01/04/2010

Sorties Mars 2010


Dimanche 28/03/2010 : Notre huitième « Mémorial Dominique Provis »
Par de Pietro Sirigu, Président de l'Aurore - Cyclo

Nous en sommes déjà au 8ème Mémorial Dominique Provis. Dominique nous a quitté le 10 Août 2003 et ce brevet est notre manière de perpétuer le souvenir de ce formidable compagnon de route trop tôt disparu.

La tendance actuelle sur les brevets bruxellois est franchement à la baisse et c'est d'un mauvais oeil que je voyais celui-ci en terme de participation.

Je dois avouer que j'étais fort pessimiste sur l'issue de notre organisation.

Par chance la météo qui était annoncée pour le moins maussade fut de notre côté et finalement les participants à notre brevet ont roulé tout le parcours au sec mais comme on ne peut tout avoir, le vent était de la partie, ce qui ne facilita pas la tâche des cyclos les moins entraînés.

Nous avons enregistré 183 partants, c'est bien suivant la tendance actuelle mais ce n'est évidemment pas suffisant. Le cyclotourisme est en perte de vitesse à Bruxelles et il faut s'en accommoder pour l'instant.

Les clubs du RCTB (22) et d'Hoesvil (19) ont chacun délégué une vingtaine de cyclos, merci à eux. Dommage qu'il n'existe pas plus de clubs aussi dynamiques sur Bruxelles et environs.

Les clubs de Zellik (13), LWT (9), Koekelberg Sportif (7) , Halle Toerist (7), Wolvertem (5) ou Asse (5), sont aussi venus en nombres.

Le nouveau et fort sympathique club bruxellois BBB était aussi présent avec 4 représentants. Je souhaite bonne chance à Fabien et à son Comité dans le développement de son club.

Quatre cyclos sympas du club de Brugelette sont venus en Sterit depuis chez eux ce qui leur fait un bon 120 km.

Finalement et comme d'habitude, c'est le club des individuels qui décroche la timbale avec 28 cyclos. Personnellement, je trouve que la FFBC fait une erreur monumentale en n'obligeant pas ces cyclos à rejoindre un club comme cela se pratique dans la plupart des autres sports.

Je constate aussi qu'environ 70 cyclos flamands ont fait le déplacement, merci à eux! Ma question : où sont les cyclos francophones et ne faudrait-il pas protéger cette race en voie de disparition? Appel est lancé au WWF.

Gérard et Daniel se sont occupés du ravito à Kobbegem pendant que Dan et Jean-Louis s'occupaient des cyclos à Affligem.

Le staff aux inscriptions était composé de Alain, Jos et moi-même.

Le fléchage est entièrement l'oeuvre de Guy et les quelques modifications qu'il a apportées au parcours ce sont révélées positives et appréciées par la majorité des participants. Le  « Vieux Gaulois » a fait du super boulot et c'est grâce à des gens comme lui que la tradition des brevets continue à se perpétuer sur Bruxelles. Dommage que son travail ne soit pas mieux récompensé.

Ceux qui n'étaient pas au four étaient donc au moulin et ont joyeusement mouliné, il s'agit de Stéphane, Eric, Freddy, Christophe, Michel, Benoît, Marc et Fabien qui roule avec une fesse pour l'Aurore et l'autre pour BBB......j'oubliais Charlie qui à pris le départ au moment où sonnait la cloche du dernier tour.

Comme d'habitude l'ambiance était au beau fixe et je remercie chacun des cyclos du club présent sur notre organisation que ce soit pour sa présence sur la route ou comme bénévole à l'organisation.




Dimanche 28/03/2010 : Le brevet Dominique Provis de l'Aurore
Par Alain Darville

Ce dimanche l'Aurore-Cyclo organisait son brevet. La participation était de 183 cyclos. Il faisait beau, peut-être un peu de vent de face pour rentrer. A voir la tête d'Eric, hilare, à l'arrivée, j'en ai conclu qu'il s'est bien amusé avec Christophe en faisant la course avec les cyclos d'Hoesvil.

Merci à tous les cyclos venus à ce brevet dont beaucoup faisaient des louanges pour le fléchage de Guy et pour la fin de parcours, changée pour cause de travaux, qui était fort appréciée.

Avec un petit bémol, les cyclos non affiliés à la fédération acceptaient de souscrire une assurance d'un jour (RC et assurance individuelle pour 2€), sauf un qui n'était pas d'accord et qui a déchiré son papier d'inscription sous prétexte qu'ailleurs on le laissait rouler sans assurance.


Les clubs ayant envoyé le plus de cyclos étaient les suivants :


Royal Cyclo Touristique Basilique

22

WTC Hoesvil

19

Aurore-Cyclo

16

WTC Zellik

13

LWT

9

Halle Toerrist

7

Koekelberg Sportif

7

WTC Asse

5

WTC De Fietsvrienden

5

WTC Cyclo-Vrienden

5

Brussels Big Brackets

4

CWL

4

Brugelettes

4

VC Eiland

4

RACU

4

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Individuels

28


 

 



Dimanche 14/03 au dimanche 21/03/2010 : Les Vacances à Riccione

http://aurore-cyclo-riccione2010.skynetblogs.be




Samedi 20/03/2010 : Le circuit Het Nieuwsblad !
Par Benoît Leclere

Grande nouvelle ! La limace jaune et bleue est de retour sur les routes belges. A allure modérée (22 km/h) mais régulière, votre aimable serviteur a réalisé son 1er défi de l'année, en préparation à l'escapade en Ardèche (320 km en 3 jours).

J'en ai profité pour apprécier le paysage et j'ai découvert le magnifique château de Oidonck près de Deinze. En copie les photos prouvant que malgré la difficulté (vent violent souvent de côté ou pire de face), je suis resté zen. Ceux qui me connaissent savent que même dans la douleur, je sais rester souriant ... si je sais que le ravito approche mais que par ailleurs en tant que Bruxellois d'adoption, je sais faire le « stoeffer » et bluffer même dans les pires moments.

