01/06/2010

Sorties Juin 2010

W.E du 26 & 27/06/2010 : BRM 600 km (Tournai - Compiègne - Tournai)
Par Pietro Sirigu

Un BRM 600 est toujours une aventure et ce même pour les routiniers.

La météo était annoncée au beau fixe et effectivement,  il fera très chaud tout le W.E avec des pointes de + de 35°C en plein soleil.

Le départ est donné à 06h00 du matin depuis le local des Audax Tournai à Warchin. Nous sommes 19 cyclos à participer à cette aventure dont un seul membre des Audax Tournai (Marcel Lefèvre dit Marcelino)  ce qui est vraiment très peu pour le club numéro un des BRM en Belgique.

Le peloton est un amalgame de vrais randonneurs élevés à la dure et de cyclos comme moi plutôt venu relevé un défi.

Parmi les participants, il y a un seul novice a savoir Thierry Degueldre qui est ni plus ni moins qu'un ex-copain de service militaire d'Alain Darville (Le monde est vraiment petit !)

Il faut savoir que l'Audax Tournai est le club le plus attaché aux us et coutumes des randonneurs et que dès lors tout se fait à la dure, donc pas d'organisation de logements, de ravitos ou transports de bagages, c'est discutable mais cela à le mérite de rester dans la tradition.

Le parcours proposé est superbe comme à l'habitude et emprunte essentiellement de petites départementales tranquilles. Le parcours tel que délivré par Tournai est facilement suivable via la feuille de route détaillée que nous recevons au départ.


Ci-dessous les points de contrôle :

Warchin (Tournai - KM 0 )
Maroilles ( KM 80 )
Laon ( KM 152 )
Compiègne ( KM 227 )
May en Multien ( KM 282 )
Compiègne ( 330 KM ) - Logement Etap Hôtel
Grandvilliers ( 384 KM )
Chaulnes ( 481 KM )
Arleux ( 548KM )
Warchin ( Tournai - KM 603 )

Au départ nous roulons groupé jusqu'au niveau de l'ancien canal, où André Vaneeckhout me propose à voix basse de prendre un autre chemin qui nous fera éviter l'état désastreux des rives des canaux. Donc une partie part sur le canal pendant qu'un autre groupe se forme, fort de 8 cyclos dont André,  Antonio, Guy, 2 cyclos d'Orchies, un autre cyclo français, un cyclo allemand pour le moins peu causant et moi.

Comme, il est de coutume et puisque nous avons formé un groupe nous roulerons de concert toute la journée en tout les cas jusqu'à May en Multien où la belle harmonie du groupe est mise à mal par l'instinct de survie de l'homme. Il n'y a pas de bars dans le patelin et chacun se débrouille comme il peut pour ravitailler. André, excédé, part de son côté, le reste du groupe d'un autre côté. Il reste Antonio et moi.

Nous trouvons un bar-boulangerie-epicerie-cremerie-etc où nous serons bien accueillis par les patrons et quelques clients attablés à la dégustation de pastis et autres produits alcoolisés. J'ai l'impression d'être parachuté dans le film la Soupe aux choux et de jouer le rôle de Jacques Villeret. On nous questionne : comment se fait-il que vous vous soyez perdus dans nos contrées ? Je m'en explique et devient tout à coup le centre d'attraction du patelin.

Je ferai la dernière étape vers Compiègne avec Antonio où nous arriverons juste avant la pénombre vers 21h40.

J'avais réservé ma chambre via Guy Villette (Qui malheureusement malade abandonnera au premier passage à Compiègne) et nous devions partager notre chambre à deux mais les évènements en décideront autrement. L'informatique à l'entrée de l'hôtel refuse de fonctionner pour 2 cyclos qui bien qu'ayant réservé une chambre ne peuvent accéder à celle-ci.

Guy Villette et moi, de retour d'une virée dans un bar irlandais de Compiègnes où j'ai avalé 2 bières d'un demi-litres ( j'avais vraiment soif ! ), nous tombons nez à nez avec les 2 compères d'Orchies : Rien à faire, la solidarité prend le dessus et nous nous retrouvons à 4 dans une chambre de 6m2 avec en plus les vélos. Il est +/- 1 heure du matin quand enfin je profite de 3 heures de sommeil mouvementé et perturbé par une chaleur étouffante et quelques valeureux ronflements de cyclos passablement épuisés.


Le levé est prévu à 04h20 et sera pour le moins pénible.

Je pars à 05h00 avec les 2 compères d'Orchies, l'autre français, Marcelino et Michel. André arrivé en retard au RDV, partira un peu plus tard en compagnie d'Antonio. Le reste du groupe s'octroie un peu plus de repos et partiras à 06h00.

