:

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Le terrain de Footbal de Naninne.

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Christophe, Alain et Freddy au 2ème ravito (Tellin)

 

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Christophe, Alain et Jean-Louis.

 

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De gauche à droite : Freddy, Alain et Christophe.

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Lessive et ses paraboles.

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Freddy, Christophe et Alain

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Jean-Louis, Christophe et Alain.

Les deux videos suivantes sont issues du site: http://randonneescyclotouristes.blogs.dhnet.be/archive/20...


Jean-Louis, Christophe, Freddy et Alain filmés de dos au début du parcours.


La dernière côte: Dave-Naninne. Alain est filmé de face, Jean-Louis de dos.

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Dimanche 25/07/2010 : A la poursuite d’Hoesvil
Par Alain Darville

Le dimanche, Pietro est parti en vacances. Il nous laisse entre nous, nous débrouiller sur le 100 km de Wolvertem. C’est un parcours tout plat vers Anvers. Je sais avant de partir comment ça va rouler. Jamais en dessous de 30 km/h.

Eric, Christophe, Jean-Louis et moi nous partons avec Stéphane qui réapparaît et qui s’accroche tant qu’il peut. Arrivé à Bornem juste après le passage du Rupel, je crève un pneu. Tous ceux qu’on avait dépassés nous repassent et Stéphane qui avait décroché est parti sur le 100 km. Christophe et Jean-Louis m’aident à changer ma chambre à air, et j’expérimente ma cartouche de gaz pour regonfler le pneu. C’est efficace et impressionant, le pneu est solide car la pression devait avoisiner les 10 bars.

Et c’est reparti. Nous fonçons vers Anvers. Arriver devant l’ascenseur pour traverser l’Escaut, il y a foule. Nous descendons à pied, nous roulons dans le tunnel bondé et nous remontons le vélo sur le dos les trente mètres qui nous séparent de l’air libre par les escaliers. Sauf Eric, qui passant devant tout le monde s’engouffre dans l’ascenseur qui le remonte à la surface. Mais nous sommes quand même arrivé avant lui. A Anvers, nous passons devant l’organisation de l’« Antwerp Ironman 70.3 ». Je n’ai pas vu Philippe C. Que de monde, ça change de nos petits brevets. Ce sont de vrais athlètes, c’est peut-être ça l’avenir du cyclisme sur route pour les jeunes.

Nous avons donc repris Stéphane dans l’ascenseur d’Eric, juste le temps de réparer sa crevaison lente d’un de ses pneus de Bruxelles-Aoste 2009. Tous ceux qu’on avait dépassés nous repassent (bis), et ensuite c’est reparti jusqu’au 1er ravito où les 2 Daniel étaient là. Au grand soulagement de Stéphane qui ne sera plus obliger de se tuer à nous suivre.

Nous repartons, à fond, derrière Jean-Louis, à la poursuite du groupe d’Hoesvil. Le temps de raccrocher, de souffler un peu et Eric se retrouve devant à faire le tempo. Puis Jean-Louis passe devant et augmente le tempo. Ensuite Christophe passe devant et dépasse allègrement les 35 km/h. Et si si, c’est vrai, je finis par passer devant entraînant à ma suite les fous furieux. Le groupe d’Hoesvil a un peu fondu, le 2ème ravito le long de l’Escaut est passé sans s’arrêter.

Dans le groupe d’Hoesvil, il y a un petit nerveux qui passe son temps à faire des aller-retour entre la tête et la queue du groupe, en se la jouant à la Pietro : C'est-à-dire en se mettant devant des cyclos qu’il considérait comme des suceurs de roues et en laissant tout doucement partir le devant du groupe. Et puis accélérant brutalement pour faire la jonction, essayer de laisser en plan ceux qui le suivaient. Et bien non, avec nous cela ne marchait pas, on recollait toujours. Visiblement Pietro est plus efficace.

Finalement à 15 kilomètres de l’arrivée, je laisse partir, contraint et forcé, ce qu’il reste du groupe, avec un Jean-Louis déchaîner. Avec lui, devant jusque Barcelone, on le fait en 5 jours. Finalement, j’ai plus de 31 km/h de moyenne à mon compteur en ayant été lâché par les plus forts.