Anecdote : j'ai croisé au moins 50 (incroyable mais vrai) cyclos victimes de crevaison. Je m'étais arrêté, comme d'habitude, pour le 1er qui n'avait pas de matériel. Les suivants voulaient aussi du support mais bon, malgré ma vareuse jaune et bleue, je ne suis quand même pas Touring Secours.

Autre anecdote : au 1er ravito, je m'affale devant le monument aux morts du village, face à l'église. Sors un vieux bonhomme qui m'accoste et m'explique dans son patois un « je ziet er niet goed uit, manneke ». Je n'ai pas bien compris le reste mais j'ai décodé qu'il se foutait de moi. Bon, j'assume, j'étais comme dirait Arthur mon fils à moi, « à la masse ».

Le parcours était plat, sauf dans les côtes, nombreuses et souvent pavées. Avalant le bitume, j'ai dégusté les célèbres « kassaien » sauf ceux du Molenberg que j'ai fini à pied. Honte sur moi, 325 mètres à plus de 10% sur des pavés boueux en poussant mon vélo ! Mais bon, on était là plus proche du cyclo-cross que de la bicyclette.

 

Benoit Het Niews Blad 1

Benoit Het Niews 2

 

 



Dimanche 07/03/2010 : L'exil commence.
Par Alain Darville

Puisque les clubs bruxellois disparaissent ou ne veulent plus organiser de brevet, il faut donc aller là où ils sont encore organisés. Et à partir du Nord-Ouest de Bruxelles, le mieux pour nous est d'aller faire ceux du Brabant flamand. Bon, celui-ci était prêt de Louvain à Winksele, à +- 35 km de notre base. C'est pas si prêt que ça, mais bon, si on ne veut pas toujours rouler entre nous et rencontrer d'autres cyclos,  il faut ce qu'il faut.

L'arrivée à Winksele est un peu déroutante. Il y a des VTTistes partout et je ne vois aucun cyclo de route. Me suis-je trompé ? Y a-t-il deux départs? Ben non, les deux étaient organisés au même endroit mais visiblement ici ils sont amoureux du VTT. Il n'y avait que ça. Et c'est la grande foule, genre de foule qui ne s'est plus vue depuis longtemps dans les brevets bruxellois. Heureux cyclos...

Le départ se fait en deux temps et demi. Jos et Daniel W. sont partis devant. Daniel M. qui avait été oublié se met en chasse derrière eux. Nous, c'est-à-dire, Freddy, Pietro, Jean-Louis, Eric, Marc et moi, nous attendons Renaud, arrivé un peu juste, avant de nous élancer.

Naturellement nous n'avons pas fait 2 mètres que le groupe est déjà dans tous les sens. Comme il y a des voitures partout qui bouchonnent, il faut se frayer un chemin entre-elles, et à ce jeu certains sont plus fort que d'autres. Il faut donc déjà se mettre en chasse derrière Pietro, Jean-Louis, Eric et Renaud. Nous passons Daniel W. et Jos mais pas Daniel M. Où est-il ?

L'allure est assez soutenue. Jean-Louis prenant beaucoup de relais sur le plat. Déjà Marc ne sait plus suivre. Les routes plates seront tout le temps là, sauf une petite côte de rien du tout, où je me suis fait reproché d'avoir rouler trop vite et d'avoir lâché Freddy. C'est bien la première fois qu'on me dit que je roule trop vite en côte, moi le fer à repasser du peloton. C'est parfois bizarre le cyclisme.

Freddy est attendu et revient rapidos, mais naturellement le vent est alors dans le dos et l'allure augmente sensiblement. Freddy se refait lâcher, et là je n'y suis pour rien, je suis presque largué aussi.

C'est alors la course avec d'autres cyclos, le 40 km/h est largement dépassé. Je laisse filer les autres (contraint et forcé). Je rentre sagement en essayant de ne pas me perdre.

Et nous attendons Freddy et Marc presque une heure. Ils ont suivi des pelotons de cyclos qui n'avaient rien à voir avec ce brevet et quand ils s'en sont rendus compte le fléchage avait disparu. Mais dans leurs errances ils se sont retrouvés et ont fini ensemble. 90 km pour Freddy et 75 km pour Marc au lieu des 67 du parcours.

Daniel M. s'était perdu au premier carrefour. Mais grâce à son GSM il a pu recoller à Jos et Daniel W.

C'était un beau petit brevet fait sous le soleil d'hiver (-3° au départ). Un brevet ultra rapide, tournicotant dans tous les sens, mais assez agréable à faire. En plus l'organisation était impeccable (sauf, juste pour ergoter, une ou deux petites flèches qui auraient pu être mieux placées).

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Pour une fois qu'il ne faut pas déplorer le décès d'un club bruxellois, un nouveau club de cyclo-tourisme est né à Bruxelles mené par Fabien Moreau (un cyclo toujours membre de notre club et qui a écrit quelques pages de son histoire) : Le « Brussels Big Brackets » (leur site : http://brusselsbigbrackets.be/WordPress/). Il faut leur souhaiter longue vie et prospérité, en espérant qu'ils arriveront à faire ce que plus aucun club de Bruxelles n'arrive à faire : Attirer la grande foule des cyclos et relancer ce sport dans la capitale.

 

Sorties Avril 2010


Dimanche 25/04/2010 - La route des Châteaux
Par Alain Darville

Le brevet du VC Anderlecht au départ de Linkebeek est sûrement un des plus durs de la saison. Jusqu'à il y a peu il était assimilé à un brevet à dénivelé, mais avec le nouveau parcours, il ne l'est plus. Pourtant le dénivelé est toujours là, et à l'air même plus conséquent que les autres années. Gérard continue sa remise en condition avec Daniel et Dan. Ils font  le 60 km. Jos et Marc K. font le 80 km.