Il fait déjà très chaud si tôt le matin et un des compères d'Orchies bat de l'aile, ce qui nous amène à rouler à un rythme modéré. Dans ces conditions, je ne prends que très rarement des relais et de toute façon ceux-ci s'avèrent stériles puisque le groupe se disloque à chaque fois.

Nous ferons route ensemble jusqu'au environs de Chaulnes où le groupe comprenant Thierry Degueldre, Mic Cammertyn et trois autres cyclos nous rejoignent. Ils nous dépassent et nous les retrouvons un peu plus loin à un ravito improvisé dans un cimetière (C'est un des seuls endroits où trouver de l'eau potable un Dimanche dans la pampa française).

Nous repassons devant mais pas pour longtemps puisque une dizaine de kilomètres plus loin ceux-ci nous rejoignent à nouveau mais à la différence de la fois précédente, je prends leurs roues avec Michel (Le grand chauve du club de la Roue Houdinoise).

Nous ferons le reste du trajet de concert ce qui me permettra finalement de rentrer d'assez bonne heure et largement dans les délais soit à 18h40.

Je suis assez content de ma prestation car je suis rentré sans aucune séquelle physique de ce brevet  rendu massacrant par la canicule.

J'avais cette fois fait une très belle préparation préalable soit 3 BRM 200 km, 3 BRM 300 km, 1 BRM 400 km et 2 beaux cyclos-côteurs de plus de 200 km et 3000 m de dénivelé et celle-ci a porté ses fruits.

Dommage qu'Alain n'était pas de la partie alors qu'il avait pratiquement tout fait avec moi avant le 600 et j'ai aussi une petite pensée pour Christophe qui avait mis beaucoup de conviction dans la préparation des ses objectifs BRM, malheureusement contrariés par des problèmes de genoux.

D'un autre côté Alain a réchappé à la pire insolation de sa carrière, je me le suis imaginé en tirailleur ou zouave albinos rôtis recto - verso au barbecue par une tribu d'anthropophages à la recherche des meilleures parties.....blanches évidemment !


Quelques données :

Mon compteur indiquera finalement 601,5 km réalisé en 36h40 tout compris.

Ma consommation en boisson (isotonique, eau, Coca, Orangina, bière sans alcool)  a été de +/- 18 litres pour l'ensemble du parcours.


A l'année prochaine pour d'autres aventures.






Dimanche 27/06/2010 : La Stéphanoise
Par Alain Darville

Loin de la base, je me doutais bien qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde du club pour venir faire le brevet de Mont-Saint-Guibert. Il faisait magnifique pourtant, le soleil donnait tout ce qu'il pouvait. A peine 130 partants à ce brevet situé au sud de Wavre dont 3 du club. Pietro est excusé, depuis samedi il pédalait comme un força pour faire le BRM 600 km de Tournai. Sous un soleil de plomb, c'est un exploit. Il est rentré vivant et même en excellent état. Il est indestructible. Jean-Louis qui est pour la 2ème fois grand-père a préféré faire un brevet à Ternat (pas loin de Bruxelles) où rien moins que 1200 cyclos faisaient un parcours d'à peine 80 km. Heureux flamands.

Donc Daniel était là, et contre toutes attentes Eric aussi. Si loin de Bruxelles, c'est un événement. Mais peut-être depuis qu'il a sa nouvelle voiture, c'est une excuse pour pouvoir l'utiliser.

Le parcours est vallonné, pas loin de 900 mètres sur le 105 km. Daniel est parti en éclaireur sur le 75 km.

Eric et moi, nous roulons à un bon rythme. Les côtes un peu pentues sont avalées par Eric, comme d'habitude plus rapidement que les descentes. Je fais 10 mètres, il en fait 100. Dans les descentes, il m'attend, et nous roulons comme ça, jusqu'au moment où nous croisons Daniel qui, à un croisement, venait à notre gauche. Visiblement nous avons raté une flèche et sans le vouloir nous avons gagné quelques centaines de mètres. Ainsi Daniel fait office d'aiguilleur ambulant et il nous remet sur le bon chemin. Les paysages sont très beaux, pas toujours l'état des routes qu'il faut parfois franchir en acrobate. Nous passons par Mellery, Villers La Ville et Genappe

A Céroux, le 1er ravito est bien fourni, nous en profitons pour faire les pleins de nourriture et surtout de boissons. Il n'est pas encore 10 heures et nous transpirons déjà abondamment.

Ensuite nous passons par Louvain la Neuve et à Dion le Mont après 65 km nous sommes rejoints par un cyclo. Nous roulons alors à trois à un bon rythme, le temps de rater une flèche et de se perdre à Biez. Heureusement notre nouveau compagnon de route connaît la région et nous fonçons vers Longueville où nous retrouvons le fléchage mais entre-temps nous avons raté le 2ème ravito.

