01/05/2010

Sorties Mai 2010


Samedi 29/05/2010 : Le B.A.R à la Roche en Ardenne
Par Pietro Sirigu

Il est 04h00 du matin, c'est l'heure à laquelle je me suis levé pour aller au BAR! Il faut vraiment être fou.....de vélo pour faire ce genre de chose.

Nous avons RDV à 07h00 du matin à La Roche en Ardenne pour le départ.

Malheureusement, le groupe sera éparpillé Guy partira à 07h20 (218 km), Freddy à 07h30 (132 km), Jos à 08h00 (100 KM) et Patrice (213 km) nous devancera tous avec un départ vers 06h30.

Finalement nous nous élançons à 3 pour le 218KM et 3000m de dénivelé soit Alain, Renaud dont c'est le grand retour et moi.

Le parcours proposé est de toute beauté et de plus nous avons de la chance avec la météo, il ne fera pas trop chaud, pas trop venteux et surtout nous n'aurons pas de pluie. Finalement un temps idéal pour la pratique du vélo.

Les lignes principales du parcours :

La Roche (220 m), Col d'Hortho (450m), Barrage de Nisramont, Bastogne et le Mardasson, col de Burnon (450 m), Fauvillers, Martelange, les tobogans incessants de la forêt d'Anlier, Villers, Bellefontaine, Suxy, Straimont, Mon idée, Vaux sur Sûre, Sprimont, Lavacherie, Col de devant le Bois (432 m), Moulin du Weez et la descente vers La Roche par la Vallée du ruisseau des « Longs prés ».

Au départ, il fait assez frais mais nous aurons très vite l'occasion de nous réchauffer car la sortie de La Roche est tout en montée par le Col d'Hortho.

Nous roulons tous trois de concert à un bon rythme sans plus, la route est longue et il faut se préserver.

Nous atteignons assez facilement le contrôle au Mardasson où nous retrouvons Patrice, je fais vite, je remplis mon bidon, absorbe le contenu d'un gobelet et je continue ma route. Je n'aime pas les longs arrêts qui me sont véritablement pesants.

Visiblement Renaud et Alain sont pris de cours, comme je continue tranquille je vois rappliquer Renaud mais pas d'Alain. Je continue toujours tranquillement et ne vois toujours pas de retour de celui-ci. J'en conclu qu'il s'est arrêté au « resto du Mardasson » et qu'il a commandé un steak. Connaissant Alain, il aura préféré continuer à son rythme et comme toute grande chaudière.....il a besoin de beaucoup de charbons pour bien carburer.

Donc, je continue ma route avec Renaud mais celui-ci est un petit cachotier (Il n'a presque pas roulé et viens au départ d'un tel brevet sans préparation, c'est très courageux et même un peu inconscient mais cela fait partie du charme de la jeunesse). Renaud donne des signes de faiblesse et est pris de crampes, je lui conseille donc d'abréger ses souffrances et le persuade de faire le 176 km. Il me quitte donc à la séparation des 2 distances dans la zone de la Forêt d'Anlier.

A partir de là, je roulerais tout le reste du brevet en solitaire. C'est très bien pour moi car je peux régler mes efforts, c'est à dire piano dans les côtes et à un bon rythme dès que cela est possible.

Les années passant, je me rends compte que je n'avance plus dans les côtes et que bientôt, je ferais partie des « Fers à repasser des cimes » mais ce n'est pas grave à partir du moment où mon cœur reste vaillant.

Finalement, je suis rentré sans connaître de crampes ou de moments trop durs ce qui pour moi était l'essentiel : il y avait 5 ans que je n'avais plus participé à un cyclocôteur.

Je suis parti à 07h00 du matin et suis arrivé à 15h30 avec une moyenne roulée de 26,76 km/h.

A La Roche, j'ai retrouvé Renaud et Freddy qui m'avaient tout deux attendus.

Ce fut un vrai plaisir de retrouver Freddy après plusieurs semaines : nous avons été récupérer à une terrasse en buvant pour certains une bonne Chouffe tout en guettant l'arrivée d'Alain qui bloqué dans son élan par Myriam (La terrasse en question était à 300 m de l'arrivée)  s'est joint à nous pour la grande messe des potins et ragots d'après l'effort.

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Des photos du ravitaillement de Fauvillers sont disponibles sur le site du club les "Cyclos de la Haute Sûre": http://chs.cyclobel.be/
Les photos sont à cette adresse: http://cyclobel.be/media/main.php (
Ravito du BAR à Fauvillers)




Samedi 29/05/2010 : Le BAR

Par Alain Darville

Bon, ce n'est pas du poisson (mais c'est facile), ni ce qui en fait carburer certains (c'est encore plus facile), mais le Brevet Ardennais du Randonneur. J'ai donc relu le résumé de l'année passée pour ne pas radoter les mêmes bêtises. L'année passée Fabien était encore avec nous, et Patrice commençait seulement à monter en puissance dans les cyclos-côteurs. Cette année c'est le retour de Pietro après 5 ans d'absence dans ces même cyclo-côteurs. Renaud réapparaît comme par magie après des mois de disparition. Nous allons faire le 218 km et les 3000 mètres de dénivelé. Patrice aussi, mais il est parti avant nous. Guy sera là aussi mais il arrive quand on part. Freddy fera le 135 et Jos le 102.