Après le 200 km de samedi, je m'élance donc pour un 80 ?, un 105 ?, on verra. L'année passée je m'étais fait largué après 400 m dans la première côte venue, cette année j'espère faire quelques mètres de plus. Je tiens jusqu'au Bois de Halle, très beau avec les jacinthes des bois bleues. Il y en a partout. Pietro, Christophe, Jean-Louis et Eric nous attendent, Freddy et moi. Mais après la côte d'Ittre, ils sont partis. Freddy et moi, nous continuons donc calmement.

Jusqu'au contrôle de Quenast, ce n'est qu'un enchaînement de côtes, Arquennes, Ronquières, Virginal. Mais là ils nous attendent, nous repartons donc ensemble et ici bizarrement ils se sont calmés. Nous restons donc groupés. A la bifurcation du 80/105 km, Pietro et Freddy nous quittent, je reste donc avec Jean-Louis, Eric et Christophe. Le reste du parcours est assez roulant, avec juste deux grosses bosses dont la dernière est la grimpette du Château de Beersel. Eric et Christophe continueront jusqu'au bout à faire leurs accélérations dans les montées, mais cette fois ils nous attendent au sommet pour continuer ensemble.

Quelques photos de Jean-Louis:

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Alain et Pietro.

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Freddy.

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Pietro, Christophe et Eric.

Le profil du parcours (le 105 km):

Projet3

Cliquer pour agrandir.

 


Samedi 24/04/2010 - La Philippe Gilbert Classic
Par Benoît Leclère

Je connaissais l'aurore boréale; depuis quelques semaines j'ai découvert l'aurore cyclo ! Pas le club de cyclistes bruxellois mais bien le lever matinal pour me rendre au départ des brevets à dénivelés. Cette semaine, ce seront les routes vallonnées de Liège - Bastogne - Liège, circuit organisé par les fans de Philippe Gilbert.

Tous mes partenaires m'ayant abandonné, je me retrouve seul au départ, entouré de centaines de cyclos plus fous que ceux d'Aurore.

Le parcours démarre de Remouchamps avec la côte de la Redoute que ... nous descendons. Et cela commence avec la lente mais régulière montée vers la baraque Fraiture durant près de 40 kilomètres. Je suis un autre cyclo matinal qui n'apprécie qu'à moitié d'être suivi sans être relayé. Il n'avait pas vu que j'avais un dossard d'une autre couleur et que mon chemin allait être plus long que le sien. Au 1er aiguillage, il part vers le circuit de 50 km et me regarde subitement avec respect.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le cyclisme est un sport individuel que vous pouvez pratiquer en groupe, sachant que dans mon cas je change régulièrement de partenaires. C'est finalement assez proche d'un club échangiste.

Pendant la longue journée, j'ai constaté que la devise « qui va piano va sano » est la bonne. Au sommet des montées, j'ai souvent vu s'arrêter des gens au bord de l'agonie, gens que je saluais d'un coup de ma tonitruante sonnette. En somme, le coup du facteur !

A Hébronval, je quitte le groupe avec qui j'étais pour aller saluer la famille de ma femme. « Que novele, mononke Ovide, salut matante Emilie ! » Réponse de la famille : « OUFTI !!!! ». Tout surpris de voir un cyclo s'arrêter devant chez eux, ils restent ébahis quand je leur réponds que  je viens de Bruxelles ! J'avoue penaud avoir démarré en voiture.

Au kilomètre 60 commencent les festivités avec la côte de Wanne. Après avoir vu les pros ce dimanche, je réalise la marge existante avec eux. Fou. J'étais à l'arrêt là où ils sprintaient. Sur mon compteur s'affiche 9, 8, 6, 7... Je pense à l'inclinaison de la route mais non, c'est bien ma vitesse !

Descente vers Stavelot où on nous a épargné la côte de Stockeu. Traversée de la ville avec les routes en pavés et bientôt le célèbre « Psschit ». Je jure et regarde mon pneu... bien dur. Je vois alors le regard malheureux de mon voisin dont la pipette venait de rendre l'âme. Il dispose de son matériel et ne demande pas l'assistance de Touring-Secours. Merci encore à Pietro : depuis son conseil de rouler gonflé à bloc, je ne crève plus !

Mais bientôt arrive le col du Rosier. Un vrai, bien long, avec des virages comme dans les Alpes. Avec la chaleur et les premiers mobilhomes, on se croirait au Tour de France. Escalade bien plus agréable que Wanne et j'arrive assez frais au sommet. Restent 30 kilomètres.

Direction Spa et passage au col du Maquisard au kilomètre 94. Ouf, plus que 10. Sauf que moi, bêtement, je suis ceux devant moi. Voyant mon dossard, ils pensaient que je faisais aussi le 150 km. Et oui, erreur dans la file le matin et je m'étais retrouvé avec un dossard de 150 bien que parti pour le  107. Erreur d'aiguillage énorme qui m'oblige à affronter le Mont Theux, long, droit et pentu. Détour de plus de 20 km non prévu et malvenu.

Au sommet, je salue un groupe de 3 coureurs du club liégeois de Milmort. Fanfaron, je leur lance « tiens, 1000 morts. Je n'en vois que 3 ! ». Facile mais les Liégeois en rient.

Enfin Remouchamps et l'arrivée. Je me rends compte de suite d'une autre erreur matinale. J'ai en effet abandonné la voiture en haut de la Redoute, que je suis bien obligé de grimper en vélo. Chance, les supporters sont là et encouragent déjà tous les participants. Je dépasse péniblement quelques personnes victimes de crampes qui marchent ! Cela donne une idée de mon rythme. Je fais remarquer aux spectateurs qu'ils ont le temps de bien nous voir, ce qui ne sera pas le cas le dimanche avec les pros.