Ensuite c'est facile, le vent est dans le dos. Tout d'un coup, Eric crie de façon désespérée: « Alain, je dois m'arrêter ». Je pensais qu'il avait un gros problème technique ou physique.  Mais non, Eric a simplement un problème de vessie, par cette chaleur, c'est bizarre, je ne sais pas ce qu'il a bu. Nous nous arrêtons et nous laissons partir notre guide. Mais, un peu après nous sommes arrivés. Nous retrouvons Daniel, et nous prenons le temps de boire un bon verre d'eau, heu, de bière...





Dimanche 20/06/2010 : Hoesvil par un matin d'Automne
Par Alain Darville

Je pense que c'est la première fois que je fais le brevet d'Hoesvil. Les autres années je faisais l'Ardéchoise. Ce n'est pas vraiment la même chose, mais le parcours d'Hoesvil a aussi quelques montées au programme.

Nous partons de Vilvorde, au café Hogar Spanol. Daniel W. est là avec son VTT. Il part en solo quand nous arrivons à l'inscription sur le 75 km. Jos et Michel font aussi le 75 km à deux. Nous, Eric, Jean-Louis, Pietro et moi, ferons le 110 km. Le thermomètre indique 10°, il pleut et le vent du nord est assez fort. Et demain, c'est l'été...

Nous partons avec un petit groupe composé principalement du CTB. Le début est facile, c'est plat, même si la route est tortueuse, et avec une route mouillée, il faut faire attention à la chute. Nous passons par Zemst, Kampenhout pour arriver au contrôle d'Erps-Kwerps après 35 km. Eric est resté calme, tant que ça ne monte pas, il ne s'excite pas.

Ensuite nous perdons les gars du CTB qui attendent l'un des leurs qui a déchaîné. Déchaînés, c'est Eric et Jean-Louis qui le sont. Ca commence à monter. Bertem, St-Joris Weert, Pecrot, Ottenburg et Duisburg sont passés à allure supersonique. En 60 km, nous ferons presque 740 m de dénivelé. Naturellement, comme je monte à l'allure d'un vieil escargot asthmatique, je les perds rapidement. De temps en temps, ils m'attendent, et on se retrouve tous (le CTB compris) au 2ème contrôle de Duisburg.

Je m'accroche encore une dizaine de kilomètre. Jean-Louis fais des relances dignes de Cancelara et pourtant il n'a pas le même vélo. Je finis par baisser pavions dans la xième côte montée toujours aussi rapidement. Ils ne se fatiguent donc jamais !! C'est vent de face pour rentrer, il faut encore passer par Everberg, le temps de voir un Airbus A330 de Brussels Airlines se poser, Kortenberg, Steenokkerzeel et la caserne militaire de Peutie.

Pietro et Cie ont rejoint et dépassés Jos et Michel, et ont aussi laissé sur place Charlie qui roule maintenant sous d'autres couleurs, mais on ne lui en veut (presque) pas.

C'est un beau brevet, très bien fléché, mais le mauvais temps aura sans doute un peu gâché la fête et surtout limité le nombre de participants.
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Les photos du départ faites par Jean-Louis:


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Eric.

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Le vélo de Daniel.

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Alain.


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Pietro.

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La devanture du Café Hogar Spanol.

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L'équipe de choc: Jean-Louis, Alain, Eric et Pietro.

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Eric.

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Alain et Eric.



Jeudi 17/06/2010 au Samedi 19/06/2010 : L'Ardéchoise 2010

Le récit de Benoît Leclere: http://aurore-cyclo-ardechoise-2010.skynetblogs.be/






Dimanche 13/06/2010 : La course des vétérans
Par Alain Darville

Le brevet de Halle (la JM Wampers Classic), nous étions quatre. Pietro, Eric, Jean-Louis et moi. Sans doute les élections ont-elles empêchées les autres de venir. Et une course de vétérans est au programme. Pietro, Eric et Jean-Louis s'y inscrivent. Ils vont montrer aux autres ce qu'ils savent faire. Je les laisse partir, j'irai rouler le brevet normal. Et quand je reviens, que s'est-il passé ? Ils ont gagné. Eric à gagné, un cheveu devant Jean-Louis, Pietro encore un peu fatigué de son 200 de la veille, a fini troisième. Les autres sont loin derrière, dégoûtés par la démonstration. Eric est hilare, il ne tient plus en place, il demande même de refaire une nouvelle course parce qu'il n'a même pas du aller dans ses réserves. Là dessus, ils ont décidé de transformer officiellement notre club en véritable club de course, ce qui jusqu'à présent n'était qu'officieux.