Pour être complet Marc C. et Michel ont fait le 65 km en solitaire.


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Samedi 24/07/2010 : il s'est préparé, il a insisté mais il sait pas nager
Par Patrrice Martin

Il s'est préparé.

Entre le mercredi (les 100 kilomètres parcourus - pas les mêmes que les vôtres) et le samedi, il a roulé sur les rouleaux à la maison et a recherché sur cotacol, les côtes qu'il allait (essayer) de grimper.

Levé à 3 heures du matin (il voulait être à Aywaille à 6 heures pour souffrir probablement environ 12 heures).

Au garage, sa voiture ne répond pas ! ! ! Plus aucun témoin ne s'allume.  Merde la batterie semble à plat.  Pas roulé sur son vélo pendant environ six semaines, la voiture non plus.  Je téléphone à Alain vers  4heures 30 du matin (je croyais qu'il se préparait à cette heure là)  et bien non, je suis vraiment un salop, Alain dormait encore et je l'ai réveillé.  Je lui signalais que je n'étais pas sûr de pouvoir aller à Aywaille.   Sorry encore Alain, toi qui a du mal à t'endormir, voilà que, quand enfin tu dors, il faut que je te réveille.

Il a insisté.

Je téléphone à Ethyas (on paye des assurances assistance c'est pas pour rien) et environ 40 minutes plus tard, on est venu me dépanner, c'était bien la batterie.  Faut faire gaffe de pas caller dans les 20 premières minutes.  Me voilà parti vers Aywaille, travaux sur l'autoroute à la sortie de Bruxelles et encore à Liège où toute une portion de l'autoroute est carrément fermée pour travaux. Dans les environs de Liège à 3 ou 4 reprises, pluies, pas très abondantes mais pluies quand même, alors que les prévisions étaient nuageux.

Arrivée à Aywaille, inscription, préparation et départ vers 7h pour 200 kilomètres (toujours optimiste, Patrice).  Comme il tombe quelques gouttes, je mets mon "préservatif" anti-pluie (gagné lors de la tombola de fin de saison l'année passée).   Bonne pioche, bien vu. A peine quelques kilomètres parcourus (5 km Harzé ?) et voilà les écluses célestes qui s'ouvrent.  Au début on supporte puisque ça monte (un tout petit peu pour vous), Houssonloge et Werbomont mais çà pisse fort quand même et arrivé à La Fange (non je ne l'invente pas, le pont au dessus de l'autoroute) je rebrousse chemin.

Il sait pas nager.

Je vais prendre l'embranchement, aperçu un peu plus tôt, vers les 45 kilomètres, je vous entend, « quel manque d'ambition, il abandonne plus vite que son ombre ! », pas vrai, il n'y avait aucune ombre.  Je retourne à Aywaille par Habiémont, Les Forges, Chevron (où j'avais aussi abandonné plus tôt cette année, 200 km réduits à 113 km), Targnon, Noncéveux, Sougné-Remouchamp et Aywaille.

Selon Google map, j'aurais parcouru environ 52,5 km, temps d'effort selon le cardio-fréquence-mètre 2h 20min 43sec.  Ah oui, pourquoi je n'ai pas mon nombre de kilomètres ?  Parce que je n'ai jamais vu 10 kilomètres sur mon compteur, il est mort "noyé" avant ! ! !

A Aywaille, j'ai croisé notre bon André (Paris-Pékin) qui était tout trempé, presque grelottant, et qui ne s'est pas attardé pour aller se sécher et retourner, comme moi à Bruxelles.

J'espère que comme dans la chanson « toute la pluie tombe sur moi  (et les autres malheureux partis tôt) - mais j'ai pas su faire com'si j'la sentais pas, .... » et que vous avez pu éviter cette pluie et profiter des 200 kilomètres et de tous les dénivelés.  En confiance, félicitations à tous. Enfin, notre super Guy, parti sur le 200, est taillé dans un bois noble, c'est pourquoi il est inoxydable et, évidemment, il flotte ! ! !  Une de ses devises est certainement celle de la ville de Patris (si je ne me trompe) Fluctuat nec mergitur. Comme dans Astérix et Obélix, pour lui une pluie pareille c'est simplement une petite bruine "vivifiante" et celle-ci était simplement un peu plus ou particulièrement vivifiante.