Au sommet de la Redoute, je mets pied à terre. Bilan, 127 km et plus de 1600 mètres de dénivelé. J''appelle mon camarade Alain qui m'avait fait faux bond le matin. Le grand Alain avec qui j'avais fait l'ardéchoise, pas notre Alain des comptes-rendus et autres statistiques. Pour ceux qui l'on connu en Ardèche, Alain est un joyeux drille qui vient d'adopter un petit bambin de 18 mois l'empêchant de dormir, raison légitime de son désistement matinal.

Voilà encore une magnifique journée passée à bicyclette. Merci encore à mon épouse pour ce bon de sortie et à bientôt.

 

 


 

Samedi 24/04/2010 - Un 200 chez les Ch'tis. (1ère)
Par Alain Darville

Christophe, Pietro et moi, nous sommes partis faire le BRM 200 km de l'Union Audax Tournai au départ de Warchin (A l'est de Tournai). Il fait beau, il y a du monde (140 partants BRB/BRM). La parcours du BRM fait en fait le tour de Valenciennes dans le sens des aiguilles d'une montre, ce qui tombe bien puisque c'est le vent d'Est.

Nous partons avec un petit groupe mené par Christian Theron, le plus célèbre BRMiste du nord de la France, et des membres de son club d'Orchies. Nous allons rouler aussi avec Robert Luycks et son copain flamand.

Le départ se fait avec une température un peu frisquette (2°), ce qui fait que nous partons habillés comme en plein hivers mais dès que le soleil sera là, la température va monter rapidement pour culminer à 22°, ce qui fait que nous aurions du être habillés comme en plein été, ce qui n'était pas vraiment le cas (surtout Christophe).

Pendant un long moment nous longeons l'Escaut et ensuite nous empruntons le chemin de hallage d'un ancien canal direction Harchies. Jusque Maroilles nous restons groupés. Maroilles, le 1er contrôle qui correspond à la disparition des cyclos d'Orchies. Cristophe voulait les suivre et de ce fait rater le 1er contrôle. Nous nous arrêtons donc dans un petit café-épicerie, imprégné par cette odeur si caractéristique du fromage régional. Il faut qu'en même s'y faire.

Dès que nous quittons le café, nous suivons des flèches jaunes (le parcours est fléché). Nous nous retrouvons à rouler le soleil en pleine figure, le matin pour aller à l'Ouest. Chercher l'erreur. Le tracé du GPS ne correspond pas du tout à ce fléchage, mais il se pourrait que j'aie une ancienne trace donc j'attends pour voir. Mais après quelques kilomètres, il faut que j'arrête le groupe. Nous faisons donc demi-tour, nous avons perdu 20 minutes. Sur le chemin pour reprendre la bonne route, nous croisons un tas de cyclos, qui tous se trompent et qui nous regardent l'air hébété. C'est bizarre, comme disait Robert, c'est la loi du troupeau.

Nous roulons donc vers Carnière (pas loin de Cambrai) le 2ème contrôle. L'allure est assez soutenue, et cette fois-ci le tracé GPS est suivi. Cela a un immense avantage, c'est qu'on n'hésite jamais aux carrefours. Mais comme nous reprenons tous les cyclos égarés, le groupe grossit de plus en plus. Juste avant d'arriver à Viesly le fléchage nous fait prendre en descente un chemin avec des pierres de taille juste bonne à tout faire péter sur nos machines. Ce sera la seule fausse note du parcours, même si sur la feuille de route, que personne ne regarde, il est indiqué qu'une route alternative est possible 500 m plus loin. André, notre médecin généraliste qui roule de temps en temps avec nous, apparaît et disparaît de façon subite sur le parcours. Après Carnière, il part avec nous, se fait lâché et est rattrapé juste avant d'arriver au 3ème contrôle d'Arleux avec un petit sourire moqueur.

Arleux, où le coca d'un micro bistro enfumé, est plus cher que le caviar et où l'odeur des pissotières fait fuir même les mouches. Mais il reste 60 kilomètres à faire. Le vent ne sera que rarement favorable, mais l'allure reste soutenue. Chacun du groupe prenant des relais plus ou moins long, mais comme d'habitude avec mon GPS je suis souvent devant. Je vais devoir le refiler à un volontaire pour pouvoir profiter plus longtemps d'une roue arrière. Vers la fin Christophe et Pietro se déchaînent. Le retour vers Tournai se fait à plus de 40 km/h. Les faux plats sont avalés sur le grand plateau et les pauvres cyclos partis bien plus tôt sont dépassés de telle manière qu'ils se demandent encore ce qui leur est arrivé. Naturellement à ce rythme le groupe fond un peu. Quelques cyclos ont tendance à exploser dans les côtes. Mais Tournai est en vue, et ce n'est plus trop difficile de s'y retrouver.

Finalement les 201 km (207 avec notre détour de Maroilles) ont été bouclés en tout juste 8 heures à du 30 km/h de moyenne. Le parcours n'avait pas de grosse difficulté et en groupe cela va toujours plus vite. Mais c'est une très belle région et le fait de rouler en France nous fait profiter de bonnes routes.

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Quelques photos du BRM sont sur les sites d'André Tignon et de Daniel Cauchie:

http://tignon.andre.free.fr/report.php?id=1115


http://randonneur.skynetblogs.be/archive-day/20090420

 



Samedi 17/04/2010 : BRM 200 - Asse
Par Pietro Sirigu

La météo est annoncée au beau fixe et c'est tant mieux. En fait nous roulerons toute la journée avec le soleil pour compagnon de route.

Comme il fait beau Christophe et moi partons de la maison pour aller au départ du brevet ce qui nous fera respectivement une sortie de 249 km et 233 km.

Nous sommes 4 cyclos de l'Aurore Cyclo au départ à savoir Guy, Christophe, Patrice et moi. Patrice n'a vraiment peur de rien et se lance dans un BRM pratiquement sans préparation préalable et de fait, il sera largué après une trentaine de kilomètres mais cela ne l'empêche pas de poursuivre son entraînement puisqu'il fera finalement environ 120 km au total de toutes ses pérégrinations.

Le BRM du jour a été tracé par Robert Luyckx, c'est un brmiste expérimenté et donc le parcours sera à la hauteur.