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Le podium de la vicoire: Jean-louis (qui envie Eric), Eric et Pietro.

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Encore ce podium.


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Eric reçoit la coupe. Pour les fleurs, il faudra attendre, le budget n'était pas assez important.


Oui bon, en fait, il n'y avait pas de course, personne n'a gagné, le podium est fictif. Les cardiaques peuvent reprendre leur souffle. Nous sommes bien partis à quatre en suivant de mauvaises flèches jusqu'au moment où ces mauvaises flèches avaient disparu. La suite fût de l'improvisation en reprenant le 45 km de notre club et en ajoutant quelques côtes au programme. Ils ont été sympa avec moi, en m'attendant en haut des côtes. Après que nous soyons arrivés, Jos se pointe presque par hasard en étant parti d'Anderlecht.


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Jean-Louis qui fête son anniversaire (52 ans).

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Eric tout joyeux.
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Pietro.

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Jos.

 


 

Samedi 12/06/2010 : Les boucles de la Semois (1ère)
Par Alain Darville

C'est un très beau parcours que nous offre le Cyclo Club Bertrix. Avec une longue partie qui longe la Semoy en France et la Semois en Belgique, ce parcours démarre à Bertrix et passe par Nafraiture, Chairière, Rochehaut, Poupehan, Bouillon, Sainte-Cécile et Chiny. Quand je vois qu'en 2007, le dernière et seule fois que j'avais fait ce brevet, j'avais écrit dans le résumé que les côtes n'étaient pas trop difficiles, j'ai fameusement du vieillir. Beaucoup d'entres-elles, surtout après Bouillon, dépassent régulièrement les 10%. Tout ce que j'aime.

Je suis donc parti avec Pietro. Patrice et Guy étant partis bien avant nous. Le temps est incertain, avec des risques de pluie l'après-midi. Mais sinon, la matinée nous échappons à de grosses pluies, juste une petite bruine mais quand même suffisante pour mouiller la route dans certaines descentes et mettre de la buée sur nos lunettes. Ce n'est pas toujours facile de rouler en ne voyant pas grand chose. Heureusement les trous sont rares, même si les routes sont assez usées et secouent un peu.

Comme Patrice le dit dans son résumé, nous le rattrapons après 80 km. Patrice sur son petit plateau en train de mouliner sans avancer (le petit plateau, c'est le 30 devant), là où je passe sur mon grand plateau (53). Je me demande ce qu'il va mettre quand ça montera vraiment. Patrice a juste le temps de nous dire que Guy n'est pas loin devant et que nous le rattraperons bientôt.

Le long de la Semoy/Semois, nous accélérons le rythme en nous accrochant à un petit groupe. Comme c'est presque plat, je peux tirer de grands braquets, mais faire cela c'est usant, et je suis un peu optimiste sur le reste du parcours. Pietro a toujours des problèmes avec sa roue arrière qui a de fâcheuses tendances à se faire la malle. Il s'arrête pour la refixer correctement.

Après 130 km (le 2ème ravito à Chairière), mon altimètres m'indique que nous avons seulement fait 1600 m de dénivelé. Ca veut dire qu'il en reste 1400 à faire en 80 km. Et bien, ils étaient là.

Dans la région de Bouillon, la route est mouillée. Je me rappelais qu'en 2007, le ravito était à la Chapelle de Buhan avec une terrible côte pour y arriver et une non moins terrible descente pour arriver face à la Semois. Sur le sec, il fallait déjà freiner à fond pour ne pas faire le plongeon, sur le mouillé... Et bien non, nous y échappons, pas à la montée mais bien à la descente. Et encore c'est une autre montée mais qui n'est pas mal non plus (12-13%). Tout ça pour cause de travaux.

Avec tout ça, nous n'avons toujours pas vu Guy. A-t-il mis un moteur dans son vélo ? S'est-il noyé dans la Semois ? S'est-il trompé de route ? (C'est impossible, il connaît les Ardennes mieux que sa poche). A-t-il raccourci le parcours ? (C'est aussi impossible, il préférera mourir plutôt que d'abdiquer). Donc il s'est évaporé. Adieu Guy !! Non, il vit toujours, lisez le résumé de Patrice.

En direction de Sainte-Cécile, un cyclo nous accompagne. Tout d'un coup il nous demande ce que nous faisons comme parcours : « le 210 km ». Lui il fait le 170 et son copain n'est pas là. Il a déjà 170 km au compteur (bizarre comme compteur) et il en reste 35 à faire. En fait le 170 se séparait du 210 bien plus tôt. C'est un flamand sympa, même ses jurons il les faisait en français avant de faire demi-tour.