Nous partons donc à trois vers Bastogne. Comme La-Roche est dans une cuvette (pas de WC), il faut monter pour en sortir. Et comme Bastogne est sur un « haut » plateau, il faut encore monter pour y arriver. C'est donc une succession de longues montées avec de rares descentes pour passer de 220 m à 520 m à Bastogne au Mardasson. Je ne sais pas si Pietro et Renaud roulent au ralenti mais nous restons ensemble jusqu'à ce contrôle. Patrice est là, il s'est trouvé un petit groupe pour rouler avec lui. Je n'ai pas le temps d'avaler un quart de banane que Pietro est déjà parti. Renaud, éberlué, laisse tout tomber, saute sur son vélo, et fonce derrière lui. Moi, comme je ne me suis pas lever à quatre heures du matin pour faire la course, je me résigne à poursuivre seul. Je n'ai pas tout compris, mais c'est comme ça. C'est dommage, car jusque Bellefontaine, mis à part deux grosses montées, c'est assez roulant.

Comme Patrice veut continuer avec son groupe, je l'abandonne à son sort, et je progresse assez rapidement malgré le vent souvent de face. Dans la Forêt d'Anlier je rate un changement de direction, distrait par une voiture qui cherchait son chemin. 6 kilomètres en plus. Pas grave. La question est : Patrice est-il devant ou derrière ?

A Habay-la-Vieille le parcours retrouve le fléchage de 2005. Pour moi cela n'a pas trop de sens, la petite route empruntée est dans un très mauvais état, et comme elle est fort étroite je me retrouve bloqué derrière une carriole tirée pas des chevaux. C'est sympa, avec la joyeuse troupe dans la charrette, mais bon, rouler à 5 km/h, c'est pas très amusant.

Un peu avant Bellefontaine, je récupère Patrice qui est un petit peu largué par son groupe. Je prends le temps de dîner, pour avoir assez de forces pour finir les 106 kilomètres qui restent.

Et le vent est assez souvent de dos, pour rentrer. Moi, ça m'arrange, cela me permet de tirer des grands braquets quand ça ne monte pas trop et d'augmenter sensiblement ma moyenne. Je laisse Patrice qui a du mal à suivre son groupe, et j'y vais de nouveau seul. Comme entre Bellefontaine et Houmont,  c'est une succession ininterrompue de bosses plus ou moins grosses, ce sont 70 kilomètres où on n'a pas trop le temps de récupérer. On reste toujours entre 400 et 500 mètres d'altitude. Après Houmont, c'est presque facile, à part deux petites côtes, ça descend tout le temps jusque La Roche. A La Roche, je retrouve Myriam, Freddy, Renaud et Pietro. Renaud s'est contenté du 176 km, comme il avait déjà quelques crampes après 80 kilomètres, ça valait mieux comme ça. Et c'était donc l'occasion de boire une Chouffe pour fêter la réussite sans problème de ce BAR. Patrice est arrivé une petite heure après moi, pas trop éprouvé par son effort.

A Eric, qui s'inquiète de ne plus nous voir les dimanche pluvieux, il faut bien que nous récupérions de temps en temps, et à nos âges avancés il faut dormir un peu. Faire un Cyclo-côteur de ce calibre est bien plus éprouvant que de faire un BRM de la même distance.

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La photo d'Alain, Renaud et Pietro prise par Myriam au départ de ce BAR:

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Lundi 24/05/2010 : Le comité en goguette.
Par Alain Darville


Comme il fait beau, et comme il faut rouler pour préparer les nombreux objectifs que nous nous sommes fixés, Pietro avait rajouté une sortie club ce lundi. Et tant qu'à faire autant aller la faire à Waterloo puisqu'il y avait « Les Boucles Impériales » du  CWL au programme.


Sur les mauvais conseils de Christophe qui confond le « Wellington Trophy » (toujours du CWL) avec ces Boucles Impériales, Jean-Louis et Eric, à qui Christophe avait prédit des trous à n'en plus finir, ont préféré rester à Anderlecht.

Pietro, Jos et moi, nous n'avons pas vu beaucoup de trous, c'étaient même de belles routes (parfois du billard) avec de longues lignes droites bien plus agréables que les changements de directions incessants avec relances continuelles du Payottenland. Bon, de temps en temps, il y avait quand même un petit trou, surtout à la fin, mais à moins d'être tout à fait bigleux, c'était difficile de passer dedans.

En plus, il y avait beaucoup de monde, puisqu'il y avait en plus des circuits de 40 et 80 km pour cyclo, un circuit de 12 kilomètres pour les familles.

Comme les routiers sprinters sont restés à Anderlecht, nous en avons profité pour rouler avec Jos, à une allure quand même assez soutenue. C'était l'occasion de lever son nez de son guidon et de regarder les beaux paysages de la région avec toujours aussi impressionnant le plan incliné de Ronquières. Au début, le 300 km de samedi se faisait encore sentir dans les jambes, mais avec l'échauffement des muscles et du reste avec la température, pour moi, de nouveau caniculaire, cela allait de mieux en mieux au fil des kilomètres, à l'inverse de Jos qui a préféré continué seul après le 60ième kilomètre.

Naturellement puisque Jos avait renoncé à nous suivre, Pietro a quand même mis son turbo en marche et est parti. Pas si loin puisque jusqu'au Lion de Waterloo je l'avais en point de mire. Puis, pensant que l'arrivée était proche, j'ai levé le pied. Mais l'arrivée s'est fait attendre encore 7 kilomètres le temps de passer à Braine Lalleud et de se demander si on ne repartait pas pour un tour.