Si cela c'était « nuageux » pour la météo, quand ils annonceront pluvieux, il faudra prendre un kayak.


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Samedi 24/07/2010 : La Redoute pour sauver la journée.
Par Alan Darville

Ce samedi, nous sommes partis Pietro, Christophe et moi pour faire le 200 km de Liège-Bastogne-Liège (en fait Aywaille-Bastogne-Aywaille). Mais à peine arrivés sur place vers 7h40, après avoir errer à Liège à la recherche du bon chemin suite à la fermeture du Tunnel de Cointe, il pleut. En plus de pleuvoir (à seaux), il fait froid (12°c pour la saison, c’est pas beaucoup), et il y a un petit vent du nord assez frisquet.

Comme la pluie s’est un peu calmée, nous nous élançons en petite tenue, pas vraiment adaptée aux conditions atmosphérique. En se disant, que partis comme nous sommes, le voyage vers Barcelone risque d’être compromis si on se tape une bronchite ou une tendinite.

Et nous dépassons Guy, parti longtemps avant nous. Il a crevé, et son petit K-Way ne l’a pas trop protégé du froid. Il a grelotté longtemps sous les trombes d’eaux. Mais il fera ses 200, il est fait d’une matière indestructible.

Le tracé est nouveau, mais finalement, nous renonçons au 200 pour nous rabattre sur le 115 kilomètres. Et oui, Patrice, nous ne sommes pas des surhommes, nous avons aussi nos faiblesses. Christophe décide de rentrer à fond (il finira à + de 29 km/h de moyenne) après être passé par la Baraque Fraiture (635 m). Pietro et moi, nous continuons à notre aise, sauf la descente vers Remouchanp le long de l’Amblève faite à plus de 40 km/h derrière un groupe de flamands qui ne voulaient pas qu’on les dépasse.

La côte de la Redoute, même si elle n’est pas sur le parcours du 155 km est impossible à éviter. Enfin, impossible, non, il faut juste ne pas prendre la route. Mais le soleil est revenu et pour sauver notre samedi, il faut la faire. Toujours aussi dure, mais toujours cette satisfaction d’être arrivé au sommet sans s’arrêter. Nous nous faisons la remarque que les petites distances sont bien plus faciles que la grande, le dénivelé est beaucoup moins important. Avec un rapport de 1000 m pour 100 km, la différence est énorme par rapport au 200 qui a un rapport de 1500 m pour 100 km.

Freddy, arrivé une heure après nous a fait son « petit » 160 kilomètre au sec et sans problème. Comme quoi, les lèves tôt ne sont pas toujours récompensées.


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Samedi 19/07/2010 : La Namuroise

Par Alain Darville

Dans la série des cyclo-côteurs, « La Namuroise » n’est franchement pas la plus facile. Le grand parcours ne fait « que » 180 kilomètres, mais les côtes, au nombre de 21, ont pour la plupart, des pourcentages dépassant régulièrement les 7-8%.

Comme toujours, les régions traversées sont très belles, même s’il y a très peu de moments pour permettre la récupération et admirer les paysages. Les points marquants traversés sont la Citadelle de Namur, Maredsous, le Château de Weillen, Agimont, Celles et Crupet. Quelques villages traversés se targuent d’être les plus beaux de Wallonie. En effet ils sont souvent très beaux, avec les maisons typiques en pierre de taille et toits avec des ardoises en schistes gris et, pour la plupart, ce sont des villages entièrement fleuris.