La finale, entre Chiny et Bertrix (soir 21 km), s'est faite sous la pluie et avec un gros vent de face. La température est passée de 19° à 14°. Après les côtes à 10%, c'est la pluie et le vent. Nous aurons tout connu sur ce cyclo-côteur. Pas mécontent d'arriver. Malgré tout, j'ai encore quelques restes (même si tout le monde me dépasse (sauf Patrice, sorry) dans les côtes). Le parcours a été fait en 11 minutes de moins qu'en 2007 (l'année de Paris-Brest où j'avais la forme de ma vie) avec 2 km en plus. Et cette fois-ci Pietro est resté avec moi, même si je le soupçonne d'avoir rouler en dedans dans les côtes.
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Le profil du parcours est le suivant:


Projet2





Samedi 12/06/2010 : Les boucles de la Semois (2ère)
Par Patrice Martin

Je suis arrivé vers 6h30 (je crois) et le temps de m'inscrire, d'aller maigrir (se vider un peu si tu vois ce que je veux dire) et de croiser notre Guy déjà prêt avec son fier destrier, je me suis rendu à ma voiture et me suis préparé (monter le vélo, mettre mes chaussures, installer le parcours,  etc..) et je suis parti pour 212 kilomètres.

Je croyais que Guy était parti avant moi, vu qu'il était déjà prêt quand je l'ai croisé et que je devais encore me préparer, mais il m'a dépassé un peu avant le premier ravitaillement.  Je ne l'attendais pas et il m'a dit que, depuis qu'il roule (c'est le cas de le dire) sa bosse, il a de nombreuses connaissances et qu'il s'était attardé un peu avec eux, ce qui fait que finalement il est parti après moi.

Je l'ai rejoint au premier ravitaillement, vers le kilomètre 60.  Comme d'habitude, super Guy s'est ensuite envolé avec un ami de la région de Mons.  Au kilomètre 82 environ j'entends une voix qui me demande si je n'ai pas plus petit (développement), décidément c'est pas mon jour, tous les membres du club présents vont me dépasser.  Ce sont Pietro et Alain qui déboulent, je les apercevrai bien pendant 500 mètres.  Les nuages qui s'étaient vidés un peu sur ma voiture en venant à Bertrix, se font de plus en plus menaçants.  Mais jusqu'à présent je n'ai reçu que quelques petites gouttes.  A l'approche du second ravitaillement (vers 120 km) la menace se fait de plus en plus précise et il commence à pleuvoir un peu et j'arrive au ravitaillement.  Je me restaure et bois abondamment, quelques autres cyclistes arrivent mais les nuages ont décidés de se vider et il commence à dracher.  D'autres cyclistes arrivent de plus en plus trempés.  Parmi ceux-ci arrivent Guy et son copain de la région de Mons ! ! !  Comment cela mais je n'ai pas dépassé Guy.   Guy me dit qu'il s'est arrêté dans un café pour manger ses tartines.  Je lui demande s'il a vu Pietro et Alain, mais non, il ne les a pas vu.  Guy était probablement déjà en train de manger dans son auberge.  Je reste, à vue de nez, une demi-heure, le temps d'attendre que la drache se calme.  Finalement, il ne tombe qu'une fine pluie et je pars dans le sillage de Guy.  Comme je n'ai aucun vêtement de pluie, je grelotte pendant les premiers kilomètres et je décide d'abréger le parcours, je rentrerai vers Bertrix.  Je rejoins Bertrix avec 150 kilomètres au compteur.  Encore un abandon.

A la table du comité, je signale que j'ai abandonné après le second ravitaillement (du 212 kilomètres donc à 120) et que j'ai 150 kilomètres, il propose de me mettre 176 kilomètres mais je lui dis que c'est trop et qu'il y a un circuit inférieur (un 142 si je ne me trompe).

Finalement il me met 140 kilomètres (ce qui ne correspond à aucune distance « officielle ») et oublie de mentionner le dénivelé.

 



Dimanche 26/06/2010 : Il y a longtemps que nous n'étions plus si nombreux !
Par Pietro Sirigu

Comme nous sommes assez bien dispersés ces derniers temps, j'avais prévu une sortie club auquel tous les cyclos habituels ont répondu présents.

Nous étions donc une dizaine de cyclos au départ de notre sortie. Michel et Benoît se sont excusés.

Sont présents : Freddy, Jos, Daniel, Dan, Marc Keymeulen, Renaud, Eric, Martin Gilles, Jean - Louis et moi.

Daniel Wauters est venu avec le plus jeune de ses petits-fils et fera le 40 km.

Tous les autres partiront sur l'ancien parcours de 65 km (Soit le triangle avec la latte).