Mais c'était aussi l'occasion de revoir un ancien copain de l'armée, plus vu depuis 25 ans, qui était au club de pétanque local.
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Des photos sont sur le site d'André Tignon, avec celle de Jos lors de son passage devant le Lion de Waterloo: http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1133



Lundi 24/05 : Au Local de L'Aurore.

Par Jean-Louis Van Obbergen

Sur avis de Christophe on s'était donné rendez-vous au local pour une sortie de 95 km.

Christophe nous avait dit que les routes de la sortie à Waterloo étaient dangereuses et qu'il y avait beaucoup de trous dans la chaussée.

Christophe n'était pas au rendez-vous, alors Eric et moi sommes partis sur les 95 km.

On sentait qu'on avait roulé hier, on avait tous les deux un peu mal aux jambes.

On a fait quand même une moyenne de 31 km/h.

Par un beau temps ensoleillés.


 

Dimanche 23/05/2010 : Hoeilaart.
Par Jean-Louis Van Obbergen

Nous sommes 7 au départ de la sortie du club de Hoeilaart!

Jos, Freddy, Christophe, Eric, Daniel M., Daniel W. et moi-même, Jean Louis.

Tout le monde est inscrit pour les 90 km sauf Jean Louis lui s'est inscrit pour les 140 km.

Christophe, Eric et moi, nous partons en même temps que le club bien connu de Hoesvil.

Les autres partent un peu plus tard.

Une fois la séparation de 90 et 140 km en vue, je me retrouve en compagnie de 4 hommes de Hoesvil qui eux aussi font les 140 km, c'est bien pour moi!

Ils prennent la tête du groupe et un peu plus tard, on ne voit plus de flèche. Heureusement il y en a un qui trouve une flèche presque effacée!

A hauteur de Oud Heverlee on est rejoint par le groupe des 90 km, donc on s'est bien trompé.

Il ne reste rien d'autres qu'à suivre le groupe des 90 km.

Là, Christophe, Eric, moi et un de Hoesvil, nous prenons des relais à un allure d'une étape du Tour de France (derniers kilomètres).

Il y à des hommes de Hoesvil qui grognent et qui demandent si on doit être rentré à temps.

On a terminé à une moyenne de 31,5km/h.

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Les photos de Jean-Louis avant le départ à Hoeilaart.

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Daniel M. (dit Dan)

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Daniel W.

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Eric.

 

 


 

Samedi 22/05/2010 : Un 300 chez les Ch'tis (2ème)
Par Alain Darville

Après avoir fait le BRM 200, nous nous retrouvons sur le BRM 300 de l'Union Audax Tournai. Nous, c'est seulement Pietro et Moi. Puisque Christophe ne peut plus et que Guy n'a pas voulu, nous ne serons que deux du club. Deux sur les quarante quatre partants.

Nous attendons 6 heures du matin pour partir avec le groupe. Bien qu'ayant le parcours sur le GPS, nous voulons rouler tranquillement en suivant le rythme de peloton. L'aller ne sera pas difficile, c'est plat et le vent est dans le dos. En plus la journée s'annonce radieuse avec un beau soleil et des températures enfin dignes de la belle saison. La chaleur, tout d'un coup, ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour moi, mais c'est mieux que la pluie. Le parcours est celui du 200, plus une boucle en direction de Laon.

Les 30 premiers kilomètres se font le long du canal. Comme les chemins de hallages ne sont pas terribles, le peloton se dégonfle au fil des crevaisons provoquées par les nombreux trous. Finalement nous nous retrouvons dans un petit groupe composé principalement par des cyclos de l'Audax  Tournai, dont le plus vieux avait 78 ans et qui était mené tambours battants par Michel Cordier jamais avare d'un relais. C'est la première fois que je roule avec lui, et j'ai vraiment été impressionné. Avec le vent qui nous pousse, après être passé par Maroilles, nous arrivons à Crécy-sur-Serre. La partie entre Maroilles et Crécy-sur-Serre n'est plus vraiment platte. C'est une succession de longues bosses avec des faux plats montants et descendants qui auraient été un régal le dimanche matin avec le grand plateau, mais ici il faut quand même se modérer pour ne pas rentrer en taxi. Les paysages sont magnifiques avec toujours ce colza en fleur.

Crécy-sur-Serre est pour ceux qui s'en souviennent (comment ça, personne ne s'en souvient !!), la première étape de Bruxelles-Nice 2008 (en fait c'était Laon, mais comme c'est tout proche...). Nous nous arrêtons dans le même café qu'à cette époque, mais là plus personne ne connaît Freddy (voir résumé de Bxl-Nice). Est-il connu sous un autre nom, sont-ce de nouveaux propriétaires ?

La partie entre Crécy-cur-Serre et Le Câteau-Cambrésis sera la plus dure. Le vent qui a encore forci est de face, et les faux plats sont devenus de vraies côtes. Sur cette partie, c'était trop difficile de resté avec le groupe de Tournai, qui avançait vraiment lentement dans les côtes. Nous continuons donc à deux, en alternant les relais,  jusqu'au contrôle suivant où nous les attendrons. Mais cette partie était vraiment difficile et nous y laisserons beaucoup de forces.

A Le Câteau-Cambrésis nous repartons avec le groupe et nous retrouvons le parcours du 200. Cela devient plus facile, le vent est de nouveau favorable et nous avançons bien.