En fait, il a réussi à tracer un parcours BRM en ne s'éloignant jamais vraiment des alentours de Bruxelles. Celui-ci fait 203KM pour +/-1850m de dénivelé et nous emmène dans la finale au « Mur de Geraardsbergen »,  avant cela il nous a fait goûter quelques côtes du Pajoteland, d'Ittre et environs, et de la région des Collines. Pour terminer nous avons eut droit aussi à notre fameuse côte de Aasbeek.

 


 

Dimanche 11/04/2010 : Zellik - Heuvels en Bochten
Par Pietro Sirigu

Comme vous le savez déjà, il n'y a pratiquement plus de brevets organisés sur Bruxelles et aux environs immédiats de notre capitale.

Quelques clubs font de la résistance, dont le très actif club de Zellik qui a recyclé son brevet du « Brabant Trophy » en « Vlaamse Brabant Trophy ».

Comme toujours ce brevet est fort prisé des cyclos et tous viennent en masse surtout les flamands du Brabant et quelques irréductibles clubs bruxellois et gaulois avant tout.

En gros, les lignes directrices du brevet de 111 km sont les suivantes :

Zellik - Relegem - Wemmel - Meise - Wolvertem - Meusegem - Merchtem - Steenhuffel - Malderen - Buggenhout - Opstal - Lebbeke - Denderbelle - Wieze (Contrôle et séparation 110 - 70 km) - Gijzegem - Hofstade - Lede - Vijfhuizen - Erpe Mere - Aaigem - Woubreghtegem - Sint Lievens Essen - Lebeke - Denderhoutem - Iddergem - Liedekerke - Essene - Ternat - Sint Ulriks Kapelle - Groot Bijgaarden - Zellik

Sont présents, 11 cyclos du club, soit:  Patrice, Jos, Guy, Michel, Benoît, Eric, Freddy, Alain, Marc, Jean-Louis et moi.

Michel, Jos et Guy se lancent sur le 70 km. Les autres feront le 110 km et Benoît qui monte en puissance pour son objectif de l'année soit l'Ardéchoise est parti seul sur le 110 km vers 07h45.

Alain est venu avec sa nouvelle bête, un très beau Colnago CX-1 vraiment une belle machine à la finition irréprochable. Pour moi aussi ce sera une première puisque je suis au départ avec mon nouveau jouet Scott Addict R1.

Comme d'habitude sur ce genre de parcours, les gars ne tiennent pas en place et donc Jean-Louis et Eric décident de mener bon train. Naturellement, Marc et surtout Alain qui est encore très, trop  fatigué du 200 de la veille ne peuvent tenir le rythme et finissent par continuer à leur rythme.

Dans les environs de Wieze, c'est Freddy qui fait les frais du rythme imposé par nos 2 gaillards. Par chance pour lui, je fais un erreur de parcours et emmène les gars sur une mauvaise route: nous faisons une petite boucle de 2 km pour retrouver le bon parcours et Freddy.

Dans la deuxième partie, le parcours devient sensiblement plus difficile et le vent se mêle à la partie. Nous perdons définitivement Freddy aux alentours de Aaigem. Notre ami Jean-Louis, en manque d'entraînement et qui ne rechigne jamais à prendre des relais, arrive au bout de sa bougie et finit par lâcher prise  aux environs de Lebeke. Finalement, il rentrera avant Eric et moi suite à un erreur de parcours : de toute façon cela veut dire qu'il ne devait pas être très loin de nous.

Depuis quelques kilomètres, j'ai des problèmes sérieux sur mon vélo ce qui m'empêche de me mettre en danseuse et de plus mes vitesses cafouillent. Je commence à battre sérieusement de l'aile assez incompréhensiblement et je décide de m'arrêter pour voir ce qu'il se passe et en soulevant mon vélo ma roue arrière détachée tombe au sol: voilà la raison de mes problèmes mais ma roue arrière à bien souffert de cette situation et voile dans tout les sens. Finalement, j'ai réchappé à une sérieuse chute! Heureusement, nous ne sommes pas loin du but et je finis avec mon pote Eric.

Nous sommes rentrés avec une moyenne de 31 km/h ce qui n'est pas trop mal pour les deux vieux cinquantenaires que nous sommes bientôt.

La suite est de Patrice Martin

Hé oui, pour moi c'est le tout début de saison.

La forme n'est donc toujours pas terrible (l'a-t-elle d'ailleurs jamais été?) et mon indien qui s'était développé l'année passée n'est plus.  Toujours pas le sens des flèches et, vexation universelle toujours au plus mauvais moment.  Je me suis perdu au environ du kilomètre 38 à Wieze.  Oui c'est cela,  non loin du contrôle et du ravitaillement, comme si je n'avais besoin de rien ni du cachet du contrôle, ni de manger ou boire quelque chose!!!  et j'ai, pour une fois rebroussé chemin, mais n'ai pas retrouvé le contrôle.  J'ai retrouvé des flèches, oui c'est cela, après le contrôle (probablement, puisque je ne l'ai pas trouvé).  J'ai donc continué et, avec plus de 50 kilomètres au compteur, je suis retourné vers Bruxelles.  Ha,  je trouve  une chaussée Asse-Bruxelles, ok je la prends et je repasse devant le départ avec un peu plus de 66 kilomètres au compteur.  Bons princes, ils m'ont mis 70 kilomètres sur ma carte (premiers kilomètres officiels de cette année).  Je suis donc reparti chez moi, j'ai quand même 80 kilomètres aujourd'hui (comme le week-end passé mais cette fois, un peu plus de 7 à l'aller, un peu plus de 66 de parcours et 7 et quelque au retour).