Personnellement, je reviens un..... peu cramé du BRM 400 de Tournai où j'ai roulé avec mon ami Alain dans une cagna impossible avec un soleil tapant toute la journée à 31°C.

Dans mon fort intérieur, j'espère qu'ils seront indulgents avec moi, histoire de me permettre de récupérer.

Pas de chance Eric démarre sur les chapeaux de roues et je n'ai même pas le temps de terminer la conversation entamée avec Dan.

Finalement et contre toute attente mes amis ont été particulièrement indulgents et profondéments humain (C'était certainement la journée de la condition animale !!!), attendant en haut des côtes comme par exemple à Aaasbeek.

Mais rien à faire, chasser le naturel et il revient au grand galop et donc les choses se corsent aux alentours de Asse : le rythme augmente des oeuvres d'Eric et Renaud.

Marc qui roule avec nous fait l'élastique et réintègre le groupe après chaque accélération, il n'y a pas de doute l'entraînement auquel il s'astreint porte ses fruits.

Mais rien à faire, le final est d'enfer au cours duquel, j'ai produit 2-3 belles accélérations histoire de voir si je n'étais pas tout à fait mort mais Eric, Renaud et Jean-Louis sont intenables et produisent un effort violent dans la côte d'Itterbeek. Résultat Freddy et moi sommes légèrement décrochés mais comme déjà dit plus haut ceux-ci en proie avec leurs conscience nous laissent revenir et nous terminons finalement ensemble.

Marc arrivera un peu plus tard après avoir résister très longtemps. Des paroles rapportées et exprimées par Marc sur la fin parcours........ : « Ces gars se sont échappés d'une cage où ils étaient enfermés ! ».

Dan toujours pareil à lui-même rentrera un peu plus tard, quel progrès dans son chef, il est entrain de fondre à vue d'oeil !

Jos fermera la marche....même pas fatigué et comme à son habitude..... Toujours en état de lévitation.

Finalement et malgré leurs indulgences toute relative... les fous m'ont ramené à Anderlecht avec une moyenne de 29 km/h.....dommage il manquait notre ami Alain pour que la fête soit totale mais à sa décharge il a tellement mené le groupe hier :  je pense 150-200 km en tête que je comprends aisément son absence !


Samedi 05/06/2010 : Les Crêtes Ourthe-Aisne-Amblève
Par Patrice Martin

J'arrive vers 6 heures à Seraing et il y a déjà une dizaine de voitures et quelques cyclos prêts à en découdre avec ces côtes. Les inscriptions étaient prévues à partir de 6h30 et les volontaires installent les pc. Je m'inscris au 176 et prends aussi le trajet du 137, me prépare, et prends la route, sur le parking je reconnais un maillot de notre club, c'est Guy que je salue et lui dit à bientôt quand, inévitablement, il me dépassera. (zut je ne serai pas le premier - et le seul - du club).

Le départ est assez calme et pour nous mettre en jambe la côte d'Hestreux, dans la descente vers Poulseur, le trajet signale Danger. Bien vu, dans le bois, où le soleil ne passe pas, la route est dégradée comme c'est pas possible, il faut zigzaguer pour éviter les trous qui provoquent fuites, dégâts aux jantes quand ce n'est pas une chute. Dans cette descente, mon sac de guidon s'est retrouvé à plusieurs reprises sur mes genoux. (il n'est fixé qu'au guidon et je devrai le fixer en dessous). Pour ne pas me stresser trop, dans la descente, un tracteur agricole tractant une bétonneuse me suit et je sens bien que mes zigzags « l'em...nnuie », vers la fin de la descente, la route devient, non pas bonne, moins pourrie et je peux rester un peu sur la droite alors le monstre me dépasse. Pu....rée, faut pas tomber sous ces roues la sinon c'est grâce à ton ADN qu'on va te reconnaître.

Je veux vérifier le parcours et Repu....rée, mon itinéraire s'est fait la malle, probablement lors d'un retournement de mon sac de guidon. Trop occupé à scruter la route pour ne pas détruire mon vélo, je n'ai même pas remarqué quand je l'ai perdu. Au kilomètre 24, l'itinéraire est perdu et il y en a encore plus de 150 à parcourir. Mais cette descente sera un peu la caractéristique de plusieurs descentes, il faut souvent freiner à cause des virages en épingle à cheveux ou des routes dégradées.

Heureusement, le parcours est bien fléché et, sur une feuille préparée chez moi, j'avais noté la caractéristique des côtes (répertoriées au cotacol) pour mieux gérer mon effort.

Cinq côtes avalées et 49 kilomètres et voilà le premier ravitaillement. Hélas ils n'ont pas de parcours en réserve. Je poursuis.

