01/09/2010

Sorties Septembre 2010

Dimanche 26/09/2010 : Notre brevet, coulé par la météo ?
Récit de Pietro Sirigu 

Ce jour, nous organisons notre 2ème brevet de la saison, celui-ci clôture les sorties des brevets sur Bruxelles-Capitale.

C'est la 35ème fois que notre club organise ce brevet qui porte le nom de « Tour du Brabant ».

Il y a 3 distances au programme soit 40 - 65 et 100km.

Pour exemple le grand parcours emprunte les chemins de Dilbeek, Schepdaal, Ternat, Essene, Affligem, Meldert, Baardegem (Séparation 100 - 65), Wieze, Mespelaere, Appels, Denderbelle, Opwijk, Merchtem, Asse, Sint Ulriks Kapelle, Sint Martens Bodegem, Dilbeek, Anderlecht.

Malheureusement pour nous les conditions météo de ce jour sont catastrophiques ce qui nous pénalisera en terme de participants.

Il y aura en tout, seulement 47 cyclos au départ (1 cyclo sur le 40km - 37 cyclos sur le 65km et 9 cyclos sur le 100km) et encore certains se sont inscrits par sympathie et n'ont même pas pris le départ préférant rester bien au chaud à la taverne du stade.

Bien évidemment, la situation dramatique de Bruxelles est bien connue et il ne faut pas s'attendre à faire le plein de participants mais de là à ce que notre brevet soit à ce point déserté nous rend en tant qu'organisateur pour le moins perplexe sur le bien fondé de persévérer dans cette voie.

Bien entendu on peut disserter sur le sujet et toujours revenir avec le même motif d'excuse à savoir les conditions météo pénibles ou le vieillissement du cadre des cyclos bruxellois.

Toujours est-il que nous ne sommes aucunement récompensé de nos efforts, il faut savoir que l'organisation d'un brevet mobilise pas mal de bénévoles, de moyens financiers et de temps.

J'ai personnellement un problème à accepter cette démobilisation générale et je considère la désertion des cyclos comme un manque de respect pour ceux qui se coupent en quatre pour permettre aux cyclos bruxellois de pouvoir s'adonner à leur sport favori.

Je ne demande pas aux « vieux » (Ils ont déjà donné) ou malades d'être présents mais que dire des valides qui se disent....cyclos !

Je remercie les cyclos présents qui ont bravé les conditions météo pour participer à notre brevet et pour terminer : je remercie Guy pour son travail de fléchage impeccable, Jos et Alain qui étaient aux inscriptions, Daniel et Dan qui s'occupaient du contrôle de Baardegem et Freddy qui m'a accompagné au 2ème contrôle ainsi que les cyclos du club qui ont roulé notre brevet.

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Samedi 25/09/2010 : BRB 200km / L'Ascenseur du Dog
Récit de Pietro Sirigu

 Pour ce BRB 200km, je serais accompagné uniquement de Daniel.

Ce BRB est organisé par le C.T Antoing au départ de Bléharies (Dernier village avant la frontière française).

Un mot d'explication, un BRB ( Brevet randonneur belge ) c'est exactement la même chose qu'un BRM c'est à dire une randonnée cyclo à faire en moins de 12h30 avec une feuille de route et divers points de contrôle à respecter. Les BRB ont été créé par la FBC suite à la petite guerre avec Randonneurs.be.

Les cyclos n'ayant que faire des luttes intestines, nous retrouvons à peu de chose près les mêmes participants que sur les BRM.

Daniel est à court d'entraînement mais sa folie et son moral comblent aisément ce manque.

Nous avions convenu de rouler ensemble et ce qui fût dît, fût respecté !

Le parcours proposé est très joli et nous fait visiter une région qui nous est assez bien étrangère, intéressant à plusieurs points de vue ne serait-ce que pour les canaux longés et les ascenseurs.

Quelques lignes du trajet emprunté : Bléharies, Péronnes, Wasmes, Thumaide, Wadelincourt, Huissignies, Herchies, Lens, Casteau, Gottignies, Thieu, l'ascenseur, Mignault, Ecaussinnes, Ronquières, Plan incliné, Col de la Houssière, Ecaussinnes d'Enghien, Mignault, Le Roeulx,  Gottignies, Casteau, Jurbise, Herchies, Neufmaison, Sirault, Bernissart, Vieux-Condé, Maulde, Bléharies.

Nous démarrons à 07h30 avec une météo clémente : pas froid, pas de pluie !