A Arleux nous nous arrêtons encore dans ce café un peu bizarre (voir le résumé du 200, j'espère qu'il y d'autres cafés dans le coin). Mais visiblement tout le monde est un peu cuit. Michel Cordier et moi faisons la plupart des relais, aidés de temps en temps par Pietro et un ou deux autres du club de Tournai. La fin se fait de nouveau vent de face et s'est à l'arraché que nous finissons ce beau BRM, 13h15 après être partis. Même pas la moitié des participants étaient rentrés quand nous quittons nos compagnons de routes pour rentrer à Bruxelles.
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Des photos du groupe à l'arrivée du 300 sont sur le site d'André Tignon (tout à la fin): http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1131


iPhoto 0095
Pietro à Crécy devant le café-étape de notre Bxl-Nice 2008.

 


 

Samedi 22/05/2010 : Vers Saint Hubert
Par Patrice Martin

Je me suis rendu à Andenne et l'adresse était incorrecte, pas de la faute du secrétaire, mais entre-temps ils avaient probablement changé l'adresse car le complexe sportif de l'autre fois est en restauration (agrandissement) de fond en comble : plus de toit, des grues de construction, ...etc.

Bref il y avait un fléchage et je l'ai suivi, il nous conduisait vers un autre centre sportif.

Inscription, sur les conseils (ordres) d'Alain, je me suis inscrit au 197 km (2.631 m de dénivelé).  Par mesure de prudence, j'ai quand même pris l'itinéraire du 165 km.

Et je pars, comme il n'y avait pas d'itinéraire sur un site web, je n'ai pu préparer pour savoir à quel dénivelé j'allais être mangé.  Je n'avais trouvé qu'une description du 120 km de l'année passée.  Je me lance donc dans l'inconnu.

Départ vers 7h30 (mais je n'ai pas regardé l'heure précise).

Premier ravitaillement, annoncé à 49,5 km à mon compteur 46.71 (2 h 04 min 35 sec roulé) il est 9h53.

Vers le 82 km j'entends parler derrière moi, je crois que c'est un collègue de travail, vu au départ, mais non, ce n'était pas lui mais bien notre bon Guy Godfrind qui me rattrapait.  On a parlé un peu et ensuite, comme toujours, il s'est détaché, j'ai pu encore le voir pendant environ 2 kilomètres et puis, il a disparu.  Trop fort pour moi ce  super Guy.

Second ravitaillement, annoncé à 109 km à mon compteur 102.33  (5 h 05 min 05 sec roulé) il est 13h19.  Là je m'attarde, mange, bois  et me repose un bon moment.  Je demande s'il est possible de raccourcir mon supplice.  Pas de problème selon les personnes présentes au ravito, ce ravito est sur le chemin du 197 et du 165.  Je décide de prendre le 165. Ils me disent même que le prochain ravito est dans 20 km.

Je repars sur le trajet 165, pensant trouver le ravito à  environ 121 km, je ne vois rien, je n'en ai pas besoin mais m'interroge, je continue et à 131, je m'arrête pour vérifier et manger et boire un peu et là, une voix m'interroge.  « Alors là, il faudra que tu m'expliques ».  C'est Guy qui me rencontre pour la seconde fois.  Il se demandait s'il avait eu un coup de chaleur ou si je m'étais fait greffer des jambes de champions.  Je le rassure et lui dit que j'ai suivi le trajet 165 km, que je n'ai pas des jambes de champion ni ne possède le don d'ubiquité.  Il ne s'attarde pas, je ne saurais quand même pas le suivre.  Je repars après quelques minutes et quelques centaines de mètres plus loin, je trouve le ravito et Guy.  Guy repart, je repars quelques minutes plus tard.

Comme d'habitude, alors que cela s'était assez bien passé jusque là, (seulement égaré une ou deux fois quelques dizaines de mètres), je me suis perdu.  J'ai demandé mon chemin mais je n'ai pas trouvé ce qu'on m'avait indiqué et Andenne n'est affiché qu'à partir d'une vingtaine de kilomètres, pas plus loin, j'étais encore à un bon 30 kilomètres (peut-être un peu plus).  Au lieu d'aller en ligne droite vers Andenne, je me suis égaré vers Hamois, Havelange.  Finalement et après un autre renseignement, j'ai trouvé une indication Ohey et Andenne 18 km.  Mais 18 kilomètres, même de nationale, c'est, comme m'avait dit Alain, un parc d'attraction, ça monte et ça descend, puis ça remonte et ça redescend ! ! !

Avec mes égarements, moi qui trouvait les 197 kilomètres trop longs, au lieu de faire les 165 décidés au 2 ème ravito, je me suis retrouvé à la fin à 186.11 km  (9 h 08 min 58 sec roulé) il est 18h40.  A oui, ma vitesse maximale, effectuée avant le premier ravito est de 62,8 km/h.  La minimum 7, 6 et peut-être même 5  dur dur les montées.


Mai 2010 :  Le Mont Ventoux de Marc Keymeulen

En attendant le récit, voici quelques photos:

Super voyage ! les routes là-bas n'ont rien à voir avec içi.
L'étape du Ventoux a été un enfer ! Zéro degré au sommet, pluie de grêle, vent, éclairs, brouillard ... l'enfer.

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Dimanche 16/05/2010 : Brevet d'Opwijk
Par Pietro Sirigu

Le brevet du jour a lieu en Brabant flamand à Opwijk soit à +/- 25 Km du centre de Bruxelles.

Comme d'habitude la zone des inscriptions est noire de monde ....nous sommes en Flandre et tout le monde roule à vélo : heureux organisateurs!