Sept côtes plus tard et 90 kilomètres, nous voilà à Werbomont le second ravitaillement. Là un responsable dispose de parcours, il m'en offre un, je le remercie, il me sera précieux car maintenant on va vers la Redoute. A environ 113 kilomètres après la Vecquée, une fuite à l'arrière. Je m'installe sur le bas côté de la route et je répare, pendant la réparation un cyclo qui ne m'est pas inconnu passe. C'est Guy que je salue. Il s'arrête et me demande si cela va, je lui réponds que oui car j'ai tout ce qu'il faut. (vu que je roule avec un petit atelier ambulant). Il poursuit sa route. Je termine ma réparation, reprends la route mais crains une nouvelle fuite, heureusement il n'en sera rien, j'ai dû regonfler un peu. En route vers la redoute. Comme à Spa, je l'ai montée en deux fois je vais encore essayer. Hélas, ce que j'ai fait après 30 kilomètres (Spa) je ne saurai pas le refaire après 130 kilomètres. J'ai dû m'arrêter 3 fois et parcourir une partie à pied. Comment j'ai pu faire cela en 2 fois en partant de Spa ! ! ! Je poursuis vers le troisième ravitaillement. Mais le ravitaillement qui est annoncé à 135 kilomètres n'est pas là et je dépasse les 135, de plus, je me retrouve dans la ville d'Aywaille sur une « grand-route » commerçante. Trop de voitures et pas de cyclos, j'ai dû rater un épisode. Je rebrousse chemin et je trouve la flèche que j'avais ratée. A 140 kilomètres je trouve le ravitaillement. Je reprends des forces, solides et liquides, mais dégoûté par la Redoute je décide de mettre fin au calvaire et ne veux plus rien monter.  Comme côte.  (comme dans la pub à la télé, « à quoi pensiez-vous ? »). A partir de là, je suis les flèches 109 et 137 et je rejoins Seraing le plus « platement » possible. A l'arrivée, un responsable me met les cachets sur les différents carnets et me signale que quelqu'un de mon club est encore là. Je retrouve Guy, super Guy, qui m'attend.



Samedi 05/06/2010 : Un 400 chez les Ch'tis (3ème)
Par Alain Darville

Cette fois, nous nous retrouvons, Pietro et moi, à Kain chez Michel Cordier pour participer au BRM de 400 km qui passe par Kain, Maroilles, Loan, Compiègnes, Chaulnes, Arleux et Tournai. Il y a 34 participants à ce BRM. Tous des cyclos d'endurance confirmés. Je pensais que Guy serait là, mais il a préféré faire un cyclo-côteur en Ardennes. Certains cyclos demandent des nouvelles de Christophe, mais il faut leur dire que Christophe en a terminé avec les BRM et se contentera à l'avenir de courtes distances, naturellement roulées à un rythme d'enfer.

Le départ est nocturne, à 4 heures du matin, le soleil dort encore, ce qui n'est pas vraiment notre cas. Levés à 1h30, juste au moment où la EuroFeria Andaluza du Heyzel s'est enfin calmée, nous avons été à Tournai, un peu fatigué déjà pour partir.

A 4 heures, il faut des lampes, lampes qui dormaient depuis Paris-Brest-Paris 2007, et qui fonctionnaient encore. Le passage par l'Ancien Canal Pommeroeul-Antoing et le Canal Peronnes-Blaton-Nimy n'est déjà pas évident la journée, mais alors la nuit... Des trous partout, des canards endormis, et des insectes piquants qui prennent nos cuisses pour des gardes mangers.

Mais ensuite le soleil est là. La température passe de 11° à 15°, 20°, 25°, 30° et même 32° en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Inutile de dire que c'est une température juste bonne pour cuire sur son vélo.

Le trajet vers Créssy-Sur-Serre en passant par Maroilles (atteint à 07h30) est le même que le 300 et commence à être connu. Mais un peu avant d'arriver à Maroilles, je retrouve Thierry avec qui j'ai fait mon service militaire en 1985 (C'est déjà le 2ème en deux semaines que je retrouve, à ce rythme je vais rencontrer tout mon régiment d'ici la fin de l'année). Thierry fait le 1er BRM de sa vie, et il commence par un 400 km. Pourquoi pas ? Il a l'air costaud, et visiblement les longues distances ne lui font pas peur, il les aime même. Mais comme il est seul de son club dans ce cas... (ça me rappelle quelque chose dans un autre club). Il veut faire Paris-Brest-Paris en 2011, mais visiblement découvre le monde des longues distances. En pensant qu'il y a des ravitaillements aux contrôle, il voyage léger, mais sur un 400, c'est peut-être un peu risqué.