Ma moyenne s'est améliorée car en roulant dans un groupe, ce qui m'est arrivé à plusieurs reprises, je roule environ 5 kilomètres/heure en plus

La suite est d'Alain Darville

Avoir un nouveau vélo, le Colnago CX1, suppose quelques kilomètres pour le réglage et le rodage. Comme c'est du carbone, la vis qui serre le tube de selle dans le cadre ne peut pas être trop serrée. Comme j'ai peur de tout casser, je n'ai vraiment pas serré et à un moment donné, lorsque les genoux arrivent au menton à chaque pédalage parce que la selle est descendue, cela devient difficile de suivre le rythme infernal de Jean-Louis, donc stop et repos.

Je profite donc pleinement de mon vélo, un petit bijou, c'est un vrai plaisir de rouler avec lui. Je sens que je vais bien m'amuser avec ce vélo dans les semaines et mois à venir. Donc, après quelques ratages de flèches, je me retrouve avec André, l'André médecin, un pro des longues distances. Il fait semblant d'admirer mon vélo, mais un peu de conversation fait passer le temps. Le retours vent de face s'apparente à de la torture, et mes 200 de la veille se rappellent lâchement à mes souvenir. Je finis donc à la ramasse, en maudissant (c'est pour rire) celui qui a fini le fléchage de façon un peu bâclée et pleins de zigzags. Mais je connais le travail que cela représente, loin de moi de lui jeter la première pierre. Je finis donc à quatre pattes juste une heure après Pietro à du 26 km/h de moyenne, tout seul. Mais j'ai fait 7 km en plus que lui et je me suis arrêté aux contrôles. Na...


 

Dimanche 11/04/2010 : BRM 300 : Holsbeek - Botrange et retour.
Par Christophe Van Schepdaele

En ce qui me concerne le 300 de Holsbeek fut très agréable dans son  ensemble. 25 au départ. Les premiers 100 km ont été avalés à une vitesse super-sonique! Je n'avais jamais roulé aussi lentement sur 100 bornes : 24.2 de moyennes. Van Eeckhout a même du lâcher. Je lui expliquais au contrôle que je m'endormais. Enfin, on a pu rouler groupé, ça c'est agréable.  

J'ai continué dans un petit groupe de 5, puis on n'était plus que 3... J'ai donc roulé les 180 derniers km avec 2 gars super sympas dont un des 2 avaient terminé PBP 2007 en tant que premiers belges à l'arrivée ( 56h...et des poussières).

Et ça je ne l'ai su que quand on était de retour au local. Je comprenais mieux pourquoi je n'arrivais plus à faire de relais dans les 45 derniers km et l'autre avait fait le 200 à Ostende...la veille!  Quels mecs!

Enfin, je me suis bien amusé, la saison des BRM a sérieusement bien commencé, que du bonheur!  On se sera tout de même tapé au total 2480 mètres de dénivelé  et grâce au tracé de ce beau parcours (que j'ai suivi à la lettre étant donné que j'ai maintenant mon porte-carte), on aura jamais été perturbé par le trafic routier. Chouette, tof!





Samedi 10/04/2010 Le Rallye de la Trappiste

Par Alain Darville

 

Le Rallye de la Trappiste organisé par le CC Bomerée est un BRB a dénivelé. Il fait 207 km pour 2080 mètres de dénivelés. Les routes empruntées sont très jolies, peu fréquentées par les voitures et les paysages, une fois que le brouillard s'est levé, sont comme toujours magnifiques. Les points forts sont les barrages de l'Eau d'Heure et de Plate Taille par les pistes cyclables le long des lacs, Virelles, l'Abbaye de Chimay, Martingy, Origny en Thiérache, Hestrud et Coulsore (sur les traces de nos BRM 200 et 300), la Sambre dans sa partie encore plus ou moins sauvage, l'Abbaye d'Aulne et le Col de Landelies. Guy était venu avec moi pour faire ce BRB.

Le début est facile, le vent nous pousse vers la France, les côtes ne sont pas terribles et la progression est rapide. La France, où nous allons rouler la moitié du temps de ce brevet avec de brèves incursions en Belgique, est toujours caractérisées par de bonnes routes. Sauf dans les coins les plus reculés où nous passons. En fait je ne sais jamais où nous roulons. Belgique? France? Mais le retours, vent de face, est moins drôle. En plus, les routes sont toujours en montée ou en descente avec peu de moments de récupérations. Guy et moi, nous essayons de nous relayer face au vent à peine perturbés par un arbre barrant la route et un bûcheron Chti parlant dans une langue inconnue, par une crevaison de mon pneu arrière qui n'a pas supporté une petite pierre un peu trop pointue et d'un casse-croûte lors d'un ravitaillement.

Mais ce brevet n'est pas caractérisé par un nombre élevé de participants. A peine 300, ce qui fait que les routes ne sont pas trop envahies de cyclos. C'est dommage car les ravitaillements sont fournis et les routes valent bien celles de Mons-Chimay-Mons. Mons-Chimay-Mons est déjà dans la tête de Guy qui voulait continuer par ce parcours lorsque ses flèches croisaient notre route. Mais le GPS a dit non. Le GPS nous a encore sauvé lorsque les flèches avaient disparu à cause de travaux.

Pour moi le point fort de ce parcours est la Sambre que nous longeons pendant de nombreux kilomètres. La Sambre est encore à cet endroit une rivière avec de nombreux méandres entourée de collines. Je ne connaissais pas du tout cette région. Et finalement après 200 kilomètres, c'est le Col de Landelies annoncé comme un monstre de montée à 15% par Guy, et qui finalement n'est qu'une grosse côte comme il en existe beaucoup.

iPhoto 0080
Guy et l'arbre qui barre la route.

iPhoto 0081

Quelques photos sont visibles sur ces deux blogs, sur le 2ème, celui de Daniel Cauchie, se cache une photo de Guy et d'Alain:

http://monblog.dhblogs.be/archive/2010/04/10/montigny-le-tilleul-rallye-de-la-trappiste-2010.html


http://randonneur.skynetblogs.be/post/7807929/brb-200-km-le-rallye-de-la-trappiste-a-bomere





 

Lundi 05/04/2010 : Eric où sont tes pompes ?
Par Pietro Sirigu

Nous n'avons pas l'habitude de programmer des sorties le lundi mais aujourd'hui c'est le lundi de Pâques et puisque c'est un jour férié autant rouler.