Par contre et comme à l'habitude, il y a très peu de clubs bruxellois à part Koekelberg ( KS ) et quelques individuels de la capitale. Le club d'Hoesvil est présent aussi mais il est de Vilvorde bien qu'étant en majorité composé de bruxellois.

Nous serons 6 au départ, tous inscrits pour le plus grand des parcours soit le 80 km.

Les deux Daniel nous ont devancé en partant à 08h00 du matin alors que Jean-Louis, Alain, Eric & moi nous nous élançons à 08h30 .

Le parcours est plat dans son intégralité ce qui veux dire que cela roulera assez vite évidemment, nous sommes sur des routes de campagnes où les relances sont usantes.

Nous rejoignons les deux Daniel après 30 km au contrôle ravito.

L'allure sera soutenue tout au long du parcours avec des longs relais de Jean-Louis, Eric et moi-même pendant qu'Alain ferme la marche du groupe.

Vers le 50ème kilomètre nous sommes aspirés par un des nombreux clubs flandriens amoureux de vitesse, de relance et de vent contraire, ce sera l'occasion pour nous de profiter de leur aspiration si l'on peut dire parce que ceux-ci roulent à vive allure avec des relances incessantes et donc usantes pour l'organisme.

Alain sera la première victime de cette allure vers le 55ème kilomètre, Jean-Louis en proie aux crampes et Eric seront lâchés à environs 15 km du but.

Personnellement, je me suis accroché au groupe jusqu'à l'arrivée.

Le parcours faisait finalement +/-85 km et ma moyenne à l'arrivée est de 34,5 km/h.

Autre chose à signaler, les organisateurs de ce brevet d'Opwijk n'ont pas respectés les tarifs fédérations: le prix était de 3,00-Euro pour le 80 km sans que cela ne soulève la moindre réprobation des participants. Quelle différence de mentalité par rapport à nos brevets bruxellois!

Rajoute d'Alain Darville.

Que ça roulait vite, encore 32 km/h de moyenne après avoir décroché au kilomètre 55, Eric avec 34 km/h de moyenne n'en revenait toujours pas, c'est son record, Jean-Louis avec 33,9 km/h était radieux, que dire de Pietro, à peine fatigué. Je n'ai pas su prendre un seul relais, ce n'était pas possible. Et quand ce n'était pas un des trois qui était devant, c'était d'autres cyclos. Mais que c'était dangereux, j'ai failli faire un frontal en dépassant un groupe, en voulant suivre d'autres cyclos, et personne qui n'avertissait que des cyclos venaient en face. J'ai juste eu le temps de m'écarter. Et ces camionnettes et voitures qu'il fallait dépasser dans les petits chemins... C'est vraiment un autre cyclisme qu'à Bruxelles, plus de monde, plus de vitesse...


Samedi 15/05/2010 : La Flèche de Wallonie
Par Patrice Martin

A la vue du programme de la semaine suivante, envoyé par notre secrétaire Alain, je me suis demandé quoi faire. Spa ou Vedrin (et pas Verdin Alain ! ! !)?

J'en parle à Alain et me décide pour Spa. Il me prend pour un fou. « Cela n'arrête pas de monter, ils ne ratent aucune côte des environs. » Mais je ne suis pas obligé de faire les 220, je peux choisir les 130 ou 160 km. « Si tu vas si loin, c'est pas pour faire moins que le maximum. ». Bon on verra.

J'essaie de me préparer notamment en cherchant sur cotacol les caractéristiques des côtes prévues.

Sur le site de Cyclo-Spa je trouve les parcours, les imprime et recherches les côtes. Bizarrement même quand il y a une « cotation » cotacol, je ne retrouve pas la côte dans la liste cotacol.

Je me prépare un « roadbook » avec l'itinéraire et les caractéristiques. Comme cela je pourrai « gérer » mon effort. Des côtes de 5 km ou de 3 km à 5% ne se négocient pas comme d'autres de 2 km à 10% avec des pointe à 13% ou la bien connue Redoute de « seulement » 1650 mètres à 9,8% de moyenne mais avec des pointes à 17 et 20%, que j'appelle des pentes de garage sous-terrain.

Je me lève à 3 heures pour être là le plus tôt possible.

Dans Spa, à un rond point indication du départ mais il y a deux directions. Bingo, comme d'habitude je choisis la moins bonne. Bref je tourne dans Spa, en croisant d'ailleurs d'autres cyclos en voiture qui, eux aussi, cherchent. Finalement je trouve l'entrée et je m'aperçois que j'étais déjà passé par là. Il y avait 3 flèches, pour suivre une sorte de S, une flèche pour dire d'aller à droite, une pour aller à gauche, puis une troisième puis à nouveau à droite. Je n'avais pas vu la 3ème. Arrivé vers 5h45 à Spa, mes détours m'ont fait perdre du temps et, après inscription au maximum, vu l'ordre de notre secrétaire, je suis parti vers 6h30 environ.

Comme l'avait dit Alain, cela ne fait (presque) que monter. A peine 3 kilomètres de plat et la côte du Maquisard, 3 kilomètres à une moyenne de 5,1%, inutile de vous dire qu'à chaque côte des tas de cyclo me dépassent, probablement tous sauf les rares, moins forts (ou dois-je dire plus faibles) que moi, que je ne verrai jamais. Seconde mise en jambe, la côte de Hautregard, 5 kilomètres à une moyenne de 4,5%. Merci aux organisateurs ne ne pas nous avoir mis une côte « mortelle » dès le départ. Mais après deux côtes, les muscles des cyclos doivent être échauffés et il est temps de passer aux choses sérieuses, La Redoute. J'en avais déjà « goûté » un morceau l'année passée, en me perdant, une habitude chez moi. Mais cette fois j'ai eu droit à la totale. En effet, comme me l'avait dit Alain, la partie « goûtée » l'année passée n'était qu'un pâle apéritif de La Redoute. J'ai mis pied à terre en vue des « entrées de garages ».