Puisqu'on s'est retrouvé, nous allons rouler ensemble jusqu'au bout.

A partir de Créssy-sur Serre, nous prenons direction Laon, où le groupe est encore presque entier. Nous y sommes à 10h10. Mais il fait vraiment chaud, et la préoccupation principale de la journée est de trouver de l'eau et de s'hydrater en permanence.

Ensuite c'est vers Compiègne que nous nous dirigeons, le peu de vent qu'il y a est dans le dos, et le rythme du peloton est assez élevé. Un petit col est franchi peu après Suzy (+ de 150 mètres de dénivelé d'un coup), et le peloton se scinde en deux à ce moment. Thierry, trois flamands dont un d'Orchie (chercher l'erreur) et moi, menons la plupart du temps le groupe. La route est assez vallonnée et la région est très jolie. Le passage par Coucy-le-Château-Auffrique (http://fr.wikipedia.org/wiki/Coucy-le-Ch%C3%A2teau-Auffrique) est assez impressionnant. C'est une ville fortifiée qui étonne par sa grandeur surtout quand on ne s'y attend pas.

Compiègne est atteint vers 13h20. Compiègnes qui sera la 1ère étape de notre Bruxelles-Barcelone du mois d'Août. Il reste 175 km à faire (une paille). Pour aller vers Chaulnes nous sommes encore à sept, l'allure est toujours soutenue, nous nous relayons assez efficacement, mais là, comme beaucoup d'entre nous, je suis cuit. Le soleil tape de son mieux, les routes sont surchauffées, et j'engloutis mes deux gourdes king-size sur les 60 kilomètres à faire pour arriver à Chaulnes vers 15h40. Les 120 derniers kilomètres, nous les finirons à cinq parce que nous avons décidé de ralentir l'allure. Les deux plus forts d'entre nous sont partis devant, mais arrivons après nous au final. Comme quoi, ce n'est pas tout de rouler vite, mais il faut aussi bien suivre le bon chemin.

Après avoir visiter un cimetière pour faire le plein d'eau et ensuite avoir suivi un bon moment le Canal du Nord, nous arrivons à Arleux à 18h50. Nous y faisons une longue pause (35 minutes) et nous essayons de nous alimenter comme nous pouvons pour finir ce BRM, de préférence avant la nuit, même si plus grand-chose ne veut rentrer, l'estomac étant en grève forcée.

Il reste 60 kilomètres à faire, mais maintenant c'est presque tout plat, ce qui fait notre vitesse est de nouveau en hausse. Le soleil commence à se calmer dans ses ardeurs, et cela devient plus agréable de rouler (si ce n'est le mal au derrière, au cou, aux jambes, à la tête, les piqûres d'insectes, vive le sport !!!).

Tournai est en vue à 21h10. Après un dernier sprint final entre Pietro et Thierry pour y entrer, il faut encore aller jusque Kain. La mission est accomplie à 21h25. Nous avons mis 17h25 pour faire ce BRM 400 (405 km réels) dont 15h assis sur le vélo. Seuls deux autres cyclos sont rentrés avant nous.

Finalement, c'est un très beau BRM, les régions traversées sont souvent très belles, surtout sous le soleil. Mais le prix à payer, c'est une insolation et une fameuse fatigue généralisée. Pas mécontent de retrouver mon lit à minuit après être rentré à Bruxelles, pris une douche et manger pour refaire des forces.


De la part de Pietro :

Alain a vraiment été impressionnant et vaillant tout au long de ce BRM prenant des fois des relais sur quelques dizaines de kilomètres, il doit avoir selon moi effectué entre 150 et 200 km en tête. Milles excuses, mais je ne me sentais pas le courage d'en faire autant et j'ai consacré mon temps a économiser mes forces sous ce soleil infernal.
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Le reportage et les photos d'André Tignon sur le départ et la fin du BRM 400 km : http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1137


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Les profils des étapes de ce BRM avec les vitesses sont les suivants:

1) Kain (Tournai) - Maroilles (83 km - Dénivelé: +480m, -402m).

BRM 400 1

 

 

 

 

 

2) Maroilles - Laon (72 km - Dénivelé: +587m, -667m)

BRM 400 2

 

 

 

 

 

 

3) Laon - Compiègne (77 km - Dénivelé: +562m, -611m)

BRM 400 3

 

 

 

 

 


4) Compiègne - Chaulnes (52 km - Dénivelé: +374m, -328m)

BRM 400 4

 

 

 

 

 

 


5) Chaulnes - Arleux (67 km - Dénivelé: +502m, -457m)

BRM 400 5

 

 

 

 

 

 

6) Arleux - Kain (Tournai) ( 55 km - Dénivelé: +193m, -233m)

BRM 400 6

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