Au programme du jour, il y a le brevet du CWL avec départ depuis le Parc Malou à Woluwé.

Les grandes lignes du parcours du 90 km sont les suivantes: Woluwé, Sterrebeek, Bertem, Oud Heverlee, Hamme Mille, Tourines La Grosse, Beauvechain, Roux-Mirroir, Grez Doiceau, Pécrot, Neerijse, Vossem, Tervuren et Woluwé.

Le RDV est à 08h30 mais dès mon arrivée je comprends qu'il n'y aura pas foule.

Sont présents Dan, Patrice, Michel, Guy, Eric, Alain, Christophe et moi.....et Freddy qui arrivera en retard, retenu par un oreiller trop collant.

Sont donc présents toute l'équipe qui s'est élancée sur le 200 de samedi à l'exception de Jos et Daniel.

Dan est inarrêtable et décide de faire le parcours des 55 km avec Michel. Freddy effectuera la même distance mais en étant parti après 09h00.

Le reste du groupe fera le 90 km. Guy préfère partir tranquille et faire le parcours a sa main.

Eric a oublié ses chaussures vélo et ne sait pas très bien sur quel pied danser! Hé bien cela semble incroyable mais il fera le 90 km avec de simples pompes.

Eric, Patrice, Alain, Christophe et moi partons ensemble vers 08h40 accompagné de Philippe qui s'est joint à nous.

L'allure sera directement assez soutenue ce qui fait que nous perdons dans un premier temps Patrice et ensuite Philippe. Eric et Alain s'accrochent mais doivent baisser pavillon après +/- 16 km. Alain était encore assez fatigué du BRM 200 de samedi et Eric se battait avec des souliers pas du tout adaptés à la pratique du vélo.

Pour Christophe et moi ce fut une belle fête, une fois lui et une fois moi.....je parle des relais dans le vent.

Pour challenge, nous avions décidé de rejoindre tous les groupes partis avant nous et nous avons fini le brevet à la moyenne de 31 km/h. Pour un parcours assez tortueux et parsemé de quelques bonnes bosses ce n'est pas si mal surtout après les fatigues de notre 200.

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La suite est d'Alain Darville.

Patrice s'est réveillé après une hibernation de six mois. Pas facile de s'y remettre après une si longue parenthèse. Mais il a de l'ambition et le connaissant, une fois qu'il est parti on ne sait plus l'arrêter. D'ailleurs, il a dévalisé le magasin de vélo à Alost et a fait une provision de 20 chambres à air, 10 bonbonnes à gaz (pas pour se chauffer, pour gonfler ses pneus), de nouvelles vitesses pour son Eddy Merckx (9 vitesses 28-13 pour pouvoir mieux grimper), une clé pour démonter sa cassette Campagnolo et 4 pneus Schwalbe Durano,... Je ne sais pas où il va rouler mais il est optimiste, question crevaisons.

Naturellement la vitesse à vélo, ce n'est pas encore ça, et je suppose qu'il s'est vite rendu compte qu'il y aura du travail pour combler le fossé entre lui et les autres.

J'ai donc roulé avec le pauvre Eric qui en hésitant entre deux paires de chaussures, n'en a pris aucune. Je sais bien qu'Eric n'a pas su suivre Christophe et Pietro uniquement à cause de ce petit problème, mais pour une fois que j'avais l'occasion de rouler avec lui, autant en profiter. Rouler en basket avec des pédales à clips, ce n'est pas évident, mais arriver à le faire à du 29 km/h de moyenne en dépassant un nombre incalculable de cyclos, qui n'étaient même pas conscients de son petit handicap temporaire, alors là, Chapeau bas. Je ne sais pas comment il a fait ça. Dans certaines côtes (pas vraiment plat ce parcours, il y a plus de 700 mètres de dénivelés), je n'arrivais même plus à le suivre, il prenait ses relais comme si de rien n'était. Dans les longs faux plats descendants sur des routes bosselées et crevassées, à plus de 40 km/h, les vélos partaient dans tous les sens, sautaient et vibraient, mais Eric suivait comme il pouvait, avec ses pieds qui quittaient parfois des pédales. Ce gars a une foi inébranlable et rien ne peut l'arrêter. C'est dommage qu'il se limite juste aux sorties du dimanche, il ferait un magnifique compagnon de route sur les plus longues distances.

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Le profil du parcours roulé (90 km) est le suivant:

Projet2

Cliquez pour agrandir.

 

 


Samedi 03/04/2010 : BRM 200 km. Du vélo et.....de la natation.
Par Pietro Sirigu

Notre BRM 200 s'annonçait difficile en terme de participation vu les conditions météo annoncées.

Finalement nous serons 28 cyclos au départ avec une surprise, la présence à nos côtés d'un allemand venu spécialement pour notre brevet. Celui-ci se nomme Bernd Kaminski et fut un formidable compagnon de route. Le site de son club: http://zevener-fahrradverein.de/

Nous étions à 9 de l'Aurore au départ soit Daniel Margan et Daniel Wauters, Jos, Freddy, Alain, Marc, Guy, Christophe et moi.

Les 2 Daniel sont partis à 06H00, histoire de s'octroyer un maximum de temps pour réussir leur pari. Pour Dan c'est une première !

La moitié du groupe est partie vers 07h00 dont notre vieux gaulois Guy.

Comme à l'habitude le groupe, sensé rouler ensemble, est parti vers 07h35 légèrement retardé par un dernier arrivant en VTT s.v.p, celui-ci, tellement pressé, cherchait à rentrer dans la buvette sans descendre de vélo, nous l'avons donc inscrit un peu comme dans un drive-in c'est à dire sans qu'il ne descende de vélo.