Et c'est ainsi que la journée s'est poursuivie. Premier ravitaillement.  J'ai aussi compris pourquoi certaines côtes avaient une cote cotacol et que je ne les avais pas trouvées dans le classement cotacol, Faute d'orthographe (dans ce cas d'ortho grave)  Bordon n'existe pas mais bien BorLon.  Second ravitaillement et peu après, à un peu plus de 110 kilomètres, apparemment mon point de faiblesse en cette saison, je m'arrête à un « shop » d'une station d'essence et après avoir acheté un boisson, je demande le chemin le plus court (et plat si possible) pour aller à SPA. La dame me renseigne et demande confirmation à son mari, qui lui aussi fait du vélo, et je repars. Dans la vallée, mais bon sang, mais c'est bien sûr, comme disait le Commissaire Bourrel (série, en noir et blanc, connue que de ceux qui ont un certain âge), pourquoi se taper toutes ces côtes quand il y a une ou des vallées. 13 kilomètres de plat et voir à nouveau des vitesses supérieures à 30 kilomètres / heure cela fait du bien. Mais il ne faut pas rêver et dans la région cela ne dure pas, je dois donc à nouveau monter environ 5 kilomètres vers Stoumont et à nouveau vers La Reid pour me retrouver à Spa. Abandon du parcours à un peu plus de 110 kilomètres arrivée 142 kilomètres.



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La photo officielle de Patrice en plein effort lors de la 32ème Flèche de Wallonie

 


 

Samedi 15/05/2010 : La visite des CFV3V
Par Alain Darville

Guy et moi, nous sommes aller faire les 157 km du brevet du club Velo Club Vedrin au départ de Vedrin et direction Mariembourg. C'est un joli parcours avec un passage dans Bioul, Maredsous, son Abbaye et pas sa bière (dommage), Mariembourg, Philippeville, Florennes et retrours. Le parcours bien que vallonné, c'est un brevet à dénivelé avec 1612 mètres annoncés (mon compteur m'indique 1800 mètres), n'est franchement pas difficile. Il n'y a aucune longue côte ou côte avec un fort pourcentage. Le seul embêtant dans l'histoire était le vent qui était de face sur les 70 km du retour.

La progression se fait calmement, je roule toujours avec Guy, et je l'attends en haut des côtes.

Les ravitaillements sont copieux et fournis. Guy qui nous reproche de rouler trop vite dans le club, voit défiler pleins d'autres cyclos qui font la course. Ce n'est donc pas que chez nous que ça roule vite et Guy doit bien reconnaître que c'est l'époque qui veut ça. « Dans le temps, nous ne relions pas comme ça », finit-il par reconnaître.

Mais le but était Mariembourg et sa gare de locomotives anciennes du CFV3V (Le Chemin de fer à Vapeur des trois vallées). Au fil des ans, ce club a acquis de magnifiques locomotives et le musée de Treignes vaut le détour. Mais à Mariembourg quelques locomotives diesels et vapeurs sont aussi présentes et en état de marche. C'est donc le moment d'une séance photos, et nous faisons enfin ce que nous sommes : des cyclos-touristes. Les autres cyclistes passent en coups de vent, certains pensent que nous avons crevé. J'en soupçonne certains de ne même pas avoir vu qu'il passait juste à côté de ces locos.

Pour aller à Mariembourg, c'était facile, le vent nous poussait, mais maintenant, pour retourner,  il est de face et il a forci l'après-midi. Nous nous relayons et nous avançons malgré tout assez bien. Au dernier contrôle, nous embarquons un français de Charleville-Mézières qui en avait marre de rouler tout seul. J'ai vite compris pourquoi il voulait venir avec nous. Il n'arrêtait de parler que dans les côtes. Le pauvre Guy a du l'accompagner jusqu'au bout, moi je restais un peu devant pour voir si la route était bonne. Là aussi il y avait un petit problème : une bonne partie des routes parcourues est dans un état assez pitoyable, avec des trous assez grands pour faire disparaître une vache (mais petite quand même la vache). Dans quelques années il faudra faire ce genre de brevet en VTT. Mais le paysage parcouru vaut le détour, avec de superbes vues sur les vallées et comme en ce moment le colza est en fleur, tous ces champs jaunes sont du plus bel effet.

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Le site du CFV3V est le suivant : http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/index-Frans.asp


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Alain et l'autorail 4610 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Autorails&Id=78)



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Guy et la locomotive Diesel 6086 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Diesels&Id=136)


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Guy et la locomotive à vapeur allemande 64 250 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Vapeurs&Id=39)



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La locomotive à vapeur polonaise TKt 48 - 87 (http://insiteout.brinkster.net/0000064cfv3v/Materiaal-Details.asp?categorie=Vapeurs&Id=29)


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Alain devant cette locomotive




Dimanche 09/05/2010 : Le récit et les photos de Ruisbroek
Par Eric Van Der Stappen et Jean-Louis Van Obbergen
(Photos)

 

Je vais essayer de raconter notre Dimanche.