Pietro m’accompagne. Il est de plus en plus fort. Sur le plat il a retrouvé depuis longtemps ses 20 ans, dans les montées, quand il veut, il retrouve ses 30 ans. Le problème est que moi je fais mon âge, et que donc il doit de temps en temps m’attendre. Mes calvaires sont les côtes à plus de 10%,  je n’avance pas. Et elles sont nombreuses : Les maximums atteints sont 15% à Weillen, 14% à Les-Strépy-Soulme, 13% à Heer et 14% à Sorinnes, d’autres encore plus nombreuses ont des maximums entre 10 et 11% (Maizeret, Salet, Château de Wellin, Blaimont, Lavys, Lisogne et Purnode).

Le temps est assez incertain. Le matin, il pleuvine de temps en temps. Avec nos pneus slicks, les descentes sont alors faites au ralenti. Les virages sont parfois dangereux avec les gravillons laissés par les voitures.

Et la vision d’apocalypse apparait tout d’un coup. A partir de Lavys et surtout à Celles, ce ne sont que des arbres déracinés ou cassés, des poteaux électriques renversés et des toitures arrachées. Et ça sur des kilomètres et des kilomètres. L’orage/tornade du mercredi 14 juillet aura laissé un très mauvais souvenir aux habitants du coin. A Lavys, un des poteaux nous barre la route. Les fils électriques sont par terre. Il faut quand même passer en espérant que tout ne s’effondre pas lors de notre passage.

Au dernier ravito, il y a foule. Ca fait plaisir à voir, nous n’avons pas si mal roulé que ça, il y a encore plein de cyclos qui nous suivent. Après ça, pour les 25 kilomètres qui restent, Pietro ne se sentant plus, va les finir à fond, avalant les 2 dernières côtes comme si c’étaient des descentes.

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Pietro face au désastre.

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Samedi 10/07/2010 : La Médiévale.

Par Alain Darville

Un cyclo-côteur entre Yvoir et la Semois, cela ne peut être que bien. C’est une très belle région, avec des parties plates le long de la Meuse et de la Semois/Semoy et des montées entre les deux. Le seul petit problème est la chaleur caniculaire qui est annoncée. Pour Pietro, après avoir survécu à son 600 km dans la fournaise française, ce petit 200 km n’est qu’une petite péripétie. Le départ se fait depuis Godinne à l’intérieur du domaine du Collège Saint-Paul. Pas mal comme collège, d’après ce que j’en ai vu, avec de belles installations sportives.

Annoncé pour 2600 m de dénivelé, il est retombé à 2100 m au départ. Mais avec le compteur/altimètre du vélo, on ne sera finalement pas loin du premier chiffre.

Guy est parti un peu avant nous, aussi sur le 200, et Freddy partira bien après mais sur le 140 km. Nous partons à 7h30 tapantes. Naturellement sur la partie plate le long de la Meuse, nous fonçons entre Godinne et Anseremme, Guy est avalé et dépassé rapidement bien avant d’arriver à Dinant et puis nous attaquons la longue côte direction Beauraing. Et déjà là, il fait chaud. A huit heures, il y a déjà 25°c. Quand je vois Pietro et son minuscule bidon, je me demande s’il a hérité de gènes de dromadaires, moi avec mes deux grands bidons je serai souvent à sec entre deux ravitos. Mais les ravitos sont bien fournis, de quoi manger, et à boire en suffisance. Le seul problème est qu’avec la canicule et toutes les boissons ingurgitées, l’estomac refuse tout aliment consistant. Dans les montées, il se rappelle à mon bon souvenir, ça fait mal. Mon demi petit pain trimballé sur le dos, y restera pendant 200 km. Impossible d’avaler quoi que ce soit. Ne presque rien manger pendant 200 km, fait que la fin de ce brevet c’est faites un peu difficilement.

C’est bizarre, mais sur les +- 500 partants, seulement 50 faisaient le 200 km. C’est étrange, parce qu’en fait c’est le 200 qui a le plus beau parcours, rien que faire la Vallée de la Semois est un pur bonheur.