Dès le départ je comprends que mon ami Daniel n'est pas au mieux, les groupes nous dépassent et bien que roulant à allure modérée il n'accroche pas.

Ce n'est pas grave, nous avons tout le temps et nous allons donc gérer l'effort. Nous roulerons jusqu'au 1er ravito et contrôle à la moyenne de 22,2KM/H  et puis jusqu'au contrôle de Ronquières où nous arrivons à la moyenne de 22km/h.

Pour Daniel c'est déjà le maximum et il se demande comment il va faire pour gravir la côte à la sortie de Ronquières. Effectivement dans la côte, il sera pris de crampes qui ne le quitteront plus jusqu'à l'arrivée.

Le retour sera une véritable galère où la pluie s'est invitée ainsi que le vent ! Daniel déteste rouler dans le vent et le dieu Eole le lui rendra bien durant tout le reste du parcours.

Finalement, Daniel rentrera fourbu, courbaturé, vidé mais toujours avec le moral au beau fixe. Nous sommes finalement rentré à 18h20 en ayant accompli le parcours en 10h50 soit très loin du temps maximum imparti. La moyenne roulée 20,28km/h.

Il n'y a pas à dire Daniel.....c'est un dur à cuire !

 

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Dimanche 19/09/2010 : Le crash de Martin
Par Alain Darville

Puisque les clubs bruxellois disparaissent, que ceux qui restent n’organisent presque plus de brevets et que les rares nouveaux clubs qui se créent ne font rien du tout, nous sommes condamnés de plus en plus tôt dans l’année à faire des sorties club. Le jour viendra où nous ne ferons plus que ça à moins que nous ne fassions des kilomètres et des kilomètres en voiture pour aller en Wallonie ou en Flandre. Cette année le CTB qui organisait traditionnellement son brevet ce dimanche sans voiture, a décidé de faire relâche.

Donc, comme c’est la journée sans voiture à Bruxelles, c’est la journée de tous les dangers. Ce jour-là en effet le code de la route est mis dans un tiroir et chacun fait ce qu’il veut sur la route. Il faut redoubler de prudence pour éviter les kets de 3 ans sur la 2ème bande d’un boulevard qui roulent tout seul avec leur tricycle, éviter les zig-zags des cyclistes qui souffrent dans les côtes et qui tout d’un coups bifurquent à gauche sans avertissement, éviter les familles qui se promènent sur la rue avec un landau gros comme un camion comme s’ils étaient seuls au monde, éviter les gosses qui débouchent de rues sans faire attention au feux rouges et surtout sans regarder si par hasard un véhicule (genre bus) ne viendrait pas à croiser leur route, éviter ceux qui roulent à contresens ou n’importe où sur la route, faire avec les taxis qui ont oublié que c’était limité à 30 km/h, attendre qu’un cortège sans fin de cyclos ait fini de passer pour pouvoir traverser un carrefour, etc, etc… Donc vive la journée sans voiture, et on va encore dire que je suis un grincheux. En dix kilomètres faits pour rentrer nous avons failli avoir 3 accidents.

Pour notre sortie, il faut donc fuir Bruxelles, nous faisons le 65 km de notre brevet de l’Aurore-Cyclo de la semaine prochaine. Rien à dire sur le fléchage de Guy, toujours impeccable. Christophe et Eric sont un peu amorphes, même dans les côtes je suis parfois devant eux. Martin, Jos, Pietro, Marc, Dan, Daniel et moi, nous sommes présents aussi.

Nous finissons presque ensemble, les Daniel roulant à deux. Eric et Christophe, même pas fatigués, veulent prolonger de 40 km. Ils auront l’occasion de rouler un peu plus vite.

La frayeur de la journée (avant le retour agité à Bruxelles) c’était de Martin qu’elle est venue. Après avoir descendu le Kepenberg, en bas, un virage à gauche très serré doit être négocié. En se penchant un peu fort, tout en voulant réaccélérer, son pied droit déclippe, et sa pédale gauche touche le sol. La chute est inévitable. Dans sa glissade il va démolir un poteau heureusement mobile, qu’il envoie valdinguer un peu plus loin. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal (bien que…), et Martin a pu repartir un peu groggy.

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Dimanche 05/09/2010 : La rencontre avec le Gordel
Par Alain Darville

Pendant que Jean-Louis refaisait avec sa femme toutes les étapes de Bruxelles-Barcelone, nous étions, sous un beau soleil, présents pour faire le parcours de 100 km (le A).