J-Louis et moi, nous sommes partis sur le 120km avec un jeune garçon d'un autre club.

Evidemment, notre ami J-Louis a mis une cadence assez rapide (+/-30km/h) dès le début du parcours, le garçon a tenu 50 km, et nous sommes partis, (J-Louis voulait partir avant le groupe de Hoesvil et ceux qui se mettent au milieu du groupe). Nous tenons pendant 90 km (à chaque contrôle, je perds du temps pour diverses raisons, vous comprenez? pour manger et boire et aller au wc, bien sur). A ce moment-là, nous nous sommes mis dans le groupe des 5 qui restaient, donc nous sommes à 7, on se laisse tirer pendant plusieurs km, puis un peu avant d'arriver au canal, J-Louis repasse en tête du groupe (nous sommes +/- à 3km du but) et augmente la vitesse, je le laisse faire (c'est un TGV tof), je prends le relais en augmentant encore la vitesse, J-Louis bouche le trou avec les autres mais il en manque quand même 2, J-Louis repasse devant encore plus vite, en sortant du canal qui mène vers le tunnel et là, j'accélère encore plus pour faire le trou définitif et à ce moment-là, J-Louis voulait qu'ils bouchent le trou et quelques secondes après, qui je vois? Mais J-Louis bien sur, il les a lâchés aussi. 

Eh, oui, on s'est bien amusé.

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Eric de dos.

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Et de face.

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Jean-Louis.

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Samedi 08/05/2010 : Le BRM 300 de l'Aurore

Par Alain Darville

Habitué à voir la grande foule des cyclos lors de notre 300 (quatre en 2008, à peine plus en 2009), je pensais être peinard lors des inscriptions. J'arrive vers 5h55, au ¾ endormi, pour m'installer tranquillement devant ma petite table, et que vois-je ? Déjà une dizaine de cyclos excités piaffent d'impatience devant la porte. A peine assis, ils sont tous là autour de moi pour s'inscrire, et ça continue, encore et encore comme une coulée continue. Christophe m'aide en inscrivant les noms pendant que je rends la monnaie des billets de 50 €. Le samedi commence bien, nous serons une trentaine à partir. Et en plus la dedans, il y en a une dizaine qui font leur 1er BRM, en débutant par un 300. Pourquoi pas? Paris-Brest-Paris commence à montrer le bout de son nez.

Pietro arrive, lui, au 9/10 endormi par son voyage en avion. Guy sera aussi là, ainsi que Patrice qui a à peine plus de kilomètres d'entraînement que le 300 qu'il veut faire. Courageux, inconscient, un moment de folie ???

Erwin de Randonneur.be est parti depuis longtemps avec un petit groupe quand le peloton s'élance à 6h30. Dès le départ Pietro et Christophe s'en vont avec un petit groupe. Je reste avec le peloton mené par Robert L.. Un des cyclos casse l'attache de son sac de selle après quelques kilomètres. Ils feront les 296 autres kilomètres à deux mais avec un GPS.

Après Tubize, le groupe récupère Pietro et Christophe qui attendent. Patrice qui était parti avec eux (quelle idée) a continué seul (mais re-quelle idée connaissant son sens de l'orientation). La vitesse est soutenue mais pas trop rapide pour que tout le monde puisse suivre (+- 25 km/h). Au contrôle de Bracquegnies, tout le monde se retrouve. Patrice qui trimballe dans son sac à dos le matériel du parfait bricoleur, me permet de resserrer les boulons de l'attache du GPS qui avaient tendance à se faire la malle.

La partie pour aller à Solre-Le-Château est un peu plus dure, c'est un long faux plat montant, vent de face. Les groupes commencent à se former, chacun prenant ou restant dans le groupe qui lui convient le mieux. Christophe qui trouve que l'allure s'apparente à une course d'escargots est parti seul depuis longtemps. Pourtant face au vent on avance toujours à une moyenne de 25-26 km/h. Mais bon, la fougue de la jeunesse!!!

Un peu avant Coulsore, Pietro ne voit pas une bordure et fait un vol plané. Plus de peur que de mal, sauf que le pneu est déchiré. Guy et moi nous nous battons pour lui donner notre pneu de rechange, et oui, c'est ça être randonneur, toujours avoir avec soi ce qui peut vous sauver.

Patrice est toujours là, il roule avec Robert qui roule à un rythme constant. A Solre-le-Château nous retrouvons notre ami André (le chinois) qui va mettre toute sa science des raccourcis au service d'autres cyclos.

Le départ de Solre-le-Château se fait en peloton compact. Comme maintenant beaucoup de randonneurs commencent à s'équiper de GPS, je laisse faire, le rythme est lent, Christophe doit ronger son frein. Heureusement pour lui, le leader du peloton se trompe de route, je passe alors en tête, et visiblement le rythme est un peu trop rapide, nous nous retrouvons rapidement à cinq (nous trois + Gilbert (un cyclo flamand) et l'ex-para-commando d'Ostende), avec pas loin Guy et Antonio qui essayent un moment de nous rattraper. Avant d'arriver à Marly-Gomont, nous dépassons le groupe d'André (et ses raccourcis). C'est là que nous apprenons que Patrice est perdu corps et bien dans la pampa de la Thiérache.

Le retour se fait toujours à cinq, Christophe crève un pneu, et nous rentrons assez rapidement vers Solre-le-Château. Juste avant que nous repartions, André et son groupe arrivent. Là, le raccourci leur à fait prendre 5 kilomètres de plus et une côte à 20%. On ne sait pas gagner à tous les coups.