Après le 1er ravito à Gedinne au km 53, c’est la séparation entre le parcours du 140 et du 200. Et c’est là le point le plus embêtant : la longueur de l’étape pour arriver au 2ème ravito. Plus de 60 km, une chaleur de 36°c dans la côte de Monthermé et les bidons secs. Un peu avant d’arriver au 2ème contrôle, un cyclo me demande si on est bien sur le 140 km. J’ai à peine le temps de lui dire que non, que nous sommes sur le 200, qu’il a déjà fait demi-tour. Je n’ai même pas eu le temps de lui dire qu’il devait continuer et faire le 200. Mais, je lui souhaite bonne chance, s’il veut retourner jusqu’au 1er contrôle, cela lui fera plus de 250 km.

Après le 2ème ravito, c’est un peu laborieux. Comme je suis rôti, je n’avance vraiment plus au même rythme que Pietro qui m’attend de temps en temps. Au 3ème contrôle de Givet, les organisateurs nous disent qu’on peut continuer le long de la Meuse pour rentrer. Ce sera plus long, mais il n’y aura plus de côte. Mais non, nous ferons le parcours et après Hastière, nous grimpons par Onhaye et nous continuons par les hauteurs. La fin le long de la Meuse, après la descente par Anhée, se finira au courage avec des crampes aux deux cuisses.

A Godinne, il n’est pas encore 16 heures quand nous voyons Freddy qui nous attendait. Le temps de vider quelques verres et d’encore transpirer juste de quoi laisser une flaque d’eau en dessous de nous, nous étions prêt à rentrer à Bruxelles. Le lendemain, Pietro faisait la course avec Eric, Christophe et Jean-Louis au brevet de Asse. Décidément, je ne suis pas un superman sur mon vélo.

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Dimanche 04/07/2010 : Petite sortie entre nous.
Par Alain Darville

Pour inaugurer le groupe B, Dan avait battu le rappel des troupes. Résultat : comme d'habitude Daniel était là. Le groupe B était donc composé de 2 cyclos. On fera mieux la prochaine fois.

Le groupe A était un peu plus fourni : 7 cyclos : Eric, Jean-Louis, Christophe, Freddy, Jos, Pietro et moi.

Le groupe B est parti ½ heure avant le groupe A, mais les deux groupes ont le même objectif : Faire la 1ère partie du 200 km du club, soit 110 km avec un arrêt au Café Pont-Levis de Bracquegnies.

Christophe étant de retour, il fait la cadence, assez élevée, peut-être pas pour lui, mais en tout cas pour Jos, qui s'accroche telle une teigne au cul d'un bouledogue en furie. Dès que ça monte naturellement, Christophe s'envole, suivi d'Eric et des autres. La longue montée vers le Bois de Virginal est faite à fond, juste pour se tester. Je dépasse Jean-Louis et Pietro, ce qui m'étonne un peu.

Mais naturellement dès qu'ils le peuvent Christophe, Jean-Louis, Eric et Pietro accélèrent et s'en vont, suivis de Freddy qui s'accroche. Je reste avec Jos. Le groupe se reformant pour finir la première partie.

Nous retrouvons Dan et Daniel, au Café du Pont-Levis, nous restons un peu à la terrasse et nous repartons par le Canal du Centre le long des célèbres ascenseurs hydrauliques. Un peu après deux groupes se forment, les 4 mêmes devant, Freddy restant avec Jos et moi. A Ronquières, nous continuons à sept le long du canal, à bonne allure, jusqu'à ce Christophe attaque, et puis... (comme d'habitude). Mais c'était pas mal, nous avons roulé en petit groupe sympa, Jos a étonné tout le monde par la vitesse à laquelle il a fait ce trajet, et visiblement tout ceux qui y vont commencent à voir ce Bruxelles-Barcelone qui se profile à l'horizon. Jean-Louis posant toutes les questions possibles et imaginables pour le réussir. Et dire que j'ai ajouté 124 tous petits kilomètres à ce qui était prévu, soit 1582 km en 10 jours. Une paille...

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Quelques photos de Jean-Louis:


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Freddy

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Eric

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Christophe

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Pietro

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Jos

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Alain

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Le Canal du Centre.

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Le Pont-Levi à Bracquegnie.

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Christophe, Daniel (de dos) et Dan.

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Les ascenseurs hydrauliques.

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