Comme il y a des travaux sur les berges du canal à hauteur d'Anderlecht, nous sommes obligés d'éviter ceux-ci et c'est par la chaussée de Mons via l'écluse à Drogenbos que nous retrouvons le canal.

L'hiver ayant charrié divers débris de toute sortes sur les berges nous connaissons une première crevaison après à peine 11 kilomètres, la victime, un cyclo de Soignies. La réparation prendra un peu de temps car notre homme est trahi plusieurs fois par son matériel, pipette forcée qui tire une gueule, bonbonne de gaz qui ne fonctionne pas, etc...

Après cet incident, plus rien à signaler sauf le vent qui est de la partie, nous arrivons donc groupé au premier contrôle à Bracquegnies. Nous prenons le petit quart d'heure syndical avant de repartir sans toutefois Jos, Marc et Guy qui décident tous trois de s'octroyer un repos supplémentaire et de rouler de concert le reste du parcours. Jos a raison, il sait s'entourer et ne prend aucun risque en cherchant la compagnie de ces 2 briscards.

Sur le deuxième tronçon menant à Solre-le-Château les données changent puisque Jos et C° ont disparu ce qui réveille les velléités et donc l'allure s'accélère.

L'invité du jour, la pluie, s'invite sur le parcours pour ne plus nous quitter jusqu'au deuxième contrôle.

Après notre arrêt, il faut repartir et par chance la pluie à cesser, par contre il fait un froid de canard!

Freddy voudrait attendre Jos, Guy et Marc car il ne se sent pas capable de tenir le coup, en plus il est tiraillé faut-il ou ne faut-il pas attendre ? Comme, il fait froid, qu'ils n'arrivent toujours pas et que je vois bien le Jos galèrer, je lui conseille de repartir avec le groupe même si cela le chagrine. De toute façon, nos potes sont a même de gérer.

Nous amorçons donc le retour avec enfin le vent dans le dos, Eole dans le dos c'est comme un grand coup de botte au cul. Les choses deviennent plus faciles et le moral s'en trouve regonflé.

Nous avons donc aisément retrouver le troisième contrôle en augmentant la moyenne grâce au vent favorable et à l'excellent travail de relais au sein du groupe. A hauteur de Maurage, nous rattrapons le dernier rescapé de l'échappée matinale : le gaillard était parti à 07h00, tout seul....un peu de la folie avec ce vent!

Il est environ 14h10 quand nous quittons le dernier contrôle, nous sommes huit soit quatre de l'Aurore à savoir Freddy, Christophe, Alain et moi plus l'Allemand, le rescapé du matin, un cyclo du club de Fartlek et un autre de Soignies.

Nous avons toujours le vent avec nous et nous roulons donc assez aisément en direction de Ronquières pour aller chercher le canal où nous aurons à nouveau une crevaison sur la machine du cyclo de Soignies : celle-ci est tombée à point nommé et permet à Freddy de se refaire une santé.

Finalement, notre groupe est resté soudé et solidaire jusqu'au bout, fait assez rare que pour être signalé.

Il est 16h10 et nous sommes rentrés avec une moyenne roulée de 28,2 km/h, c'est à ce moment que la météo se déchaîne provoquant le déluge. Nous avons donc réchappé à cela......coup de bol.....pas vrai Freddy?

Il faut dire qu'excepté les huit du groupe tout les autres galèreront, pour ne pas dire nagerons jusqu'à l'arrivée.

Les suivants rentrent vers 17h00 avec des visages qui en disent long sur les conditions endurées.

Guy, Marc et Jos arrivent à 18h10 : Jos est légèrement entamé mais content d'avoir bouclé son 200.

Les deux Daniel annoncés à la dérive par certains participants, arrivent  finalement contre vents et marées à 18h30. Félicitation à Dan pour la réussite de son premier 200 et à son pote Daniel qui lui a permit de mettre le pied à l'étrier. Dan n'a pas choisit les conditions les meilleures pour effectuer un premier 200, il n'en a que plus de mérite.

Le dernier rescapé, Antonio, est arrivé vers 19h40 après avoir roulé 248 km. Il s'était un peu trompé et avait bizarement l'air fatigué.

Merci aux 28 participants à notre BRM qui ont bravés les conditions météos.

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Les photos de Bernd (notre cyclo allemand) sont sur Picasa: Lien vers les photos



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D'autres photos du BRM:

iPhoto 0072

Bernd, le cyclo allemand qui a roulé avec nous. Il vient de Zeven pas loin d'Hambourg. Son but est de faire le super brevet de 1200 km du 7 juillet et qui va vers Paris. Il a comme caractéristique de faire tout le brevet sur le grand plateau (un petit 53), et de trouver nos verres de bières ridiculement petits, les allemands étant habitués aux verres d'un litre.


iPhoto 0074

Freddy, Pietro, Bernd et notre copain cyclo parti en solitaire à 7h00 du matin, qui n'avait pas l'air trop fatigué. Mais je le soupçonne de nous avoir attendu parce que l'attache de son GPS l'avait abandonné et il ne voulait pas galérer pour rentrer.

iPhoto 0075

Les mêmes mais légèrement différents.


iPhoto 0076

Le club de Fartlek, mieux connu sous le nom de « Les Vedett » envoie chaque année au moins un représentant. Cette année, le cyclo « Vedett » roulait sur un superbe vélo Colnago d'il y a 30 ans.


iPhoto 0077

Cette séance photos est due à la crevaison du cyclo de Soignies, ici en plein travail de réparation.

iPhoto 0078
Freddy et Christophe qui aident à la réparation.

iPhoto 0079

Christophe en plein travail. Il aura dépensé plus d'énergie à regonfler le pneu, qu'à faire son 200 km. Il trouvait le rythme du brevet tellement lent, qu'il plaçait des accélérations dans chaque côte. Il allait tellement vite, que les autres avaient l'impression d'être arrêtés. Christophe paraissait parfois un peu perdu, son copain Eric, n'est pas venu.