Mais tirer des grands braquets, rouler à 35 km/h, souvent devant, ça laisse des traces. Les cuisses commencent à faire mal, et il faut que je récupère un peu. Notre ami para reste souvent en tête, et nous arrivons à Bracquegnies, où nous apprenons que Patrice est passé bien plus tôt. Pietro est fatigué, ainsi que Gilbert, la vitesse pour rentrer à Bruxelles est beaucoup plus lente, mais en se relayant (car la vent est de nouveau de face), nous finissons à cinq, vers 20h50, quand même, malgré le départ assez lent, à du 27 km/h de moyenne (pour moi).

Dans la buvette du stade, la sono des fouteux joue à fond, nous attrapons une grosse tête, surtout après 300 km et  nous devons nous enfuir sans attendre les autres. Les derniers (dont celui qui a cassé l'attache de son sac) sont rentrés à 1h40 du matin. C'est bon, puisqu'un brm 300 doit se faire en 20 heures maximum.

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La suite est de Patrice Martin

J'espère ne pas vous avoir occasionné d'ennuis.  J'espère que vous n'avez pas envoyé la gendarmerie française du département à ma recherche.

Jusqu'à Solre-Le-Château cela allait bien.  Après à peine 10 kilomètres, à la faveur d'un virage suivi d'une (légère pour vous tous) côte, je me mets en danseuse et bardaf, deux alertes rouges: j'ai eu une alerte crampe au mollet gauche et simultanément une alerte crampe au muscle extérieur supérieur de la cuisse droite.  Houla la, Patrice rassied toi et évite le mouvement qui a occasionné cela.  J'ai continué un moment puis je me suis dit, rentre chez toi sur ton vélo, mollo, pour ne pas terminer sur une civière.  J'ai donc rebroussé chemin vers Solre-Le-Château, j'y ai indiqué l'heure et le nombre de kilomètres et je suis retourné.  J'ai fait de même à Maurage au pont-levis.

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Les photos et le reportage de Daniel Cauchie sont sur ce site:

http://randonneur.skynetblogs.be/archive-day/20100510



 

Samedi 01/05/2010 :  BRM 300 km / Ostende - Boulogne sur mer - Ostende
Par Pietro Sirigu

Nous sommes 3 cyclos du club au départ à savoir Alain, Christophe et moi. Il y a +/- 25 partants sur la distance ce qui n'est pas mal sur une telle distance en dehors des années P-B-P. En cette année pré-P-B-P, quelques originaux sont au départ comme un vélo rameur ou encore mieux un suppositoire géant de couleur jaune tout en carbone mais pesant quand même 35 Kg.

Nous démarrons en direction de Nieuwpoort avec un vent de face assez soutenu. En fait le vent nous accompagnera jusqu'à Boulogne sur mer en s'intensifiant d'heure en heure. Nous avons galérés depuis Capelle-la-Grande avec en plus du vent une pluie fine et pénétrante qui nous accompagna pendant une cinquantaine de kilomètres. La partie entre Capelle-la-Grande et Boulogne n'est qu'une succession de casses pattes où nous allons laisser beaucoup de force.

Le contrôle de mi-parcours se fait à Nausicaa (Plus grand aquarium d'Europe d'après nos amis français = à vérifier).

A partir de là, ce sera vent dans le dos pratiquement sur tout le reste du parcours. Le retour nous fera découvrir l'intérieur du pays boulonnais avec ses boccages et ses successions de côtes escarpées avec par exemple la très belle route forestière d'Alembon. Nous avons traversé de très beaux sites campagnards isolés de la frénésie citadine. Dommage que la météo était maussade sans quoi nous aurions encore plus appréciés ces havres de paix.

Comme l'organisateur n'a pas prévu de contrôle avant le kilomètre 240 nous nous arrêtons à Watten au kilomètre 202. Cet arrêt est bénéfique pour Alain et moi car nous battons de l'aile depuis un bon moment.

Le retour est tout plat avec un long et ennuyeux passage le long de l'Yser. Les berges de l'Yser sont belles mais avec 260 km dans les guibolles, elles ont pour effet d'entraîner chez moi un état de somnolence.

Finalement nous arrivons à Raversijde, fatigués mais contents. Nous avons mis au total 12h20' (Arrêts compris) pour réaliser tout le parcours. La moyenne roulée est de 27,81 km/h.

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Pietro et Christophe à l'entrée de Boulogne.

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Christophe et Alain.

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Christophe et La colonne de la Grande Armée.
La colonne Napoléone, son autre nom,  est un monument élevé à Wimille (Pas-de-Calais), près de Boulogne-sur-Mer, entre 1804 et 1823. Œuvre de l'architecte Éloi Labarre, elle est haute de 50 m.
Napoléon Ier rassembla à Boulogne, en 1804, l'armée des côtes de l'Océan, qui devint la Grande Armée.
Le 16 août 1804 eut lieu la première distribution de la Légion d'honneur au camp de Boulogne. La première pierre fut posée le 18 brumaire an XIII (9 octobre 1804) et atteignait 20 mètres en 1814. Les travaux furent repris en 1819, et la plate-forme fut posée en 1821. La colonne fut couronnée d'un globe royal en 1823 et surmontée d'une statue de Napoléon en 1841. La statue actuelle est l'œuvre de Stenne (1962).
La colonne de la Grande Armée de Boulogne a été classée monument historique par arrêté du 31 mars 1905.

 

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