Les Daniel faisaient un mélange des deux parcours du club, mais Jos, Marc, Eric, Christophe, Pietro, Freddy et moi, nous avons donc « contrôler » le fléchage de Guy, qu’il faut ici remercier, fléchage fait pour le 40 et le 65 km. Le fléchage est comme d’habitude impeccable. La partie extrême du 100 n’est pas encore terminée, mais cela ne nous a pas empêché de le faire. Christophe étant un habitué de ce parcours, il n’a plus aucun secret pour lui.

Comme aujourd’hui c’est le Gordel, et c’est le seul dimanche de l’année où j’ai envie qu’il pleuve et naturellement il fait toujours beau, les aiguilleurs du peuple veulent toujours nous envoyer vers des routes que nous ne voulons pas prendre. Résultat, de temps en temps, nous croisons ce gordel, parfois on le fait en sens inverse, parfois dans le bon sens. Nous nous faisons un plaisir de dépasser le maximum de cyclos que nous voyons. Visiblement toutes les routes autours de Bruxelles sont squattées par ces cyclos. Et à voir tous les cyclistes, j’ai l’impression que tous les flamands sont venus. No comment.

Le rythme est rapide, mais tout le monde suit sans problème. Ce n’est que le long de l’Escaut que la vitesse a tendance à augmenter. A la fin, naturellement, Pietro, Eric et Christophe n’en pouvant plus de rouler avec le frein à main, sont partis. Toujours increvables. Freddy et moi, nous avons finis avec Jos et Marc qui ont pris un petit raccourci involontaire.

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Samedi 04/09/2010 : La route de la Bleue
Par Patrice Martin

Brouillard, froid, 9 degré au démarrage vers 7h30, 7h40, avec Guy.  J'ai bien caillé les premiers kilomètres (un petit sous-vêtement sans manche et un maillot Fortis). 

Pas trop de  difficultés, pas non plus de vue sur le paysage (un collègue de travail m'avait signalé les éoliennes de Tarciennes, rien vu du tout, pas même le pied de béton de ces éoliennes) avant le premier ravitaillement. 

Au premier ravitaillement le soleil se lève et non je ne me suis pas perdu je commence à avoir de la bouteille.  Par contre c'est Guy qui suit une flèche (un c petit gros avec une grosse flèche qui prolonge le c et les flèches à suivre étaient un C avec une flèche sur le dessus).  Comme ces flèches se mélangeaient ici et là,  Guy, qui s'était éloigné de moi, comme d'habitude à la moindre montée, était trop loin pour que je l'appelle, il était déjà dans le descente de la pente qu'il venait de monter dans la mauvaise direction à droite, et moi ayant vu (vu mon allure moins rapide) la bonne flèche, j'ai poursuivi tout droit. (un plus fort Pietro, Alain, Jean-Louis sans parler de Christophe, aurait pu rattraper Guy et le remettre sur le bon chemin mais pour moi ! ! ! c'est mission impossible).  Sachant qu'il dispose d'un GPS intégré, je ne me suis pas fait de soucis quant à sa capacité à retrouver sa route.

J'ai poursuivi jusqu'au second ravitaillement et au troisième, comme de juste, Guy m'a rejoint.  Nous sommes repartis ensemble mais pas longtemps car à la moindre montée il me lâche, de plus, je n'ai pas eu de gros problème mais il est aussi temps pour moi de faire un gros entretien de mon vélo. Ma chaîne tombe parfois des plateaux (et toujours au mauvais moment - quand çà monte), à chaque tour de pédale, à certaines vitesses, il y a un bruit de craquement (graisser et resserrer le pédalier), à certaines vitesses (les plus petites pour les montées), le dérailleurs doit toucher les vitesses et cela en fait du bruit (sans compter l’usure) et je dois huiler la chaîne.

J'ai quand même terminé le parcours qui ne fait pas 170, pas non plus 173 comme indiqué sur la feuille mais 175.  Le dénivelé annoncé était 2000 mètres mais il était en réalité de 2056 comme indiqué sur le carnet.

 

P.S. d’Alain Darville : Pietro et moi, nous avons fait le 125 km, sans aucune difficulté, si ce n’est le vent de face pour rentrer. Au 1er ravitaillement nous avons rejoint Guy et Patrice. Et évènement Patrice a changé de look. Adieu Play-Mobil. Il a enfin un casque normal sur le crâne, mais quand même de VTT, sans doute pour mettre en déroute les pierres que lui lance Guy en ouvrant la voie. Ca faisait bizarre à voir, on ne le reconnaissait plus.